Valsartan® : trois nouveaux lots du médicament rappelés par les autorités

Publié le 21 Septembre 2018 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
L'agence nationale du médicament annonce un nouveau rappel de lots de médicaments à base de Valsartan® suite à l'identifiication d'une nouvelle impureté dans la substance active. 
Publicité

© Adobe StockL'affaire du médicament Valsartan® prescrit pour les troubles cardiaques se poursuit. L'Agence nationale du médicament annonce un nouveau lot de rappel du médicament. En tout 3 lots de VALSARTAN® EG 80mg comprimés pelliculés sécables, boite de 90 comprimés font l'objet d'une retrait suite à la mise en évidence d'une nouvelle impureté dans la substance active, explique l'ANSM.

Voici les référence afin d'identifier les boîtes concernées :

- Lot 74423, péremption 11.2022- Lot 74524, péremption 11.2022- Lot 74525, péremption 11.2022

Publicité

Une première impureté cancérogène déjà détectée

Actuellement, l'Administration des denrées alimentaires mènerait des tests sur cette nouvelle impueretés, selon le magazine 60 millions de consommateurs afin d'évaluer les risques. Le 6 juillet 2018, l'Agence nationale avait annoncé la découverte d'une première impureté baptisée : N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée comme probablement cancérogène chez l’homme, apparue au cours de la fabrication de la substance active. D'après les premiers résultats, les autorités sanitaires avaient averti qu'il n'y avait cependant "aucun risque aigü pour le patient". Quelques jours plus tard, l'Agence européenne du médicament tirait, elle, le signal d'alarme en annonçant redouter "qu'il pourrait y avoir un cas supplémentaire de cancer sur 5000 patients prenant les médicament à la plus haute dose de valsartan (320mg)", dans un communiqué du 2 août 2018.

Publicité

Deux mois après le premier rappel, une étude parue dans le British Journal Of Medicine rassurent les patients prenant de faibles doses et sur une courte période. Après avoir suivi des patients entre 2012 et 2018 ayant reçu du Valsartan® à petite dose, les chercheurs expliquent qu'aucun n'a développé plus de cancer à court terme que ceux qui n'en prennent pas. Néanmoins un risque plus ciblé sur certains cancers comme celui du côlon ou de l'utérus aurait été identifié. Le doute persiste toujours pour les personnes prenant le médicament à long terme.

La rédaction vous recommande sur Amazon :
Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X