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Limiter certains sports

Limiter certains sports© IstockL’activité sportive intense est susceptible d’entraîner des fuites urinaires chez la femme ou d’aggraver une fragilité périnéale préexistante.
De la même manière, certains sports comme le fitness, le marathon, le trail… ou qui entraînent des efforts répétés, des sauts et des pressions intra-abdominales importantes sont à risque.
Pourquoi : "Il existe deux types d’incontinence, celle d’effort, et une autre dite par hyperactivité, liée à des troubles de remplissage de la vessie. Limiter certains sports qui entraînent des efforts répétés sur le périnée est valable essentiellement pour l’incontinence d’effort.", explique le Dr Vidart.
Cependant : ne renoncez pas au sport, car le surpoids augmente les problèmes d’incontinence et il est surtout possible de poursuivre son activité grâce à des traitements efficaces comme les bandelettes.

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Eviter certains aliments

Eviter certains aliments© IstockPourquoi : "Quand on souffre d’incontinence urinaire liée à une hyperactivité vésicale, il est préférable d’éviter certaines boissons en grande quantité comme celles à base de caféine (café, colas, thé…), et l’alcool. Ce dernier déshydrate, donne soif et augmente l’hydratation.", explique le Dr Vidart.
Il est également conseillé de limiter la consommation d’aliments acides comme la tomate, les agrumes, les épices qui peuvent irriter la vessie et augmenter l’incontinence. Tout dépend bien sûr ensuite de la sensibilité de chaque personne.

La rééducation du périnée

La rééducation du périnée© IstockFace à une incontinence, qu’elle soit d’effort ou liée à une hyperactivité vésicale, la rééducation périnéale permet de tonifier les muscles du périnée devenus trop faibles pour assurer une bonne continence urinaire.
La prise en charge dure environ 3 mois, à raison d’une séance par semaine, suivie d’exercices quotidiens à faire chez soi. Ces séances permettent également de prodiguer des conseils adaptés en matière de posture*, d’activité, de mode de vie (hydratation et façon d'uriner).
En plus : il est conseillé de perdre du poids et d’avoir une bonne hygiène de vie (meilleure alimentation, activité physique modérée et régulière…).
Sachez-le : cette rééducation peut se commencer à tout âge. Elle peut concerner tout le monde, de la jeune femme sportive à celle qui a eu ou non plusieurs grossesses.

* On apprend notamment à basculer le bassin avant de porter une charge ou encore à muscler ses abdominaux sans altérer le périnée.

Les médicaments

Les médicaments© IstockIl y a plusieurs sortes d’incontinence : celle dite d’effort, et une autre, par hyperactivité.
Quelle solution : "Certains médicaments, comme les anticholinergiques sont utilisés dans le traitement des incontinences par hyperactivité, en diminuant la fréquence des envies et en donnant plus d'autonomie. Ils doivent être prescrits sur une durée assez longue car ils prennent du temps à être efficaces.", explique le Dr Vidart.
D’autres médicaments : "Si cela ne suffit pas, de nouvelles molécules sont à disposition comme le Betmiga®, qui agit sur la relaxation du muscle vésical sans les effets indésirables (bouche sèche, constipation) des anticholinergiques."

La chirurgie : les bandelettes

La chirurgie : les bandelettes© IstockLa pose de bandelette sous urétrale permet de limiter les problèmes d’incontinence par effort. La bandelette se pose sous le canal de l’urètre afin de le soutenir et de limiter les fuites.
"C’est une technique qui a aujourd’hui fait ses preuves, mais elle ne fonctionne que sur les incontinences à l'effort et parfois mixtes", explique le Dr Vidart.
En plus : plusieurs modèles existent en fonction de la patiente et de ses activités. Les résultats sont très satisfaisants et globalement stables sur le long terme.
En revanche : si les bandelettes restaurent le soutien, leur efficacité diminue en cas d’insuffisance sphinctérienne sévère. Des alternatives comme les ballons ou le sphincter artificiel peuvent alors être proposées.

La neuromodulation

La neuromodulation© IstockPour les personnes dont la vessie est très active (hyperactivité), une opération sous anesthésie locale, la neuromodulation, peut être envisagée. Il s’agit d’une stimulation, à l’aide d’électrodes branchées à un petit courant électrique, du nerf sacré, un nerf qui participe au fonctionnement de la vessie et du sphincter anal.
"L’intérêt de cette technique est qu’elle est complètement réversible. On pose le dispositif de façon temporaire. Une période de test d’environ 2 semaines est nécessaire pour savoir si celui-ci fonctionne (50 % de résultats de patients définitivement implantés à l'issue du test). Et si c’est le cas, une deuxième opération toujours sous anesthésie locale permettra de l’implanter définitivement.", explique le Dr Vidart.
Sachez-le : les implants durent en général 5 ans, avant d’être renouvelés.

Sources

Remerciements au Dr Adrien Vidart, chirurgien-urologue à l’hôpital Foch à Suresnes et membre de l’association française d’urologie (AFU) - www.urofrance.org

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