Il mange une glace au citron et voit sa peau brûler

Publié le 17 Juin 2019 à 16h08 par Louise Ballongue, journaliste santé
En dégustant une glace au citron vert, un enfant de cinq ans a vu sa peau brûler. La raison ? Une mystérieuse réaction chimique entre le citron, le soleil et la peau qui porterait un nom : la phytophotodermite.

Ces parents n’auraient jamais cru infliger à leur enfant d’aussi graves brûlures… En laissant leurs fils Henry âgé de cinq ans manger une glace au soleil, ce dernier a vu apparaître autour de sa bouche des plaques rouges et de vilaines cloques.

De terribles brûlures

Peu après avoir consommé une glace citronnée au soleil, le petit Henry âgé de 5 ans, a vu des taches rouges se former autour de sa bouche.

Sa mère, Amy Parkin-Low, a déclaré au Daily Mail "ne pas avoir compris de suite d’où provenait cette réaction sévère." Il faut dire que le petit garçon avait uniquement dégusté une glace locale, sans additifs, et composée d’ingrédients 100 % naturels. Une gourmandise qui ne représentait en apparence aucun danger particulier.

"Au début, nous pensions qu’il avait contracté la maladie de la fièvre aphteuse", explique Matt, le père de l’enfant. "Mais nous avons ensuite remarqué que les zones rouges et enflammées de son visage correspondaient à l’endroit où il s’était mis de la glace : autour de la bouche, sur son bras mais aussi sur sa poitrine, où du jus avait coulé”.

Ne pouvant pas contacter leur médecin de famille, les parents commencent alors à chercher sur Internet la cause de ces rougeurs. Le résultat fut sans appel : Henry souffrait d’une maladie, appelée la “phytophotodermatite”, provoquée par une réaction chimique entre la lumière du soleil, des éléments contenus dans le jus de citron, et la peau.

La phytophotodermatite, une maladie rare

La phytophotodermatite est une maladie rarissime qui touche environ 16 personnes sur 100 00.“Phyto” signifie plante, “photo” signifie lumière du soleil et “dermatite” signifie inflammation de la peau.

Cette maladie se déclenche lorsque différents jus végétaux, provenant de fruits ou de légumes, réagissent avec les rayons UV. Le jus de citron, d’orange, de céleri, de figue, de carotte ou encore de panais sont les plus à risque de déclencher cette maladie.

Sweta Rai, dermatologue au King’s College Hospital de Londres, confirme cette analyse : "Nous voyons souvent des personnes atteintes de cette maladie au printemps et en été, lorsque les familles partent en vacances dans les pays chauds. Peu exposées au soleil durant l’année, ce sont les premières victimes de la phytophotodermatite.”

Toutefois, ce n’est pas une réaction au jus lui-même qui se déclare, mais bien la combinaison du jus sur la peau exposée au soleil qui provoque une réaction cutanée. Les premiers signes révélateurs - démangeaisons et plaques rouges en tête - apparaissent environ 12 heures après une exposition au soleil.

Pour la plupart des gens touchés, les lésions, cloques et plaques douloureuses disparaissent en une semaine ou deux. Une crème anti-inflammatoire peut être une solution efficace pour calmer les démangeaisons avant de filer voir son médecin.

Pour éviter des lésions cutanées à long terme, il est d'ailleurs conseillé de consulter rapidement : "Si les patients sont traités rapidement, la peau peut récupérer. Mais si la réaction est sévère, certains patients auront besoin de médicaments à base de stéroïdes puissants pour calmer la réaction et éviter d’avoir à vie des cicatrices ou zones pigmentées. "

Dans les cas les plus extrêmes, les patients peuvent développer de graves infections bactériennes et fongiques et peuvent même nécessiter une hospitalisation pour traiter la peau infectée.

Selon le père du petit garçon, la guérison de son fils pourrait s'avérer longue : “Henry a toujours des plaques rouges sur le visage et le corps des semaines après l'événement”. Le médecin a annoncé que ces marques disparaîtraient d’ici 2 mois, et on espère qu’il a raison.

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