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Androcur® :© Istock

Depuis les années 80, Androcur®, mis au point par le Laboratoire Bayer, était prescrit à des patients victimes d’hyperpilosité, d’acné ou encore pour atténuer les effets secondaires du cancer de la prostate.

Mais sur la sellette depuis fin 2018, l’acétate de cyprotérone, commercialisé sous le nom Androcur®, a de quoi faire peur. Ce traitement hormonal multiplie par 20 le risque de méningiomes, c'est-à-dire de tumeurs cérébrales. Et depuis juin 2019, plus de doutes possibles : Androcur® et ses génériques sont considérés comme dangereux, voire mortels, selon l’Ansm (l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).

"Je n’ai plus besoin de m’épiler grâce à Androcur®… mais j’ai 5 tumeurs cérébrales"

Hélas, depuis ses débuts, Androcur® a été prescrit à des centaines de milliers de femmes. Rien qu’en 2017, 60 000 patientes se sont vues administrer ce traitement hormonal.

Parmi elles... Géraldine. À 47 ans, cette commerçante domiciliée à Metz, a vu son existence bouleversée après la prise d’Androcur®. Ce traitement lui avait été prescrit en 2004 par sa gynécologue pour diminuer son hirsutisme, une pilosité excessive.

"Je n’en reviens pas d’avoir risqué ma vie pour des poils !, avoue Géraldine. Aujourd’hui, je n’ai peut-être plus besoin de m’épiler le visage, mais j’ai subi 5 tumeurs cérébrales".

Les premiers effets d'Androcur® se déclarent en 2016, après 12 ans de traitement. C’est alors le début d’une vie toute différente pour Géraldine. Si l’opération a pu la sauver de la mort, son existence ne sera plus jamais la même. Épilepsie, perte de mémoire, troubles de l’orientation, fatigue… Les séquelles sont terribles. Une seule chose lui permet de ne pas sombrer : son combat pour faire admettre le danger que représente Androcur®, et surtout alerter la population sur ses risques.

Interviewée par Medisite, Géraldine nous livre un témoignage poignant sur son parcours, et revient sur l'enfer qu'est devenu sa vie après Androcur® entre symptômes, souffrances et opérations.

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Sources

Merci à Géraldine Godard pour son témoignage 

Acétate de cyprotérone (Androcur®) et risque de méningiome, Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), 3 décembre 2018

Androcur®, le dernier scandale sanitaire, Association d'aide aux victimes d'accidents corporels

mots-clés : Danger médicament
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