Bruxisme : les signes que vous grincez des dents la nuit

Maux de tête, usure des dents… Certains symptômes apparents la journée peuvent révéler que vous grincez des dents pendant la nuit. Autrement dit, que vous souffrez de bruxisme. La liste dans notre diaporama.
Bruxisme : les signes que vous grincez des dents la nuit

Entre 10 et 15 % de la population souffrirait de bruxisme, selon l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD). Il s’agit d’un grincement ou d’un serrement des dents, qui se manifeste principalement la nuit. Or, lorsqu’on dort, difficile de se rendre compte que l’on contracte trop nos mâchoires… Heureusement, plusieurs signes peuvent vous alerter de ce problème nocturne, au cours de la journée. Nous les listons dans ce diaporama.

Bruxisme : un trouble nocturne dans 80 % des cas

On distingue deux types de bruxisme :

  • le grincement des dents du bas contre celles du haut ;
  • le serrement continu des mâchoires.

Il peut se manifester au cours de la journée mais, dans 80 % des cas, les “bruxomanes” en souffrent plutôt la nuit. Or c’est là qu’il cause le plus de problèmes puisqu’en journée, il est possible de s’en rendre compte et d’agir pour décrisper ses mâchoires. Le bruxisme nocturne, quant à lui, n’est pas contrôlable puisqu’il n’est pas conscient.

Grincer des dents peut avoir des conséquences désastreuses

“En une nuit, un « bruxomane » peut frotter ses dents pendant 6 à 8 minutes”, détaille la Fondation Sommeil. À la longue, cela “provoque des conséquences plus ou moins graves”, pouvant aller de la simple usure de l’émail à l’atteinte du nerf et la fracture dentaire.

À l’heure actuelle, les causes de ce trouble sont encore mal connues. Deux étiologies principales ont toutefois été identifiées, précise l’UFSBD :

  • un mauvais emboitement des dents ;
  • un comportement lié au stress ou à une concentration intense.

Bruxisme : comment le prévenir ?

Avant de traiter, il convient d’essayer de prévenir le bruxisme. Tout d’abord, en adoptant des techniques de gestion du stress, ou en s’orientant vers une solution thérapeutique comme la sophrologie, l'hypnose ou la psychothérapie, lorsque c’est l’anxiété qui fait serrer les dents. Il convient également d’agir sur certains facteurs connus pour favoriser le bruxisme, comme la consommation d’alcool, de tabac et de psychostimulants.

En outre, pratiquer une activité physique durant la journée diminue le bruxisme efficacement, “probablement en raison de son effet coordinateur sur les systèmes moteurs et sur les stades du sommeil”, précise un article publié dans le Journal de parodontologie & d'implantologie orale. “Il augmente en effet le sommeil profond (stades 3 et 4) aux dépens du sommeil léger (stade 2) pendant lequel le bruxisme survient”.

Le port de gouttières occlusales, également appelées orthèses, permet quant à elle de limiter l’usure dentaire et de décontracter les muscles de la mâchoire pendant la nuit.

Les traitements du bruxisme

Plus que le trouble en lui-même, on va plutôt traiter ses conséquences. “Si les destructions dentaires sont importantes (qu’elles concernent des problèmes infectieux ou esthétiques), il faudra envisager des restaurations par prothèses fixées”, explique l’UFSBD.

Des injections de toxine botulique dans les muscles masséters et/ou temporaux peuvent également être effectuées, lorsque les douleurs sont importantes. Dans 65 % des cas, une seule injection est nécessaire pour atténuer durablement le bruxisme.

Dans le cas où le bruxisme est lié à un mauvais positionnement des dents, un traitement orthodontique est à envisager, avec la pose d’un appareil pour les repositionner.

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Source(s):

Qu'est-ce que le bruxisme ?, UFSBD. 

Le bruxisme, Fondation Sommeil. 

Bruxisme du sommeil : aspects fondamentaux et cliniques, Journal de parodontologie & d'implantologie orale Vol. 18 N°3/99 - pp. 277 à 289.