La fraîcheur est de retour dans l’hexagone… et la gastro aussi. Certaines régions sont particulièrement touchées par les cas de diarrhée aiguë, l’un des principaux symptômes de la gastro-entérite, comme en témoigne le bulletin national hebdomadaire du réseau Sentinelles.

127 cas de diarrhée aiguë pour 100 000 habitants

La semaine du 23 au 29 septembre 2019, le taux d’incidence de diarrhée aiguë enregistrés par les médecins a été estimé à 129 cas pour 100 000 habitants, en France métropolitaine. Quinze jours plus tard, un nouveau pic est enregistré avec 127 cas pour 100 000 habitants, la semaine du 7 au 13 octobre. Le réseau de veille épidémiologique fait état d’une “activité modérée à élevée” de gastro-entérite.

Certaines régions sont toutefois plus impactées que d’autres. Ainsi, les Hauts-de-France ont déclaré 182 cas pour 100 000 habitants fin septembre. Ce chiffre est passé à 236 cas mi-octobre. La Provence-Alpes-Côte d’Azur est aussi très touchée, avec 179 cas enregistrés dernièrement, tandis que le Grand Est en a dénombré 199.

Une plus forte concentration du virus dans ces trois régions

Pour Caroline Guerrisi, épidémiologiste au sein du réseau Sentinelles que nous avons contactée, cela peut s’expliquer par une plus grande concentration du virus à cet endroit. “Et comme il commence à faire plus froid, les gens restent davantage confinés et le virus se transmet plus rapidement”.

Interrogée par BFMTV, Marion Debin, également épidémiologiste au sein du réseau, précise qu'il "faut attendre que les données se consolident d'une semaine sur l'autre" et qu'il s'agit pour l'instant "d'une activité relativement stable". Elle ajoute que "le nombre de cas ne progresse que doucement". Selon la spécialiste, il s'agit d'une activité "classique pour la saison" qui devrait se renforcer, comme chaque année, autour des fêtes.

Sentinelles se base sur les cas enregistrés par les généralistes

Pour obtenir ces estimations, le réseau Sentinelles collecte les déclarations de médecins généralistes, sur le nombre de cas vus en consultation dans l’hexagone. Afin de détecter les épidémies, les experts modélisent un “niveau de base” de l’incidence, qui correspond au nombre de cas attendus pour une semaine donnée, hors épidémie. Lorsque ce seuil est dépassé durant deux semaines consécutives, l’épidémie est déclarée au niveau national.

Caroline Guerrisi précise toutefois que le réseau de surveillance sanitaire ne publie plus de seuil pour la gastro-entérite depuis le mois de septembre, en raison de la décroissance du nombre de cas au cours des dernières années. “On estime plutôt un niveau d’activité faible, modéré ou fort, en fonction des données observées sur le reste de l’année”.

Dans les Hauts-de-France, le PACA et le Grand Est, “il y a actuellement une diffusion virale plus importante que dans les autres régions, sans que ce soit pour autant alarmant”, précise la scientifique.

Gastro-entérite : quels sont ses symptômes ?

D’après le réseau Sentinelle, on parle de “diarrhée aiguë” à partir de trois selles liquides ou molles par jour. Dans ce cas, il est recommandé de consulter son médecin, car il est probable que l’on souffre d’une gastro-entérite. Les autres symptômes fréquents de cette maladie sont des maux de ventre, des nausées ou vomissements et de la fièvre.

Bien souvent, elle est causée par un virus. Maladie courante en hiver, la gastro-entérite est aussi fréquente à la rentrée, puisque le retour au bureau ou à l’école favorise sa transmission.

Gastro-entérite : comment éviter la contagion ?

Lorsque la gastro-entérite est virale, elle se transmet principalement par la salive, les mains et les selles. Que l’on soit malade ou non, il est donc recommandé de se laver les mains régulièrement, notamment en sortant des toilettes, après s’être mouché, avant de manger ou de préparer un repas, ou encore en rentrant du travail.

Les personnes malades doivent veiller à se couvrir la bouche dès qu’elles toussent ou éternuent, et éviter d’embrasser ou de serrer la main de quelqu’un. Il est préférable de rester à l’écart des lieux trop fréquentés et d’aérer son domicile au moins dix minutes par jour afin de renouveler l’air.

Mieux vaut éviter également de partager certains effets personnels, en particulier les serviettes de bain la nourriture et les couverts ; confier la préparation des repas à une personne en bonne santé et désinfecter les surfaces que l’on touche souvent, comme les poignées de portes ou son smartphone.

Sources

Actualité épidémiologique au 02/10/19, réseau Sentinelles. 

Actualité épidémiologique au 16/10/19, réseau Sentinelles. 

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