Valsartan® : encore des rappels après la découverte d’une autre substance cancérogène

Publié le 30 Novembre 2018 par Claire Ménage, journaliste santé
L'agence du médicament (ANSM) a annoncé jeudi 29 novembre 2018 le retrait de médicament à base de valsartan. Une deuxième substance classée comme cancérogène en serait la cause.
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© Adobe StockJeudi 29 novembre 2018, l’agence du médicament (ANSM) a à nouveau rappelé certaines spécialités pour la même raison. En juillet 2018, les laboratoires Mylan avaient déjà connu une première vague de retrait de ses médicaments valsartan pour cause de substances détéctées probablement cancérogènes. .

Voici la nouvelle liste des médicaments retirés:

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  • Valsartan® Mylan Pharma 40mg, 30 et 90 comprimés pelliculés sécables
  • Valsartan® Mylan Pharma 80mg, 30 et 90 comprimés pelliculés sécables
  • Valsartan® Mylan Pharma 160mg, 30 et 90 comprimés pelliculés sécables
  • Valsartan® Hydrochlorothiazide Mylan Pharma 80mg/12,5mg, 30 et 90 comprimés pelliculés
  • Valsartan® Hydrochlorothiazide Mylan Pharma 160mg/12,5mg, 30 et 90 comprimés pelliculés
  • Valsartan® Hydrochlorothiazide Mylan Pharma 160mg/25mg, 30 et 90 comprimés pelliculés

"Tout a été mis en œuvre par d'autres Etats européens et au niveau international", déclare l'agence du médicament (ANSM).

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Des ruptures de stock à prévoir

Ces médicaments sont utilisés en cas d'insuffisance cardiaque, d'hypertension artérielle et après un infarctus récent. A la suite des deux retraits, l’ANSM annonce qu’il y aura des ruptures de stock. Cette mesure de précaution concerne tous les patients atteints de problèmes cardiovasculaires suivant ce traitement soit entre 1,2 et 1,5 million en France. Certaines recommandations sont à prendre en compte : "il existe d'autres alternatives pour les patients souffrant d'hypertension artérielle, consultez votre médecin ou votre pharmacien. Le risque d'un arrêt brutal de traitement étant important (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), les patients ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement sans avis médical", insiste Jean-Michel Race, un des responsables de l'ANSM dans un entretien pour France Bleu.

Des sociétés chinoise mises en cause

De nombreuses investigations sont en cours afin de comprendre comment ces substances cancérogènes ont pu être transmises dans ces médicaments. Dans le collimateur ? "Des sociétés chinoises. Ce sont elles qui fabriquent le principe actif pour le compte de laboratoires qui produisent ensuite le médicament", explique de l'agence nationale de sécurité du médicament.

Au total, onze laboratoires pharmaceutiques sont concernés par les deux rappels, qui ne touchent cependant pas forcément tous les médicaments à base de valsartan qu'ils produisent : Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Mylan, Ranbaxy, Sandoz, Teva, Zentiva et Zydus.

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Pour l'instant, personne ne sait exactement si "la deuxième substance décelée dans les comprimés est due aux sociétés chinoises déjà épinglées, ou si de nouveaux sous-traitants sont à leur tour mis en cause", conclut l’agence.

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