VENLAFAXINE ABBOTT 150 mg, comprimé à libération prolongée


source: ANSM - Mis à jour le : 09/07/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chaque comprimé à libération prolongée contient 150 mg de venlafaxine (sous forme de chlorhydrate).

Excipient à effet notoire : lactose 5,7 mg.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé à libération prolongée.

Comprimés ronds (9,5 mm), biconvexes et blancs.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

·Traitement des épisodes dépressifs majeurs.

·Pour la prévention des récidives des épisodes dépressifs majeurs.

·Traitement du trouble anxiété généralisée.

·Traitement du trouble anxiété sociale (phobie sociale).

·Traitement du trouble panique, avec ou sans agoraphobie.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

Episodes dépressifs majeurs

La posologie initiale recommandée de venlafaxine à libération prolongée est de 75 mg en une prise quotidienne. Les patients ne répondant pas à la posologie initiale de 75 mg/jour peuvent bénéficier d'une augmentation de posologie jusqu'à une posologie maximale de 375 mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers de 2 semaines ou plus. Si cela se justifie sur le plan clinique en raison de la sévérité des symptômes, la posologie peut être augmentée à intervalles de temps plus rapprochés, en respectant un minimum de 4 jours.

En raison du risque d'effets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée qu'après une évaluation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efficace doit être maintenue.

Les patients doivent être traités pour une durée suffisante, généralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué régulièrement au cas par cas. Un traitement à plus long terme peut également être justifié pour la prévention des récidives des épisodes dépressifs majeurs (EDM). Dans la plupart des cas, la posologie recommandée dans la prévention des récidives des EDM est la même que celle utilisée pendant l'épisode actuel.

Le traitement antidépresseur doit être poursuivi pendant au moins 6 mois après la rémission.

Trouble anxiété généralisée

La posologie initiale recommandée de venlafaxine à libération prolongée est de 75 mg en une prise quotidienne. Les patients ne répondant pas à la posologie initiale de 75 mg/jour peuvent bénéficier dune augmentation de posologie jusquà une posologie maximale de 225 mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers de 2 semaines ou plus.

En raison du risque deffets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée quaprès une évaluation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efficace doit être maintenue.

Les patients doivent être traités pour une durée suffisante, généralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué régulièrement au cas par cas.

Trouble Anxiété sociale (Phobie sociale)

La posologie recommandée de venlafaxine à libération prolongée est de 75 mg en une prise quotidienne. Il n'a pas été démontré que des posologies plus élevées permettaient d'obtenir un bénéfice additionnel.

Cependant, chez certains patients qui ne répondent pas à la posologie initiale de 75 mg/jour, une augmentation de la dose peut être envisagée jusqu'à une posologie maximale de 225 mg/jour. La posologie peut être augmentée par paliers de 2 semaines ou plus.

En raison du risque d'effets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée qu'après une évaluation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efficace doit être maintenue.

Les patients doivent être traités pour une durée suffisante, généralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué régulièrement au cas par cas.

Trouble panique

Il est recommandé dutiliser une posologie de 37,5 mg/jour de venlafaxine à libération prolongée pendant 7 jours. La posologie doit ensuite être augmentée à 75 mg/jour. Les patients ne répondant pas à la posologie de 75 mg/jour peuvent bénéficier dune augmentation de posologie jusquà une posologie maximale de 225 mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent être effectuées par paliers de 2 semaines ou plus.

En raison du risque deffets indésirables dose-dépendants, la posologie ne devra être augmentée quaprès une évaluation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efficace doit être maintenue.

Les patients doivent être traités pour une durée suffisante, généralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit être réévalué régulièrement au cas par cas.

Patients âgés

Aucun ajustement spécifique de la dose de venlafaxine n'est considéré comme nécessaire sur le seul critère de l'âge du patient. Cependant, la prudence s'impose au cours du traitement de patients âgés (ex : en raison du risque d'insuffisance rénale, de l'éventualité de modifications liées à l'âge de la sensibilité et de l'affinité des neurotransmetteurs). La posologie minimale efficace devra toujours être utilisée et les patients devront être attentivement surveillés lors de toute augmentation de posologie.

Population pédiatrique

La venlafaxine n'est pas recommandée chez les enfants et les adolescents.

Les études cliniques contrôlées chez les enfants et les adolescents présentant un épisode dépressif majeur n'ont pas permis de démontrer l'efficacité de la venlafaxine et ne soutiennent pas son utilisation chez ces patients (voir rubriques 4.4 et 4.8).

L'efficacité et la sécurité d'emploi de la venlafaxine dans d'autres indications chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans n'ont pas été établies.

Patients présentant une insuffisance hépatique

D'une manière générale, une réduction de la posologie de 50 % doit être envisagée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée. En raison de la variabilité interindividuelle de la clairance, une adaptation individuelle de la posologie parait néanmoins souhaitable.

Les données concernant les patients présentant une insuffisance hépatique sévère sont limitées. La prudence est recommandée et une réduction de plus de 50 % de la posologie doit être envisagée. Le bénéfice potentiel devra être soupesé au regard du risque en cas de traitement de patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Patients présentant une insuffisance rénale

Bien qu'aucune adaptation posologique ne soit nécessaire chez les patients présentant un taux de filtration glomérulaire (GRF) entre 30 et 70 ml/minute, la prudence est conseillée. Chez les patients hémodialysés et chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (GFR < 30 ml/min), la posologie devra être réduite de 50 %. Du fait de la variabilité interindividuelle de la clairance chez ces patients, il est souhaitable d'adapter la posologie au cas par cas.

Symptômes de sevrage observés à l'arrêt de la venlafaxine

L'arrêt brutal du traitement doit être évité. Lors de l'arrêt du traitement par la venlafaxine, la posologie devra être progressivement diminuée sur une durée d'au moins une à deux semaines afin de réduire le risque de survenue de réactions de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). En cas de symptômes mal tolérés après une diminution de dose ou lors de l'interruption du traitement, le retour à la posologie précédemment prescrite peut être envisagé. Par la suite, le médecin pourra reprendre la diminution de la posologie, mais à un rythme plus progressif.

Mode dadministration

Voie orale.

Il est recommandé de prendre les comprimés à libération prolongée de venlafaxine au cours d'un des repas, si possible à heure fixe. Les comprimés doivent être avalés avec un peu de liquide, et ne doivent être ni divisés, ni écrasés, ni mâchés ou dissous.

Les patients traités par des comprimés de venlafaxine à libération immédiate peuvent passer aux comprimés à libération prolongée de venlafaxine, à la posologie quotidienne équivalente la plus proche. Par exemple, des comprimés à libération immédiate de 37,5 mg de venlafaxine en deux prises par jour peuvent être remplacés par des comprimés à libération prolongée de 75 mg de venlafaxine en une prise quotidienne. Des ajustements posologiques individuels peuvent être nécessaires.

Le comprimé à libération prolongée garde la même forme pendant toute la digestion et libère le principe actif dans l'organisme. Il est ensuite éliminé dans les selles tel quel.

4.3. Contre-indications  

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients listés dans la rubrique 6.1.

L'association à un traitement par inhibiteurs irréversibles de la monoamine-oxydase (IMAO) est contre-indiquée en raison du risque de survenue d'un syndrome sérotoninergique, se manifestant notamment par une agitation, des tremblements et une hyperthermie. La venlafaxine ne doit pas être débutée dans les 14 jours suivant l'arrêt d'un traitement par un IMAO irréversible.

La venlafaxine doit être arrêtée au moins 7 jours avant le début d'un traitement par un IMAO irréversible (voir rubriques 4.4 et 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru didées suicidaires, dauto-agression et de suicide (comportements de type suicidaire). Ce risque persiste jusquà obtention dune rémission significative. Lamélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusquà obtention de cette amélioration. Lexpérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les autres troubles psychiatriques dans lesquels la venlafaxine est prescrite peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions demploi que celles mentionnées pour les patients souffrant dépisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant dautres troubles psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue didées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire lobjet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse dessais cliniques contrôlés versus placebo sur lutilisation dantidépresseurs chez ladulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.

Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue dune aggravation clinique, lapparition didées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Population pédiatrique

Lutilisation de la venlafaxine est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentative de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement dopposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo.

Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire lobjet dune surveillance attentive pour détecter lapparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose daucune donnée de tolérance à long terme chez lenfant et ladolescent concernant la croissance, la maturation, et le développement cognitif et comportemental.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec dautres agents sérotoninergiques, la survenue dun syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital est possible lors dun traitement par la venlafaxine, notamment en cas dassociation à dautres substances pouvant affecter le système de neurotransmission sérotoninergique (comme les triptans, les ISRS, les IRSN, le lithium, la sibutramine, le millepertuis [Hypericum perforatum], le fentanyl et ses analogues, le tramadol, le dextrométhorphane, le tapentadol, la péthidine, la méthadone et la pentazocine), à des substances affectant le métabolisme de la sérotonine (comme les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), par exemple le bleu de méthylène), à des précurseurs de la sérotonine (comme les suppléments à base de tryptophane) ou à des antipsychotiques ou dautres antagonistes de la dopamine (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comporter des modifications de létat mental (ex : agitation, hallucinations, coma), des manifestations dysautonomiques (ex : tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des atteintes neuromusculaires (ex : hyperréflexie, incoordination) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (ex : nausées, vomissements, diarrhée). Dans sa forme la plus sévère, le syndrome sérotoninergique peut ressembler à un SMN, qui comporte une hyperthermie, une rigidité musculaire, une instabilité neurovégétative avec de possibles fluctuations rapides des constantes vitales et des altérations de l'état mental.

