Les médicaments à base d’irbésartan rappelés à cause d’un risque cancérogène

Publié le 14 Janvier 2019 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Après les multiples rappels de médicaments à base de valsartan suite à l'identification de la présence d'une molécule potentiellement cancérogène lors de la fabrication, l'ANSM annonce maintenant le rappel de spécialités à base d'irbésartan pour les mêmes raisons. 
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Le scandale sanitaire des médicaments de la famille des sartans continue. Après plusieurs rappels de médicaments comme le Valsartan® suite à l'identification de NDEA et NDMA, substances classées comme potentiellement cancérogènes par l'Organisation mondiale de la santé, lors d'un contrôle en été 2018, c'est désormais au tour des traitements à base d'ibesartan d'être retirés du marché. C'est l'agence nationale du médicament qui annonce dans un communiqué du 11 janvier avoir été informée par "le laboratoire Arrow Génériques de l’identification de NDEA à des taux supérieurs aux limites fixées par l’agence européenne du médicament (EMA) dans des lots d’irbésartan."

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Un procédé de fabrication similaire à celui du Valsartan®

En juillet 2018, la molécule dangereuse avait été détectée dans les usines des fabrication chinoises du médicament. Depuis d'autres investigations ont été lancées mondialement ayant entraîné d'autres rappels. "Les analyses ont ensuite été élargies à quatre autres sartans : l’irbesartan, le candesartan, le losartan et l’olmesartan, ces substances ayant la particularité d’être fabriquées selon un procédé de fabrication similaire à celui du valsartan.", explique l'ANSM.

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Pour cette nouvelle vague de rappels l'agence publie les référence des médicaments concernés : Laboratoire : Arrow génériques Spécialisté : Irbesartan (hydrochlorothiazide) Dosage : 300mg et 15mgForme : comprimé pelliculé Numéro de lot : 059118, 099218 , 015518, 058718, 058818, 150118 , 058918

Quels est le risque pour la santé ?

"La présence potentielle de NDMA et de NDEA n’induit pas de risque aigu pour la santé des patients.", confirme l'ANSM avant de souligner qu'il ne faut en aucun cas arrêter son traitement sans avoir demander un avis médical à son médecin. " Tout arrêt brutal de ce type de traitement exposant à un risque de poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques…".

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