THS/THM : faut-il avoir confiance ?

Publié le 28 Janvier 2008 | Mis à jour le 07 Novembre 2018 par Rédaction Medisite

Les résultats contradictoires se succèdent depuis 2002 au sujet des Traitements Hormonaux de la Ménopause (THS/THM)... Quelle attitude adopter ? Le point sur les risques et les bénéfices.

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Des risques de cancers du sein et cardio-vasculaires…

A l’été 2002, un coup de tonnerre a résonné dans le monde des certitudes médicales. L’étude WHI (Women’s Health Initiative) publiée dans le JAMA (Journal of American Medical Association) et portant sur 16 000 femmes, a montré un nombre significativement supérieur de cancers du sein et d’accidents cardio-vasculaires chez les femmes sous THS. Les résultats alarmants ont contraint les chercheurs à stopper leurs travaux avant leur terme, compte tenu du danger qu’ils faisaient courir aux patientes. Suite à cette étude, de nombreuses femmes ont arrêté brutalement leur traitement et la plupart des médecins – après l’avoir souvent prescrit massivement –, sont devenus plus prudents vis-à-vis du THS.

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Un rapport bénéfice/risque défavorable

Eté 2003. Une nouvelle étude anglaise (MWS, Million Women Study) est venue confirmer l’accroissement du risque de cancer du sein sous THS. Cette étude présentait, elle aussi, un niveau de preuve élevé car elle portait sur un million de femmes ménopausées de 50 à 64 ans. Du coup, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a publié un communiqué (décembre 2003). Il indiquait : "Chez les femmes en bonne santé qui ne présentent pas de syndrome climatérique (bouffées de chaleur, troubles de l’humeur et du sommeil), ni de facteurs de risque d’ostéoporose, l’administration d’un THS n’est pas recommandée en raison d’un rapport bénéfice/risque défavorable…".

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