Si l'association de la venlafaxine à d'autres substances pouvant affecter le système de neurotransmetteurs sérotoninergiques et/ou dopaminergiques est cliniquement justifiée, une surveillance attentive du patient est conseillée, particulièrement lors de l'instauration du traitement et des augmentations posologiques.

L'utilisation concomitante de venlafaxine et de précurseurs de la sérotonine (tels que les suppléments contenant du tryptophane) n'est pas recommandée.

Glaucome à angle fermé

Une mydriase peut survenir au cours dun traitement par la venlafaxine. Il est recommandé de surveiller étroitement les patients présentant une pression intraoculaire élevée ou un risque de glaucome aigu (glaucome à angle fermé).

Pression artérielle

Des élévations de pression artérielle dose-dépendantes ont été fréquemment rapportées avec la venlafaxine. Depuis la commercialisation, des cas délévation sévère de la pression artérielle nécessitant un traitement immédiat ont été rapportés. Lexistence dune pression artérielle élevée devra être recherchée attentivement chez tous les patients, et toute hypertension artérielle préexistante devra être contrôlée avant de débuter le traitement. La pression artérielle devra être contrôlée périodiquement, après instauration du traitement et après les augmentations de posologie. La prudence est de mise chez les patients qui présentent des pathologies sous-jacentes pouvant être aggravées par des élévations de pression artérielle, comme une insuffisance cardiaque.

Fréquence cardiaque

Des augmentations de la fréquence cardiaque peuvent survenir, en particulier à des posologies élevées. La prudence est de mise chez les patients qui présentent des pathologies sous-jacentes pouvant être aggravées par des augmentations de la fréquence cardiaque.

Pathologie cardiaque et risque darythmie

La venlafaxine na pas été évaluée chez les patients ayant un antécédent récent dinfarctus du myocarde ou de cardiopathie instable. Elle doit donc être utilisée avec prudence chez ces patients.

Dans lexpérience acquise depuis la commercialisation, des cas de prolongation de lintervalle QT, de torsades de pointes, de tachycardie ventriculaire et darythmie cardiaque fatale ont été rapportés avec la venlafaxine, en particulier lors de surdosage ou chez les patients avec des facteurs de risque de prolongation de lintervalle QT ou de torsades de pointes. Les risques encourus doivent être soupesés au regard des bénéfices attendus avant de prescrire la venlafaxine chez des patients présentant un risque élevé d'arythmie cardiaque sévère ou de prolongation de lintervalle QT.

Convulsions

Des convulsions peuvent survenir lors dun traitement par venlafaxine. Comme avec tous les autres antidépresseurs, la venlafaxine doit être instaurée avec prudence chez les patients présentant des antécédents de convulsions, et les patients concernés doivent faire lobjet dune surveillance étroite. En cas de crise convulsive, le traitement doit être interrompu.

Hyponatrémie

Des cas dhyponatrémie et/ou de syndrome de sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique (SIADH) peuvent être observés avec la venlafaxine. Cet effet a été signalé plus fréquemment chez des patients hypovolémiques ou déshydratés. Les sujets âgés, les patients sous diurétiques et les patients hypovolémiques peuvent présenter un risque plus élevé de survenue dune hyponatrémie.

Saignements anormaux

Les médicaments inhibant la recapture de la sérotonine peuvent altérer lagrégation plaquettaire. Des cas de saignement dus à la prise dISRS et dIRSN varient de lecchymose, de lhématome, de lépistaxis et de la pétéchie jusquà des hémorragies gastro-intestinales et des hémorragies pouvant engager le pronostic vital. Le risque dhémorragie peut être augmenté chez les patients sous venlafaxine. Comme avec dautres médicaments inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, la venlafaxine doit être utilisée avec prudence chez les patients prédisposés aux saignements, comme les patients sous anticoagulants et sous antiagrégants plaquettaires.

Cholestérolémie

Dans des études contrôlées contre placebo, des augmentations cliniquement significatives du cholestérol dans le sang ont été relevées chez respectivement 5,3% des patients traités par venlafaxine et 0,0% des patients traités par placebo depuis au moins 3 mois. Des mesures de la cholestérolémie doivent être envisagées lors dun traitement au long cours.

Co-administration avec des produits amaigrissants

La sécurité demploi et lefficacité du traitement par venlafaxine en association à des produits amaigrissants, dont la phentermine, nont pas été établies. Ladministration concomitante de venlafaxine et de produits amaigrissants nest pas recommandée. La venlafaxine nest pas indiquée pour perdre du poids, seule ou en association avec dautres produits.

Manie/hypomanie

Un épisode maniaque/hypomaniaque peut survenir chez une faible proportion de patients présentant des troubles de lhumeur et ayant reçu des antidépresseurs, dont la venlafaxine. Comme avec dautres antidépresseurs, la venlafaxine doit être utilisée avec prudence chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de trouble bipolaire.

Agressivité

Une agressivité peut être observée chez un faible nombre de patients ayant reçu des antidépresseurs, dont la venlafaxine. Ceci a été rapporté à linstauration du traitement, lors de changements de posologie et à larrêt du traitement.

Comme avec dautres antidépresseurs, la venlafaxine doit être utilisée avec prudence chez les patients ayant des antécédents dagressivité.

Arrêt du traitement

La survenue de symptômes de sevrage est fréquente à larrêt du traitement, particulièrement si larrêt est brutal (voir rubrique 4.8). Dans les essais cliniques, des événements indésirables étaient observés à larrêt du traitement (au cours de la réduction progressive des doses ou après interruption du traitement) chez approximativement 31% des patients traités par la venlafaxine et 17% des patients sous placebo.

Le risque de syndrome de sevrage peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la durée de traitement et la posologie, ainsi que le degré de diminution de la posologie. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (dont des paresthésies), troubles du sommeil (dont insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements et céphalées. Généralement, ces symptômes sont légers à modérés ; cependant chez certains patients, leur intensité peut être sévère. Ils surviennent habituellement dans les premiers jours suivant larrêt du traitement, mais, dans de très rares cas, de tels symptômes ont été rapportés chez des patients ayant, par inadvertance, oublié une prise.

Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs et disparaissent habituellement en 2 semaines, bien quils puissent se prolonger chez certains patients (2-3 mois ou plus). Par conséquent, il est conseillé, lors de larrêt du traitement, de diminuer progressivement les doses de venlafaxine sur une durée de plusieurs semaines ou mois, suivant les besoins du patient (voir rubrique 4.2).

Akathisie/agitation psychomotrice

Lutilisation de la venlafaxine a été associée à la survenue dune akathisie, caractérisée par une agitation ressentie comme désagréable ou pénible, et par un besoin de bouger souvent, accompagnée dune incapacité à rester assis ou debout tranquillement. Celle-ci apparaît le plus souvent dès les premières semaines du traitement. Chez les patients présentant ces symptômes, laugmentation de la posologie peut être préjudiciable.

Sécheresse buccale

Une sécheresse buccale a été rapportée chez 10% des patients traités par venlafaxine. Celle-ci peut augmenter le risque de caries dentaires et les patients doivent être informés de limportance de lhygiène dentaire.

Diabète

Chez les patients diabétiques, le contrôle de la glycémie peut être déséquilibré lors dun traitement par un ISRS ou par la venlafaxine. Une adaptation des doses dinsuline et/ou dhypoglycémiants par voie orale peut savérer nécessaire.

Interactions médicament-examen de laboratoire

De faux résultats positifs aux tests de dépistage urinaire de la phéncyclidine (PCP) et de lamphétamine ont été rapportés chez les patients prenant de la venlafaxine. Ceci est dû au manque de spécificité du test de dépistage. De faux résultats positifs sont possibles plusieurs jours après larrêt du traitement par venlafaxine. Des tests de confirmation, tels que la chromatographie en phase gazeuse ou la spectrométrie de masse, permettront de différencier la venlafaxine du PCP et de lamphétamine.

Risque dobstruction gastro-intestinale

VENLAFAXINE BIPHAR étant un comprimé non déformable et ne changeant pas significativement de forme au niveau du tractus gastro-intestinal, il ne doit généralement pas être administré à des patients présentant un rétrécissement gastro-intestinal sévère (pathologique ou iatrogène) ou chez des patients présentant une dysphagie ou ayant des difficultés importantes à avaler des comprimés. De rares cas de symptômes obstructifs ont été rapportés chez des patients ayant des sténoses connues associés à la prise de médicaments sous forme de comprimés non déformables à libération prolongée. Du fait de sa formulation à libération prolongée, VENLAFAXINE BIPHAR doit être administré que chez des patients pouvant avaler le comprimé en entier (voir rubrique 4.2).

