Aspirine et prévention de l’infarctus : la fin d’un pari risqué

Publié le 09 Mai 2019 par Violaine Chatal
Les cardiologues américains ne recommandent plus de prendre de l'aspirine à faible dose pour éviter l'infarctus. Retour sur la fin d’une prescription qui fait débat depuis des années.
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L'aspirine en prévention primaire, c'est fini

medical preparations for the treatment of heart diseases the concept of heart health dependence on tablets pills and stet...© Istock

Prescrite jusqu’à récemment par les cardiologues à faible dose (100 milligrammes par jour) pour participer à la prévention de infarctus, l’aspirine n’est plus en odeur de sainteté.

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Face à de nombreuses études (ARRIVE , ASCEND et ASPREE ) pointant du doigt les risques, les cardiologues du Collège américain de cardiologie ont fini par désavouer le plus célèbre des antiagrégants plaquettaires, rejoignant ainsi la Société européenne de cardiologie qui, en 2016, recommandait de ne pas prescrire l’aspirine en prévention primaire.

« En 2019, deux métas-analyses ont montré qu’à chaque fois que 210 à 250 patients étaient traités par de l’aspirine à faible dose, se produisait une hémorragie grave et, chaque fois que 265 à 333 patients étaient traités par aspirine, un événement ischémique majeur était évité.

Comme on le voit, la balance bénéfice-risque ne penche pas en faveur de l’aspirine » note le Dr François Diévart, ancien président du groupe de pharmacologie clinique et thérapeutique de la Société française de cardiologie qui rappelle les effets néfastes de la molécule comme les hémorragies fatales, les hémorragies cérébrales et les hémorragies digestives.

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