Les marcheurs lents auraient plus de risque de mourir prématurément

Publié le 16 Mai 2019 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Votre allure de marche pourrait révéler votre espérance de vie, selon une étude britannique. Et pour gagner quelques années, mieux vaudrait se déplacer rapidement…
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Êtes-vous plutôt du genre à marcher d’un bon pas, ou à vous balader tranquillement ? Une question qui semble anodine, mais dont la réponse pourrait en dire long sur votre espérance de vie. Une étude du Leicester Biomedical Research Centre (NIHR) montre que les personnes qui marchent lentement auraient une espérance de vie plus courte que les marcheurs rapides.

Marcher très vite, bon pour la longévité

Les chercheurs ont observé les données de 474 919 Britanniques, issues de la UK Biobank. Et ils ont observé que les personnes qui marchent habituellement très vite ont une longue espérance de vie, et ce quel que soit leur poids ou leur tour de taille. Cela était donc aussi le cas pour les personnes très maigres ou en situation d’obésité.

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A l’inverse, ce sont les personnes présentant une insuffisance pondérale et marchant lentement qui auraient l’espérance de vie la plus basse : 64,8 ans pour les hommes et 72,4 ans pour les femmes, en moyenne.

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Selon le Pr. Tom Yates, spécialiste de l’activité physique, des comportements sédentaires et de la santé, et auteur principal de l’étude, “ces résultats suggèrent que la condition physique est peut-être un meilleur indicateur de l’espérance de vie que l’indice de masse corporelle, et qu’encourager les gens à marcher rapidement pourrait ajouter des années à leur vie”.

Une meilleure compréhension de l’impact de la condition physique sur l’espérance de vie

Le Dr. Francesco Zaccardi, épidémiologiste clinique et co-auteur de l’étude, ajoute que “les études publiées jusqu’à présent ont principalement montré l’impact du poids et de la condition physique sur la mortalité en termes relatifs. [...] Cependant, il n’est pas toujours facile d’interpréter un “risque relatif”. En revanche, les rapports en termes d’espérance de vie sont plus faciles à interpréter et donnent une meilleure idée de l’importance de l’IMC et de la forme physique, conjointement et séparément”.

Dans une précédente étude, ces chercheurs avaient montré que les personnes d’âge moyen, ayant déclaré qu’elles marchaient lentement, présentaient un risque de maladie cardiaque deux fois plus élevé que le reste de la population. Et ce, même en tenant compte d’autres facteurs de risque tels que le tabagisme et l’indice de masse corporelle.

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