VENLAFAXINE BIPHAR contient du lactose.

Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO)

+ IMAO non sélectifs irréversibles

La venlafaxine ne doit pas être utilisée en association avec les IMAO non sélectifs irréversibles. La venlafaxine ne doit pas être débutée dans les 14 jours suivants l'arrêt d'un traitement par un IMAO non sélectif irréversible. La venlafaxine doit être arrêtée au moins 7 jours avant l'instauration d'un traitement par un IMAO non sélectif irréversible (voir rubriques 4.3 et 4.4).

+ Inhibiteur sélectif réversible de la MAO-A (moclobémide)

En raison du risque de syndrome sérotoninergique, l'association de la venlafaxine à un IMAO réversible et sélectif, comme le moclobémide, n'est pas recommandée. Après un traitement par IMAO réversible, le traitement par la venlafaxine peut être débuté après une période d'arrêt de moins de 14 jours. Il est recommandé d'arrêter la venlafaxine au moins 7 jours avant l'instauration d'un traitement par un IMAO irréversible (voir rubrique 4.4).

+ IMAO réversible, non sélectif (linézolide)

Le linézolide (antibiotique) est un IMAO faible, réversible et non-sélectif et ne doit pas être donné aux patients traités par la venlafaxine (voir rubrique 4.4).

Des réactions indésirables graves ont été rapportées chez des patients ayant récemment arrêté un IMAO et débuté un traitement par la venlafaxine, ou ayant récemment arrêté un traitement par la venlafaxine avant de débuter un IMAO. Ces réactions incluaient des tremblements, des myoclonies, une diaphorèse, des nausées, des vomissements, des bouffées vasomotrices, des sensations vertigineuses, et une hyperthermie pouvant faire évoquer un syndrome malin des neuroleptiques, des crises convulsives, et un décès.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec d'autres agents sérotoninergiques, un syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital peut survenir sous traitement par venlafaxine, en particulier en cas d'utilisation concomitante avec d'autres substances susceptibles d'affecter le système de neurotransmetteurs sérotoninergiques (notamment les triptans, les ISRS, les IRSN, le lithium, la sibutramine, le millepertuis [Hypericum perforatum], le fentanyl et ses analogues, le tramadol, le dextrométhorphane, le tapentadol, la péthidine, la méthadone et la pentazocine), avec les médicaments altérant le métabolisme sérotoninergique (incluant tels que les IMAO, par exemple le bleu de méthylène), avec les précurseurs de la sérotonine (comme les suppléments contenant du tryptophane) ou avec des antipsychotiques ou dautres antagonistes dopaminergiques (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Si l'association de la venlafaxine à un ISRS, un IRSN, ou un agoniste des récepteurs de la sérotonine (triptans) est cliniquement justifiée, une surveillance attentive du patient est conseillée, particulièrement lors de l'instauration du traitement et des augmentations posologiques. L'utilisation concomitante de venlafaxine et de précurseurs de la sérotonine (tels que les suppléments contenant du tryptophane) n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Substances agissant sur le SNC

Le risque lié à l'utilisation de la venlafaxine en association avec d'autres substances agissant sur le SNC n'a pas été systématiquement évalué. En conséquence, la prudence est conseillée lorsque la venlafaxine est prise en association à d'autres substances agissant sur le SNC.

Ethanol

Il a été démontré que la venlafaxine ne majorait pas l'altération des capacités intellectuelles et motrices induite par l'éthanol. Cependant, comme pour toutes substances agissant sur le SNC, il doit être recommandé aux patients d'éviter la consommation d'alcool.

Effet de la venlafaxine sur dautres médicaments

Médicaments métabolisés par les isoenzymes du cytochrome P450

Des études in vivo indiquent que la venlafaxine est un inhibiteur relativement faible du CYP2D6. La venlafaxine ninhibe pas le CYP3A4 (alprazolam et carbamazépine), le CYP1A2 (caféine) et le CYP2C9 (tolbutamide) ou le CYP2C19 (diazépam) in vivo.

Médicaments qui allongent lintervalle QT

Le risque de prolongation de lintervalle QT et/ou darythmie ventriculaire (par exemple torsades de pointes) est augmenté avec lutilisation concomitante dautres médicaments qui prolongent lintervalle QT. La co-administration de tels médicaments doit être évitée (voir rubrique 4.4).

Les classes concernées incluent :

·les anti-arythmiques de classe Ia et III (par exemple la quinidine, lamiodarone, le sotadol, le dofétilide),

·certains antipsychotiques (par exemple le thioridazine),

·certains macrolides (par exemple lérythromycine),

·certains antihistaminiques,

·certains antibiotiques appartenant à la classe des quinolones (par exemple la moxifloxacine).

La liste ci-dessus nest pas exhaustive et dautres médicaments connus pour augmenter significativement lintervalle QT doivent être évités.

Effet d'autres médicaments sur la venlafaxine

Kétoconazole (inhibiteur du CYP3A4)

Une étude pharmacocinétique avec le kétoconazole chez des métaboliseurs lents (ML) et rapides (MR) du CYP2D6 a mis en évidence une augmentation de l'ASC (aire sous la courbe) de la venlafaxine (de respectivement 70 % et 21 % chez les patients ML et MR du CYP2D6) et de la O-déméthylvenlafaxine (de respectivement 33 % et 23 % chez les patients ML et MR du CYP2D6) après administration de kétoconazole. L'usage concomitant d'inhibiteurs du CYP3A4 (ex : atazanavir, clarithromycine, indinavir, itraconazole, voriconazole, posaconazole, kétoconazole, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, télithromycine) et de venlafaxine peut accroître les concentrations de venlafaxine et d'O-déméthylvenlafaxine. Par conséquent, la prudence est conseillée si le traitement d'un patient comprend une association d'un inhibiteur du CYP3A4 et de venlafaxine.

Effet de la venlafaxine sur d'autres médicaments

Lithium

Un syndrome sérotoninergique peut être induit par l'usage concomitant de venlafaxine et de lithium (voir Syndrome sérotoninergique).

Diazépam

La venlafaxine n'a aucun effet sur la pharmacocinétique et la pharmacodynamie du diazépam, ni sur son métabolite actif, le déméthyldiazépam. Le diazépam ne semble pas affecter la pharmacocinétique de la venlafaxine ni de la O-déméthylvenlafaxine. Aucune autre interaction pharmacocinétique et/ou pharmacodynamique avec d'autres benzodiazépines n'est connue.

Imipramine

La venlafaxine n'a pas modifié la pharmacocinétique de l'imipramine et du 2-OH-imipramine. Lors de l'administration de 75 à 150 mg par jour de venlafaxine, une augmentation dose-dépendante de 2,5 à 4,5 fois de l'ASC du 2-OH-désipramine a été observée. L'imipramine n'a pas affecté la pharmacocinétique de la venlafaxine et de la O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction n'est pas connue. L'administration concomitante de venlafaxine et d'imipramine doit être faite avec prudence.

Halopéridol

Une étude pharmacocinétique avec l'halopéridol administré par voie orale a montré une réduction de 42 % de la clairance totale, une augmentation de 70 % de l'ASC, une augmentation de 88 % de la Cmax, mais aucune modification de la demi-vie de l'halopéridol. Ces observations doivent être prises en compte chez les patients traités par une association d'halopéridol et de venlafaxine. La signification clinique de cette interaction n'est pas connue.

Rispéridone

La venlafaxine a entraîné une augmentation de 50 % l'ASC de la rispéridone, mais n'a pas affecté significativement le profil pharmacocinétique de la fraction active totale (rispéridone plus 9-hydroxyrispéridone). La signification clinique de cette interaction n'est pas connue.

Métoprolol

L'administration concomitante de venlafaxine et de métoprolol à des volontaires sains dans une étude d'interaction pharmacocinétique de ces deux médicaments a révélé une augmentation des concentrations plasmatiques de métoprolol d'environ 30-40 %, sans modification des concentrations plasmatiques de son métabolite actif, l'alpha-hydroxymétoprolol. La pertinence clinique de cette observation chez les patients hypertendus n'est pas connue. Le métoprolol n'a pas modifié le profil pharmacocinétique de la venlafaxine ou de son métabolite actif, la O-déméthylvenlafaxine. La prudence est recommandée en cas d'administration concomitante de venlafaxine et de métoprolol.

Indinavir

Une étude pharmacocinétique avec l'indinavir a montré une réduction de 28 % de l'ASC et une réduction de 36 % de la Cmax pour cette substance. L'indinavir n'a pas affecté la pharmacocinétique de la venlafaxine et de la O-déméthylvenlafaxine. La signification clinique de cette interaction n'est pas connue.

Contraceptifs oraux

Selon lexpérience après-commercialisation, des grossesses non souhaitées ont été rapportées chez des femmes prenant un contraceptif oral pendant un traitement par venlafaxine. Il ny a pas été clairement démontré que ces grossesses étaient le résultat dune interaction médicamenteuse avec la venlafaxine. Aucune étude dinteraction avec les contraceptifs hormonaux na été réalisée.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Il nexiste pas de données suffisamment pertinentes concernant lutilisation de la venlafaxine chez la femme enceinte.

