Paracétamol : il entraîne de graves troubles du comportement !

D’après une étude, prendre du paracétamol durant une grossesse serait très dangereux pour l'enfant. Il entraînerait en effet de graves troubles du comportement.

Couramment utilisé pour soulager la douleur pendant la grossesse, le paracétamol est recommandé comme un traitement de choix par le NHS.

Sauf qu’une étude, publiée dans Paediatric and Perinatal Epidemiology, a examiné si la prise de ce médicament durant la grossesse était corrélée aux troubles du comportement de l’enfant. Et selon les résultats parus ce lundi 16 septembre, cette hypothèse s’avérerait exacte.

Hyperactivité, déficit de l’attention et autres troubles du comportement

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont interrogé les femmes enceintes, puis leurs enfants, durant plusieurs années.

Ils ont analysé les résultats des tests de la mémoire, du QI et du développement préscolaire, du tempérament et du comportement de 14 000 enfants, âgés de 6 mois à 11 ans. Leur mémoire et leur QI ont également été examinés jusqu'à l'âge de 17 ans.

Leur vie scolaire a été observée durant plusieurs années, ce qui a permis aux scientifiques de récolter de précieuses informations sur l’attitude de chaque enfant.

Quant au mères qui ont participé à l’étude, elles ont déclaré avoir pris du paracétamol "de temps en temps” ou plus souvent au cours de leur grossesse.

Les chercheurs ont alors découvert un lien évident entre la prise de paracétamol et le développement de l'hyperactivité chez certains enfants. Ces derniers développaient également des problèmes de concentration et d’autres troubles du comportement.

Cependant, les effets secondaires du médicament ont commencé à disparaître à partir de la fin de l'école primaire. Les garçons semblaient aussi plus sensibles aux conséquences du paracétamol.

"Nos travaux viennent en complément d'anciennes études qui démontraient déjà les effets indésirables du paracétamol. Les femmes enceintes doivent faire preuve de prudence lorsqu'elles prennent cet antidouleur et elles doivent toujours consulter un médecin auparavant", a déclaré le professeur Jean Golding OBE, de l'Université de Bristol.

Selon lui, "il est important d'effectuer d'autres recherches car il y a encore trop peu de résultats existants à ce sujet. Il serait également utile de déterminer si les enfants plus âgés et les adultes n'ont pas de problèmes comportementaux après avoir eu une mère qui prenait du paracétamol”, indique le professeur.

Le paracétamol : un danger pour la santé ?

Toxique pour le foie, dangereux pour les reins… On soupçonne souvent le paracétamol d’être dangereux pour la santé. Mais qu’en est-il vraiment ?

En France, le surdosage au paracétamol est la première cause de greffe hépatique. La dose maximale peut être rapidement atteinte. Quelques jours à plus de 4 ou 5 g additionnés de soirées alcoolisées, ou la prise simultanée de médicaments anti-rhume contenant eux aussi du paracétamol, peuvent ainsi entraîner un décès.

En cas de surdose, "le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie souvent irréversibles", rappel l'ANSM.

Lorsqu'il est métabolisé, le paracétamol entraîne en effet la formation d'un composé hautement toxique, la N-acétyl p-benzoquinone imine (NABQI). Cette substance est normalement éliminée par le glutathion, une protéine produite par le foie. Mais cette dernière est rapidement saturée lorsque l'on dépasse la dose maximale et le NABQI empoisonne alors le foie.

Même à dose “normale”, le paracétamol pris plusieurs fois par jour sur une longue période (plus de deux semaines) augmenterait de 20 % les risques de maladies cardiovasculaires, infarctus et AVC, d’après les résultats de l’étude de la revue Annals of the Rheumatic Diseases de 2016.

Cet antidouleur est également suspecté dans l'apparition de l'asthme infantile.

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