Chimiothérapie 5-FU : dépôt de plaintes suite à 3 décès

Quatre familles portent plainte contre X, afin d'interpeller les pouvoirs publics pour rendre obligatoire le test permettant de prédire la réaction allergique à un médicament anticancéreux dont trois de leurs proches sont décédés et un autre serait dans un état grave. 

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"La cure qui devait les soigner les a envoyés au cimetière" Me Vincent Julé-Parade est l'avocat de quatre familles qui ont annoncé jeudi 3 décembre 2018, vouloir porter plainte contre X, incriminant les pouvoirs publics de ne pas rendre obligatoire le test de dépistage allergique d'un traitement contre le cancer. 3 de leurs proches sont décédés à cause d'une réaction négative allergique et un serait dans un état grave, rapporte Europe 1. Chimiothérapie 5-FU, c'est le nom du traitement incriminé dont la molécule coupable serait le 5-fluorouracile également appelée capécitabine.

2 tests pour éviter le risque que tous les hôpitaux ne pratiquent pas

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Le prescription de ce médicament est loin d'être rare, puisque selon l'Institut national du cancer, 80 000 personnes atteintes de cancers digestifs, du sein ou ORL le prendrait chaque année. Les traitements par chimiothérapie sont connus pour avoir des effets secondaires parfois sérieux et dans le cas de la capécitabine ils le sont d'autant plus que certains patients avec un déficit total ou partiel d'une enzyme appelée DPD peuvent faire une réaction allergique toxique. Dans certains cas, il est difficile, voire impossible de prévoir une réaction indésirable, sauf que pour la chimiothérapie 5-FU, si. Il existe deux tests qui permettent de déceler le déficit en DPD, mais tous les hôpitaux de ne le pratiquent pas.

"L'idée, ça n'est pas de mettre en cause le 5-FU, qui a fait ses preuves, mais d'interpeller : pourquoi, alors que l'on savait depuis plusieurs années qu'il y avait cette contre-indication en cas de déficit [de l'enzyme DPD] et qu'il y a des tests qui existent, aucune autorité sanitaire ni aucun responsable public n'a pris comme mesure de recommander ce test avant février 2018 ?", a expliqué l'avocat des familles plaignantes dont les propos sont relayés par Europe 1.

Le 18 décembre dernier, l'INCa et la Haute autorité de santé se sont accordés afin de recommander le rendu systématique de ce test permettant de déceler le risque de toxicité afin d'adapter les dose en conséquences. En attendant afin de motiver les autorités sanitaires à le mettre en place, la plainte devrait être déposée au tribunal de grande Instance de Paris.

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