Des études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique nest pas connu. La venlafaxine ne doit être administrée chez la femme enceinte que si les bénéfices attendus lemportent sur les risques potentiels.

Comme avec dautres inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS/IRSN), des symptômes de sevrage peuvent apparaître chez les nouveau-nés si la venlafaxine est utilisée jusquà la naissance ou juste avant. Certains nouveau-nés exposés à la venlafaxine tardivement au cours du troisième trimestre ont développé des complications nécessitant une alimentation par sonde, une assistance respiratoire ou une hospitalisation prolongée. Ces complications peuvent survenir immédiatement après l'accouchement.

Des données épidémiologiques ont suggéré que l'utilisation d'ISRS pendant la grossesse, particulièrement en fin de grossesse, pouvait augmenter le risque d'hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAP). Bien qu'aucune étude n'ait étudié lexistence dune association entre HTAP et traitement par IRSN, ce risque potentiel ne peut être exclu avec VENLAFAXINE BIPHAR, compte tenu du mécanisme d'action impliqué (inhibition de la recapture de la sérotonine).

Si la mère a été traitée par des ISRS/IRSN en fin de grossesse, les symptômes suivants peuvent être observés chez les nouveau-nés : irritabilité, tremblement, hypotonie, pleurs persistants, succion ou sommeil difficiles. Ces signes peuvent correspondre, soit à des symptômes de sevrage, soit à des signes dimprégnation sérotoninergique. Dans la majorité des cas, ces complications apparaissent immédiatement ou dans les 24 heures après laccouchement.

Allaitement

La venlafaxine et son métabolite actif, la O-déméthylvenlafaxine, sont excrétés dans le lait maternel. Des cas de nourrissons allaités qui présentaient un tableau associant pleurs persistants, irritabilité et troubles du sommeil ont été rapportés depuis la commercialisation. Des symptômes évoquant un syndrome de sevrage en venlafaxine ont également été rapportés après l'arrêt de l'allaitement. Un risque pour lenfant allaité ne peut être exclu. Par conséquent, une décision de poursuivre/arrêter lallaitement ou de poursuivre/arrêter le traitement par la venlafaxine doit être prise, en tenant compte des bénéfices de lallaitement pour lenfant et de ceux du traitement par la venlafaxine pour la mère.

Fertilité

Une diminution de la fertilité a été observée lors dune étude dans laquelle des rats mâles et femelles ont été exposés à lO-déméthylvenlafaxine. La pertinence de ces résultats pour lhomme nest pas connue (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Tout médicament psychoactif peut altérer les capacités de jugement, de réflexion et les capacités motrices. Par conséquent, tout patient recevant de la venlafaxine doit être mis en garde sur son aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines dangereuses.

4.8. Effets indésirables  

Résumé du profil de sécurité

Au cours des études cliniques, les réactions indésirables rapportées comme très fréquentes (> 1/10) ont été les nausées, la sécheresse buccale, les céphalées et lhypersudation (incluant les sueurs nocturnes).

Tableau présentant la liste des réactions indésirables

Les réactions indésirables sont énumérées ci-après, par classe anatomico-fonctionnelle, par catégorie de fréquence et par ordre décroissant de sévérité dans chaque catégorie de fréquence.

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Système-organe

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Fréquence indéterminée

Affections hématologi-ques et du système lymphatique

Agranulocy-tose*, anémie aplasique*, pancyto-pénie*, neutropénie*

Thrombo-cytopénie*

Affections du système immunitaire

Réaction anaphylacti-que*

Troubles endocriniens

Syndrome de sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique (SIADH)*

Augmenta-tion de la prolactiné-mie*

Troubles métaboliques et nutritionnels

Perte dappétit

Hyponatré-mie*

Affections psychiatriques

Insomnie

Etat de confusion*, déperson-nalisation*, rêves anormaux, nervosité, diminution de la libido, agitation*, anorgasmie,

Manie, hypomanie, hallucination, déréalisation, orgasme anormal, bruxisme*, apathie

Délire*

Idées suicidaires et comportements suicidairesa, agressionb

Affections du système nerveux

Cépha-lées*c, sensa-tions vertigi-neuses, sédation

Akathisie*, tremblements, paresthésie, dysgueusie

Syncope, myoclonie, trouble de léquilibre*, coordination anormale*, dyskinésie*

Syndrome malin des neurolepti-ques (SMN)*, syndrome sérotoniner-gique*, convulsions, dystonie*

Dyskinésie tardive*

Affections oculaires

Déficience visuelle, trouble de laccomoda-tion incluant vision floue, mydriase

Glaucome à angle fermé*

Affections de loreille et du labyrinthe

Acouphènes*

Vertiges

Affections cardiaques

Tachycardie, palpitations*

Torsades de pointes*, tachycardie ventriculaire*, fibrillation ventriculaire, allongement du QT à lélectro-cardiogram-me*

Affections vasculaires

Hypertension, bouffées de chaleur

Hypotension orthostatique, hypotension*

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée*, bâillements

Maladie interstitielle pulmonaire*, éosinophilie pulmonaire*

Affections gastro-intestinales

Nausées, sécheres-se buccale, constipa-tion

Diarrhées*, vomissements

Hémorragie gastro-intestinale*

Pancréatite*

Affections hépatobiliaires

Test de la fonction hépatique anormal*

Hépatite*

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hyper-sudation* (incluant sueurs noctur-nes)*

Eruption, prurit*

Urticaire*, alopécie*, ecchymose, dème de Quincke*, réaction de photo-sensibilité

Syndrome de Stevens-Johnson*, syndrome de Lyell*, érythème polymorphe*

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Hypertonie

Rhabdo-myolyse*

Affections du rein et des voies urinaires

Hésitation urinaire, rétention urinaire, pollakiurie*

Incontinence urinaire*

Affections de lappareil reproducteur et du sein

Ménorragies*, métrorragies*, trouble érectile, trouble de léjaculation

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Fatigue, asthénie, frissons*

Hémor-ragie des muqueu-ses*

Investigations (examens biologiques)

Perte de poids, prise de poids, augmentation du taux sanguin de cholestérol

Allongement du temps de saignement*

,

* Effets indésirables identifiés après-commercialisation

a Des cas didées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant un traitement par la venlafaxine ou peu de temps après son arrêt (voir rubrique 4.4).

b Voir rubrique 4.4

c Dans les études cliniques poolées, lincidence des céphalées avec la venlafaxine et le placebo était similaire.

Arrêt du traitement

Larrêt de la venlafaxine (particulièrement lorsquil est brutal) conduit habituellement à des symptômes de sevrage. Les réactions les plus fréquemment observées sont : sensations vertigineuses, troubles de la sensibilité (y compris paresthésies), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, vertiges, céphalées et syndrome grippal. Généralement, ces symptômes sont légers à modérés et disparaissent spontanément ; cependant, chez certains patients, ils peuvent être sévères et/ou prolongés. Par conséquent, lorsque le traitement par la venlafaxine nest plus nécessaire, il est conseillé de diminuer progressivement la posologie (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Population pédiatrique

En général, le profil deffets indésirables de la venlafaxine (dans des études contrôlées contre placebo) chez les enfants et les adolescents (âgés de 6 à 17 ans) était similaire à celui observé chez les adultes. Comme chez les adultes, perte dappétit, perte de poids, augmentation de la pression artérielle, et augmentation du cholestérol dans le sang ont été observés (voir rubrique 4.4).

Des réactions indésirables à type didées suicidaires ont été observées dans les études cliniques pédiatriques. Une augmentation des cas dhostilité et, principalement dans le trouble dépressif majeur, dauto-agressivité, a également été rapportée.

En particulier, les effets indésirables suivants ont été observés chez les patients pédiatriques : douleur abdominale, agitation, dyspepsie, ecchymoses, épistaxis et myalgies.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Les données acquises depuis la commercialisation montrent que le surdosage en venlafaxine a été essentiellement rapporté en association avec la prise d'alcool et/ou d'autres médicaments. Les événements les plus fréquemment rapportés au cours d'un surdosage comportent une tachycardie, des modifications du niveau de conscience (allant d'une somnolence à un coma), une mydriase, des convulsions et des vomissements. Les autres événements rapportés incluent des modifications électrocardiographiques (ex. : allongement de l'intervalle QT, bloc de branche, allongement du QRS), une tachycardie ventriculaire, une bradycardie, une hypotension, des vertiges, et un décès.

Des études rétrospectives publiées rapportent qu'un surdosage en venlafaxine peut être associé à un risque accru de décès par rapport à celui observé avec les antidépresseurs de type ISRS, mais inférieur à celui observé avec les antidépresseurs tricycliques. Des études épidémiologiques ont montré que chez les patients traités par venlafaxine, le poids des facteurs de risque de suicide est supérieur à celui des patients traités par ISRS. Concernant le risque accru de décès observé, la part de responsabilité de la toxicité de la venlafaxine en cas de surdosage, par rapport à certaines caractéristiques des patients traités par venlafaxine, n'est pas clairement établie. Afin de réduire le risque de surdosage, les prescriptions de venlafaxine devront se limiter à la plus petite quantité de médicament compatible avec une bonne prise en charge du patient.

Prise en charge recommandée

Des mesures générales de maintien des fonctions vitales et un traitement symptomatique sont recommandées ; la fréquence cardiaque et les constantes vitales doivent être contrôlées. En cas de risque d'inhalation, l'induction de vomissements n'est pas recommandée. Le lavage gastrique peut être indiqué s'il est effectué peu après l'ingestion ou chez les patients symptomatiques. L'administration de charbon activé peut également limiter l'absorption de la substance active. La diurèse forcée, la dialyse, l'hémoperfusion et l'exsanguino-transfusion sont peu susceptibles de présenter un intérêt. Il n'existe pas d'antidotes spécifiques connus de la venlafaxine.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : Autres Antidépresseurs, code ATC : N06AX16

Mécanisme daction

Le mécanisme de l'action antidépressive de la venlafaxine chez l'homme semble être associé à la potentialisation de l'activité des neurotransmetteurs au niveau du système nerveux central. Les études précliniques ont montré que la venlafaxine et son principal métabolite, la O-déméthylvenlafaxine (ODV), sont des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline. La venlafaxine est également un inhibiteur faible de la recapture de la dopamine. La venlafaxine et son métabolite actif réduisent la sensibilité ß-adrénergique après administration aiguë (dose unique) et chronique. En ce qui concerne l'action globale sur la recapture de neurotransmetteurs et la liaison aux récepteurs, la venlafaxine et l'ODV sont très similaires.

In vitro, la venlafaxine n'a virtuellement aucune affinité pour les récepteurs cérébraux muscariniques, cholinergiques, histaminergiques H1 ou α1-adrénergiques du rat. L'activité pharmacologique au niveau de ces récepteurs peut être liée aux divers effets indésirables, tels que les effets anticholinergiques, sédatifs et cardio-vasculaires, observés avec d'autres antidépresseurs.

La venlafaxine ne possède pas d'activité inhibitrice de la monoamine-oxydase (MAO).

Les études in vitroont révélé que la venlafaxine n'a aucune affinité pour les récepteurs sensibles aux opiacés ou aux benzodiazépines.

Efficacité et sécurité clinique

Episodes dépressifs majeurs

L'efficacité de la venlafaxine à libération immédiate dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs a été démontrée dans cinq études à court terme, de 4 à 6 semaines, contrôlées contre placebo, en double insu, randomisées, et à des posologies allant jusqu'à 375 mg/jour. L'efficacité de la venlafaxine à libération prolongée dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs a été établie dans deux études à court terme, de 8 à 12 semaines, contrôlées contre placebo, à des posologies allant de 75 à 225 mg/jour.

Dans une étude à plus long terme, des patients adultes ambulatoires ayant répondu à un traitement en ouvert de 8 semaines par la venlafaxine à libération prolongée (75, 150, ou 225 mg) ont été randomisés, soit pour poursuivre le traitement à la même posologie de venlafaxine à libération prolongée, soit pour recevoir un placebo, pour une durée d'observation des rechutes pouvant atteindre 26 semaines.

Dans une seconde étude à plus long terme, l'efficacité de la venlafaxine dans la prévention des récidives d'épisodes dépressifs a été démontrée sur une période de 12 mois dans une étude en double insu, contrôlée contre placebo, chez des patients adultes ambulatoires présentant des épisodes dépressifs majeurs récurrents et ayant répondu au traitement par venlafaxine (100 à 200 mg/jour, en deux prises par jour) lors de leur dernier épisode de dépression.

Trouble anxiété généralisée

Lefficacité de la venlafaxine dans le traitement du trouble anxiété généralisée a été établie dans deux études de 8 semaines, contrôlées versus placebo, avec des doses fixes (de 75 mg/jour à 225mg/jour), dans une étude de 6 mois, contrôlée versus placebo avec des doses fixes (de 75 mg/jour à 225 mg/jour) et une étude de 6 mois, contrôlée versus placebo avec des doses variables (37,5 mg/jour, 75 mg/jour et 150 mg/jour) conduites chez des patients adultes en ambulatoires. Alors que lon relève une preuve de supériorité de la dose de 37,5 mg/jour vis-à-vis du placebo, lefficacité de cette dernière ne sest pas révélée aussi conséquente que les plus fortes doses.

Trouble Anxiété sociale (Phobie sociale)

L'efficacité de la venlafaxine dans le traitement de la phobie sociale a été établie dans quatre études en double insu et groupes parallèles, de 12 semaines, multicentriques, contrôléesversusplacebo, à dose variable, et dans une étude en double insu et groupes parallèles, de 6 mois, contrôléeversusplacebo, à dose fixe/variable conduites chez des patients adultes ambulatoires. Les patients avaient reçu des doses allant de 75 à 225 mg/jour. Dans l'étude à 6 mois, aucune démonstration n'a été faite d'une efficacité supérieure dans le groupe ayant reçu des doses allant de 150 à 225 mg/jour par rapport à celui ayant reçu des doses de 75 mg/jour.

Trouble panique

Lefficacité de la venlafaxine dans le traitement du trouble panique a été établi dans deux études de 12 semaines, en double aveugle, multicentriques, contrôlées versus placebo, conduite chez des patients adultes ambulatoires présentant un trouble panique, avec ou sans agoraphobie. La dose initiale dans les études concernant les troubles paniques était de 37,5 mg/jour pendant 7 jours. Les patients ont ensuite reçu des doses fixes de 75 mg/jour ou de 150 mg/jour dans une étude et de 75mg/jour ou de 225 mg/jour dans lautre étude.

Lefficacité a aussi été établie dans une étude à long terme en double aveugle et groupes parallèles, contrôlée versus placebo sur la sécurité, lefficacité et la prévention des rechutes à long terme chez des patients adultes ambulatoires qui avaient répondu au traitement en ouvert. Les patients ont continué à recevoir la même dose de venlafaxine à libération prolongée quen fin de phase ouverte (75, 150, ou 225 mg).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

La venlafaxine est fortement métabolisée, essentiellement en son métabolite actif, la O-déméthylvenlafaxine (ODV). Les demi-vies plasmatiques moyennes ± Ecart Type de la venlafaxine et de l'ODV sont respectivement de 5±2 heures et 11±2 heures. Les concentrations à l'état d'équilibre de la venlafaxine et de l'ODV sont atteintes en 3 jours de traitement oral à doses répétées. La venlafaxine et l'ODV présentent une cinétique linéaire pour des doses comprises entre 75 mg et 450 mg/jour.

Absorption

Au moins 92 % de venlafaxine sont absorbés après administration de doses orales uniques de venlafaxine à libération immédiate. La biodisponibilité absolue est de 40 % à 45 % en raison d'un métabolisme présystémique. Après administration de venlafaxine à libération immédiate, les concentrations plasmatiques maximales de venlafaxine et d'ODV sont atteintes respectivement en 2 et 3 heures. Après administration de venlafaxine à libération prolongée, les concentrations plasmatiques maximales de venlafaxine et d'ODV sont atteintes dans les 5,5 heures et 9 heures, respectivement. Quand des posologies quotidiennes équivalentes de venlafaxine sont administrées en comprimé à libération immédiate ou en forme à libération prolongée, la forme à libération prolongée présente un taux d'absorption plus lent mais le même niveau final d'absorption que la forme à libération immédiate. Les aliments n'affectent pas la biodisponibilité de la venlafaxine et de l'ODV.

Distribution

Aux concentrations thérapeutiques, la venlafaxine et l'ODV sont à peine liées aux protéines plasmatiques humaines (respectivement 27 % et 30 %). Le volume de distribution de la venlafaxine à l'état d'équilibre est de 4,4±1,6 L/kg après administration par voie intraveineuse.

Biotransformation

La venlafaxine subit un important métabolisme hépatique. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est métabolisée par le CYP2D6 en son principal métabolite actif, l'ODV. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est métabolisée en un métabolite mineur moins actif, la N-déméthylvenlafaxine, par le CYP3A4. Des études in vitro et in vivo indiquent que la venlafaxine est un faible inhibiteur du CYP2D6. La venlafaxine n'inhibe pas le CYP1A2, le CYP2C9, ni le CYP3A4.

Élimination

La venlafaxine et ses métabolites sont essentiellement éliminés par voie rénale. Environ 87 % d'une dose de venlafaxine sont retrouvés dans les urines en 48 heures sous forme inchangée (5 %), d'ODV non conjugué (29 %), d'ODV conjugué (26 %), ou d'autres métabolites inactifs mineurs (27 %). Les clairances plasmatiques moyennes ± Ecart Type à l'état d'équilibre de la venlafaxine et de l'ODV sont respectivement de 1,3±0,6 L/h/kg et 0,4±0,2 L/h/kg.

Populations particulières

Age et sexe

L'âge et le sexe du sujet n'ont pas d'effet significatif sur la pharmacocinétique de la venlafaxine et de l'ODV.

Métaboliseurs rapides/lents du CYP2D6

Les concentrations plasmatiques de venlafaxine sont supérieures chez les métaboliseurs lents du CYP2D6 comparés aux métaboliseurs rapides. Dans la mesure où l'exposition totale (ASC) de venlafaxine et d'ODV est similaire chez les métaboliseurs lents et rapides, il n'est pas nécessaire d'utiliser des schémas posologiques différents pour ces deux groupes.

Insuffisance hépatique

Chez les patients de stade A (insuffisance hépatique légère) et de stade B (insuffisance hépatique modérée) de la classification de Child-Pugh, les demi-vies de la venlafaxine et de l'ODV sont allongées par rapport aux sujets ayant une fonction hépatique normale. La clairance aussi bien de la venlafaxine que de l'ODV est réduite. Une importante variabilité interindividuelle est à noter. Les données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère sont limitées (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale

Chez des patients dialysés, la demi-vie d'élimination de la venlafaxine est allongée d'environ 180 % et la clairance réduite d'environ 57 %, par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale, tandis que la demi-vie d'élimination de l'ODV est allongée d'environ 142 % et la clairance réduite d'environ 56 %.

Un ajustement posologique est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère et chez les patients nécessitant une hémodialyse (voir rubrique 4.2).

5.3. Données de sécurité préclinique  

Des études menées sur la venlafaxine chez des rats et des souris n'ont pas révélé de carcinogénicité. La venlafaxine n'était pas mutagène dans une large gamme de testsin vitroetin vivo.

Des études animales de toxicité sur la reproduction chez les rats ont révélé une diminution du poids des petits, une augmentation des mort-nés et une augmentation des décès des petits au cours des 5 premiers jours d'allaitement. La cause de ces décès est inconnue. Ces effets sont survenus à 30 mg/kg/jour, soit 4 fois la posologie quotidienne (calculée en mg/kg) de 375 mg/jour de venlafaxine chez l'homme. La dose seuil pour l'apparition de ces évènements a été de 1,3 fois la dose utilisée chez l'homme. Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu.

Une réduction de la fécondité a été observée dans une étude exposant des rats mâles et femelles à l'ODV. Cette exposition était environ 1 à 2 fois supérieure à la posologie humaine de venlafaxine de 375 mg/jour. La pertinence de cette observation chez l'homme n'est pas connue.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Noyau

Mannitol (E421), povidone K-90, macrogol 400, cellulose microcristalline, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Enrobage

Acétate de cellulose, macrogol 400, OPADRY Y 30 18037 (mélange d'hypromellose, lactose monohydraté, dioxyde de titane (E171) et triacétine).

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

Plaquettes thermoformées (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium) : Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation. Conserver dans l'emballage extérieur, à l'abri de l'humidité.

Flacon (PEHD) : Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation. Conserver le flacon soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 100 et 500 comprimés sous plaquettes thermoformée (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 100 et 500 comprimés en flacons (PEHD) avec bouchon contenant du gel de silice desséchant.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Pas dexigences particulières pour lélimination.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 RUE WASHINGTON

75008 PARIS

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 384 482 7 6 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 483 3 7 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 485 6 6 : 20 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 486 2 7 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 487 9 5 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 488 5 6 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 489 1 7 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 491 6 7 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 492 2 8 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 572 358 8 8 : 500 comprimés sous plaquettes (PVC-Polychlorotrifluoroéthylène/Aluminium).

·34009 384 493 9 6 : 10 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 494 5 7 : 14 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 495 1 8 : 20 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 496 8 6 : 28 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 497 4 7 : 30 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 498 0 8 : 50 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 499 7 6 : 56 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 500 5 7 : 60 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 384 501 1 8 : 100 comprimés en flacon (PEHD).

·34009 572 359 4 9 : 500 comprimés en flacon (PEHD).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I


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source: ANSM - Mis à jour le : 09/07/2018

Dénomination du médicament

VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée

Venlafaxine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?

3. Comment prendre VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

VENLAFAXINE BIPHAR contient la substance active venlafaxine.

VENLAFAXINE BIPHAR est un antidépresseur appartenant à un groupe de médicaments appelés inhibiteurs de recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN). Ce groupe de médicaments est utilisé pour traiter la dépression et d'autres maladies, comme les troubles anxieux. Il est admis que les personnes déprimées et/ou anxieuses ont des taux plus faibles de sérotonine et de noradrénaline dans le cerveau. Le mode d'action des antidépresseurs n'est pas entièrement compris, mais ils contribueraient à l'augmentation des taux de sérotonine et de noradrénaline dans le cerveau.

VENLAFAXINE BIPHAR est un traitement destiné aux adultes présentant une dépression. VENLAFAXINE BIPHAR est également destiné au traitement des adultes présentant les troubles anxieux suivants : anxiété généralisée, phobie sociale (peur ou évitement des situations sociales) et trouble panique (attaques de panique). Un traitement adapté d'une dépression ou de troubles anxieux est important pour vous aider à aller mieux. Sans traitement, votre maladie risque de s'installer, voire de s'aggraver et de devenir plus difficile à traiter.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?  

Ne prenez jamais VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée :

·Si vous êtes allergique à la venlafaxine ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).

·Si vous prenez également ou avez pris à un moment quelconque au cours des 14 derniers jours, un médicament appelé inhibiteur irréversible de la monoamine oxydase (IMAO) quel quil soit, utilisé dans le traitement de la dépression ou de la maladie de Parkinson. La prise dun IMAO irréversible en association avec VENLAFAXINE BIPHAR peut provoquer des effets indésirables graves, voire mettant en jeu le pronostic vital. De même, vous devrez attendre au moins 7 jours après larrêt de VENLAFAXINE BIPHAR avant de prendre un IMAO quelconque (voir aussi les rubriques intitulées « Autres médicaments et VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée » et les informations dans cette rubrique à propos du « Syndrome sérotoninergique ».

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée :

·Si vous utilisez dautres médicaments qui, pris en même temps que VENLAFAXINE BIPHAR, pourraient augmenter le risque de survenue dun syndrome sérotoninergique (voir la rubrique « Autres médicaments et VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée »).

·Si vous avez des problèmes oculaires, comme certaines formes de glaucome (augmentation de la pression oculaire).

·Si vous avez des antécédents dhypertension artérielle.

·Si vous avez des antécédents de problèmes cardiaques.

·Si on vous a dit que vous aviez un rythme cardiaque anormal.

·Si vous avez des antécédents de convulsions (crises dépilepsie).

·Si vous avez des antécédents de baisse du sodium dans le sang (hyponatrémie).

·Si vous avez tendance à développer des ecchymoses ou à saigner facilement (antécédent de troubles hémorragiques) ou si vous prenez dautres médicaments susceptibles daugmenter le risque de saignement tels que la warfarine (utilisée pour prévenir la formation de caillots sanguins).

·Si vous avez des antécédents personnels ou familiaux de manie ou de trouble bipolaire (sensation de surexcitation ou deuphorie).

·Si vous avez des antécédents de comportement agressif.

VENLAFAXINE BIPHAR peut provoquer une sensation dagitation ou dincapacité à rester assis ou debout tranquillement pendant les premières semaines du traitement. Si cela vous arrive, parlez-en à votre médecin.

Idées suicidaires et aggravation de votre dépression ou de votre trouble anxieux

Si vous souffrez de dépression et/ou de troubles anxieux, vous pouvez parfois avoir des idées dauto-agression (agression envers vous-même) ou de suicide. Ces manifestations peuvent être majorées au début dun traitement par antidépresseur, car ce type de médicament nagit pas tout de suite mais seulement après 2 semaines ou plus de traitement.

Vous êtes plus susceptible de présenter ce type de manifestations dans les cas suivants :

·si vous avez déjà eu des idées suicidaires ou dauto-agression dans le passé,

·si vous êtes un jeune adulte. Les études cliniques ont montré que le risque de comportement suicidaire était accru chez les adultes de moins de 25 ans présentant une maladie psychiatrique et traités par antidépresseur.

Si vous avez des idées suicidaires ou dauto-agression, contactez immédiatement votre médecin ou allez directement à lhôpital.

Vous pouvez vous faire aider par un ami ou un parent, en lui expliquant que vous êtes dépressif ou que vous souffrez dun trouble anxieux, et en lui demandant de lire cette notice. Vous pouvez lui demander de vous signaler sil pense que votre dépression ou votre anxiété saggrave, ou sil sinquiète dun changement dans votre comportement.

Sécheresse de la bouche

Une sécheresse de la bouche a été rapportée chez 10% des patients traités par la venlafaxine. Celle-ci peut augmenter le risque de caries. Vous devrez donc porter une attention particulière à votre hygiène dentaire.

Diabète

Vos taux de glycémie (concentration de sucre dans le sang) peuvent être modifiés suite à la prise de VENLAFAXINE BIPHAR. Par conséquent une adaptation des doses de vos médicaments antidiabétiques peut savérer nécessaire.

Enfants et adolescents

VENLAFAXINE BIPHAR ne doit habituellement pas être utilisé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Il est également important de savoir que les patients de moins de 18 ans présentent un risque accru deffets indésirables, tels que tentative de suicide, pensées suicidaires et comportement hostile (principalement agressivité, comportement dopposition et colère) lorsquils sont traités par cette classe de médicaments. Néanmoins, il est possible que votre médecin décide de prescrire ce médicament à des patients de moins de 18 ans si il/elle décide que cest dans lintérêt du patient. Si votre médecin a prescrit ce médicament à un patient de moins de 18 ans et que vous désirez en discuter, adressez-vous à lui. Vous devez informer votre médecin si lun des symptômes énumérés ci-dessus apparaît ou saggrave lors de la prise de VENLAFAXINE BIPHAR par un patient de moins de 18 ans. Vous devez également savoir que la sécurité à long terme concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental de ce médicament na pas encore été établie dans cette tranche dâge.

Autres médicaments et VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Votre médecin vous dira si vous pouvez prendre VENLAFAXINE BIPHAR avec dautres médicaments.

Ne commencez ou narrêtez aucun médicament, y compris ceux disponibles sans ordonnance ainsi que les remèdes naturels et à base de plantes, avant den avoir vérifié la compatibilité auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

·Les inhibiteurs de la monoamine oxydase qui sont utilisés dans le traitement de la dépression ou de la maladie de Parkinson, ne doivent pas être pris avec VENLAFAXINE BIPHAR. Prévenez votre médecin si vous avez pris ces médicaments au cours des 14 derniers jours (IMAO : voir rubrique 2. «Quelles sont les informations à connaître avant de prendreVENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ? »).

·Syndrome sérotoninergique :

Une affection pouvant mettre en jeu le pronostic vital, ou des réactions semblables à un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) (voir rubrique 4. « QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ? »), peuvent survenir au cours dun traitement par venlafaxine, en particulier lorsquelle est associée à dautres médicaments.

Des exemples de ces médicaments incluent :

oLes triptans (utilisés pour la migraine).

oLes médicaments pour traiter la dépression, comme les IRSN, les ISRS, les tricycliques, ou les médicaments contenant du lithium.

oLes médicaments contenant du linézolide, un antibiotique (utilisé pour traiter les infections).

oLes médicaments contenant du moclobémide, un IMAO réversible (utilisé pour traiter la dépression).

oLes médicaments contenant de la sibutramine (utilisée pour la perte de poids).

oLes médicaments contenant du tramadol, du fentanyl, du tapentadol, de la péthidine, ou de la pentazocine (utilisé pour traiter la douleur intense).

oLes médicaments contenant du dextrométhorphane (utilisé pour traiter la toux).

oLes médicaments contenant de la méthadone (utilisé pour traiter laddiction aux drogues opioïdes ou les douleurs intenses).

oLes médicaments contenant du bleu de méthylène (utilisé pour traiter les taux élevés de méthémoglobine dans le sang).

oLes produits contenant du millepertuis (également appeléHypericum perforatum, un remède naturel ou un médicament à base de plantes utilisé dans le traitement de la dépression légère).

oLes produits contenant du tryptophane (utilisé dans les troubles du sommeil et la dépression).

oLes antipsychotiques (utilisés pour traiter une pathologie se manifestant par des symptômes tels quentendre, voir ou sentir des choses qui nexistent pas, des croyances erronées, une méfiance exagérée, un résonnement ambigu et un repli sur soi).

Les signes et symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent associer par exemple : instabilité psychomotrice, hallucinations, difficultés de coordination, battements cardiaques rapides, augmentation de la température corporelle, variations brutales de la pression artérielle, réflexes augmentés, diarrhée, coma, nausées, vomissements

Dans sa forme la plus sévère, le syndrome sérotoninergique peut sapparenter au syndrome malin des neuroleptiques (SMN). Les signes et symptômes du SMN peuvent comprendre une combinaison de fièvre, accélération du rythme cardiaque, transpiration, raideur musculaire sévère, confusion, augmentation des enzymes musculaires (déterminée par une analyse sanguine).

Contactez immédiatement un service médical durgences si vous pensez présenter un syndrome sérotoninergique.

Vous devez informer votre médecin si vous prenez des médicaments pouvant affecter votre rythme cardiaque.

Des exemples de ces médicaments incluent :

·Des anti-arythmiques tels que la quinidine, lamiodarone, le sotalol, ou le dofétilide (utilisé pour traiter les rythmes cardiaques anormaux).

·Des antipsychotiques tels que la thioridazine (voir aussi Syndrome sérotoninergique ci-dessus).

·Des antibiotiques tels que lérythromycine ou la moxifloxacine (utilisé pour traiter les infections bactériennes).

·Des antihistaminiques (utiliser pour traiter les allergies).

Les médicaments suivants peuvent également interagir avec VENLAFAXINE BIPHAR et doivent être utilisés avec prudence. Il est particulièrement important de signaler à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez des médicaments contenant :

·du kétoconazole (un médicament contre les mycoses).

·de lhalopéridol ou de la rispéridone (pour traiter certains troubles psychiatriques).

·du métoprolol (un bêta-bloquant utilisé pour traiter lhypertension artérielle et certains problèmes cardiaques).

VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée avec des aliments, boissons et de lalcool

VENLAFAXINE BIPHAR doit être pris au cours d'un repas (voir la rubrique 3 « COMMENT PRENDRE VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ? »).

Vous devez éviter de consommer de l'alcool pendant votre traitement par VENLAFAXINE BIPHAR.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecinou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Vous ne devez utiliser VENLAFAXINE BIPHAR quaprès avoir discuté des bénéfices et des risques potentiels pour votre enfant à naître avec votre médecin.

Assurez-vous que votre sage-femme et/ou votre médecin sachent que vous prenez VENLAFAXINE BIPHAR. En cas de prise pendant la grossesse, des médicaments semblables (ISRS) peuvent augmenter le risque dune maladie grave chez le bébé, appelée hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAP), qui se manifeste par une respiration accélérée et une coloration bleuâtre de la peau. Ces symptômes débutent généralement au cours des 24 premières heures suivant la naissance. Si cela survient chez votre bébé, vous devez immédiatement contacter votre sage-femme et/ou votre médecin.

Si vous prenez ce médicament pendant la grossesse, en plus des troubles respiratoires, un autre symptôme pouvant survenir chez votre bébé à la naissance consiste en des difficultés dalimentation. Si votre bébé présente ces symptômes à la naissance et quils vous paraissent préoccupants, contactez votre médecin et/ou votre sage-femme, qui sauront vous conseiller.

VENLAFAXINE BIPHAR passe dans le lait maternel. Il existe un risque deffet sur le bébé. Vous devrez, par conséquent, en discuter avec votre médecin, et il/elle décidera sil y a lieu pour vous darrêter lallaitement ou darrêter le traitement par VENLAFAXINE BIPHAR.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ne conduisez pas, n'utilisez aucun outil ni aucune machine avant de connaître les effets de VENLAFAXINE BIPHAR sur vous.

VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée contient du lactose.

Ce médicament contient du lactose. Si votre médecin vous a dit que vous présentiez une intolérance à certains sucres, consultez votre médecin avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La posologie initiale habituellement recommandée pour le traitement de la dépression, de lanxiété généralisée et de la phobie sociale est de 75 mg par jour. La posologie peut être augmentée progressivement par votre médecin, et si besoin, jusqu'à une posologie maximale de 375 mg par jour pour la dépression. Si vous êtes traité pour un trouble panique, votre médecin débutera votre traitement à une posologie plus faible (37,5 mg), puis augmentera progressivement la posologie. La posologie maximale pour lanxiété généralisée, la phobie sociale et le trouble panique est de 225 mg/jour.

Prenez VENLAFAXINE BIPHAR chaque jour, à peu près à la même heure, indifféremment le matin ou le soir. Les comprimés doivent être avalés entiers avec un peu de liquide, et ne doivent être ni divisés, ni cassés, ni mâchés, ni dissous.

VENLAFAXINE BIPHAR doit être pris au cours d'un repas.

Si vous avez des problèmes hépatiques ou rénaux, parlez-en à votre médecin, dans la mesure où votre posologie de VENLAFAXINE BIPHAR pourrait nécessiter une adaptation.

N'arrêtez pas de prendre ce médicament sans l'avis de votre médecin (voir la rubrique « Si vous arrêtez de prendre VENLAFAXINE BIPHAR »).

Si vous avez pris plus de VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée que vous nauriez dû

Appelez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien si vous avez pris une dose de VENLAFAXINE BIPHAR supérieure à celle prescrite par votre médecin.

Les symptômes d'un possible surdosage peuvent inclure des battements rapides du cur, des modifications du niveau de vigilance (allant de la somnolence au coma), une vision trouble, des convulsions et des vomissements.

Si vous oubliez de prendre VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée

Si vous oubliez une dose, prenez-la dès que vous vous en apercevez. Cependant, s'il est l'heure de la prise suivante, sautez la prise oubliée et ne prenez qu'une seule dose comme d'habitude. Ne prenez pas plus au cours d'une journée que la posologie de VENLAFAXINE BIPHAR qui vous a été prescrite pour une journée.

Si vous arrêtez de prendre VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée

Narrêtez pas votre traitement ou nen réduisez pas la posologie sans lavis de votre médecin, même si vous vous sentez mieux. Si votre médecin pense que vous navez plus besoin de VENLAFAXINE BIPHAR, il/elle pourra vous demander de réduire peu à peu votre posologie, avant darrêter complètement le traitement. Des effets indésirables peuvent survenir à larrêt de ce médicament, surtout lorsquil est arrêté brutalement ou que la posologie est diminuée trop rapidement. Certains patients peuvent présenter des symptômes tels que fatigue, sensations vertigineuses, sensation débriété, maux de tête, insomnie, cauchemars, bouche sèche, perte dappétit, nausées, diarrhée, nervosité, agitation, confusion, bourdonnements doreilles, fourmillements ou plus rarement sensations de décharges électriques, faiblesse, transpiration excessive, crises convulsives ou symptômes pseudo-grippaux.

Votre médecin vous conseillera sur la manière darrêter graduellement le traitement par VENLAFAXINE BIPHAR. Si vous présentez lun de ces symptômes ou dautres symptômes gênants, demandez conseil à votre médecin.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Si lun des signes suivants apparaît, ne prenez plus VENLAFAXINE BIPHAR. Signalez-le immédiatement à votre médecin, ou rendez-vous aux urgences de lhôpital le plus proche :

Peu fréquent (peut toucher jusquà 1 personnes sur 100)

·Gonflement du visage, de la bouche, de la langue, de la gorge, des mains ou des pieds et/ou éruption en relief avec démangeaisons (urticaire), difficulté à avaler ou à respirer.

Rare (peut toucher jusquà 1 personnes sur 1000)

·Oppression thoracique, respiration sifflante, troubles de la déglutition ou difficultés respiratoires.

·Eruption cutanée sévère, démangeaisons ou urticaire (plaques en relief rouges ou pâles accompagnées de fréquentes démangeaisons).

·Signes et symptômes de syndrome sérotoninergique incluant agitation, hallucination, perte de coordination, accélération du rythme cardiaque, augmentation de la température corporelle, changement rapide de pression artérielle, réflexes vifs, diarrhée, coma, nausée, vomissements.

Dans sa forme la plus sévère, le syndrome sérotoninergique peut sapparenter au syndrome malin des neuroleptiques (SMN). Les signes et symptômes du SMN peuvent comprendre une combinaison de fièvre, accélération du rythme cardiaque, transpiration, raideur musculaire sévère, confusion, augmentation des enzymes musculaires (déterminée par une analyse sanguine).

·Signes dinfection, tels que température élevée, frissons, grelottements, maux de tête, transpiration excessive, symptômes grippaux. Cela peut être le résultat dune anomalie sanguine conduisant à une augmentation du risque dinfection.

·Eruption sévère pouvant conduire à la formation dimportantes bulles et à un décollement de la peau.

·Douleurs musculaires, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquées. Cela peut être un signe de rhabdomyolyse.

Autres effets indésirables pour lesquels vous devez contacter votre médecin (la fréquence de ces effets secondaires est incluse dans la liste « Autres effets indésirables pouvant survenir » ci-dessous):

·Toux, respiration sifflante, essoufflement qui peuvent être accompagnés dune augmentation de la température.

·Selles noires (goudronneuses) ou sang dans les selles.

·Démangeaisons, peau jaune ou yeux jaunes, ou urines foncées, qui peuvent être des symptômes dinflammation du foie (hépatite).

·Problèmes cardiaques, comme une fréquence cardiaque irrégulière ou rapide, augmentation de la pression artérielle.

·Problèmes visuels, comme une vision trouble, les pupilles dilatées.

·Problèmes nerveux, tels que des sensations vertigineuses, des sensations de picotements, des troubles moteurs (spasmes ou raideur musculaires), des convulsions ou attaques.

·Problèmes psychiatriques, comme une hyperactivité et une sensation de surexcitation inhabituelle.

·Syndrome de sevrage (voir rubrique3 « COMMENT PRENDREVENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée?,Si vous arrêtez de prendreVENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée »).

·Saignement prolongé si vous vous coupez ou blessez, larrêt du saignement peut prendre un peu plus de temps que dhabitude.

Autres effets indésirables pouvant survenir

Très fréquent (peut toucher plus d1 personnes sur 10)

·Sensations vertigineuses, maux de tête, somnolence.

·Insomnie.

·Nausée, bouche sèche, constipation.

·Transpiration (incluant sueurs nocturnes).

Fréquent (peut toucher jusquà 1 personnes sur 10)

·Perte dappétit.

·Confusion, sensation dêtre séparé (ou détaché) de vous-même, absence dorgasme, baisse de la libido, agitation.

·Nervosité, rêves anormaux.

·Tremblements, sensation dagitation ou dincapacité à rester assis ou debout calmement, sensation de picotements, altération du goût, augmentation du tonus musculaire.

·Troubles de la vision incluant vision floue, pupilles dilatées, incapacité de lil à accommoder automatiquement la vision dun objet lointain à un objet proche.

·Bourdonnements doreilles (acouphènes).

·Battements cardiaques rapides, palpitations.

·Augmentation de la pression artérielle, bouffées de chaleur.

·Essoufflement, bâillements.

·Vomissements, diarrhée.

·Eruption légère, démangeaisons.

·Besoin plus fréquent duriner, incapacité à uriner, difficultés à uriner.

·Troubles menstruels tels qu'une augmentation des saignements ou des saignements irréguliers, éjaculation/orgasme anormaux (hommes), trouble érectile (impuissance).

·Faiblesse (asthénie), fatigue, frissons.

·Prise de poids, perte de poids.

·Augmentation du cholestérol.

Peu fréquent (peut toucher jusquà 1 personnes sur 100)

·Hyperactivité, fuite des idées et diminution du besoin de dormir (manie).

·Hallucination, sensation dêtre séparé (ou détaché) de la réalité, troubles de lorgasme, manque de sentiment ou démotion, sensation de surexcitation, grincement de dents.

·Evanouissement, mouvement musculaire involontaire, trouble de la coordination et de léquilibre.

·Sensation détourdissement (particulièrement lorsque vous vous relevez trop rapidement), baisse de la pression sanguine.

·Vomissement de sang, selles (fèces) noires et daspect goudronneux ou sang dans les selles, qui peuvent être des signes dhémorragies internes.

·Sensibilité à la lumière du soleil, ecchymose, perte anormale de cheveux.

·Incontinence.

·Raideur, spasmes et mouvements musculaires involontaires.

·Légères modifications des taux sanguins denzymes du foie.

Rare (peut toucher jusquà 1 personnes sur 1000)

·Convulsions ou crises convulsives.

·Toux, respiration sifflante, essoufflement qui peuvent être accompagnés par une augmentation de la température.

·Désorientation et confusion souvent accompagnées dhallucination (délire).

·Consommation excessive deau (SIADH).

·Baisse du taux sanguin de sodium.

·Douleur sévère de lil et diminution de la vision ou vision trouble.

·Rythme cardiaque anormal, rapide ou irrégulier, ce qui peut conduire à un évanouissement.

·Douleurs abdominales et dorsales sévères (pouvant indiquer un trouble grave au niveau de lintestin, du foie ou du pancréas).

·Démangeaisons, peau ou yeux de couleur jaune, urines foncées, ou symptômes pseudo-grippaux, qui sont les symptômes dune inflammation du foie (hépatite).

Très rare (peut toucher jusquà 1 personnes sur 10 000)

·Saignement prolongé qui peut être le signe dune baisse du nombre de plaquettes dans le sang, conduisant à un risque plus élevé de bleus ou de saignements.

·Production anormale de lait.

·Saignements inattendus tels que des saignements des gencives, sang dans les urines ou dans les vomissements ou apparition decchymoses inexpliquées ou déclatement de vaisseaux sanguins (éclatement de veines).

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

·Idées suicidaires ou comportement suicidaire, des cas didées suicidaires ou de comportement suicidaire ont été rapportés au cours du traitement par venlafaxine ou juste après larrêt du traitement (voir rubrique 2 : QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?).

·Agressivité.

·Vertige.

VENLAFAXINE BIPHAR cause parfois des effets indésirables dont vous pourriez ne pas prendre conscience, tels que laugmentation de la pression artérielle ou une fréquence cardiaque anormale, de légères variations des concentrations sanguines denzymes hépatiques, de sodium ou de cholestérol. Plus rarement, VENLAFAXINE BIPHAR peut réduire la fonction plaquettaire dans votre sang, conduisant à un risque plus élevé de bleus ou de saignements. Par conséquent, votre médecin peut souhaiter effectuer de temps en temps des bilans sanguins, surtout si vous prenez VENLAFAXINE BIPHAR depuis longtemps.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Ne pas utiliser VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée après la date de péremption mentionnée sur le conditionnement. La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.

Plaquettes thermoformées : A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité.

Flacon : conserver le flacon soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée  

·La substance active est :

Chaque comprimé à libération prolongée contient 150 mg de venlafaxine (sous forme de chlorhydrate).

·Les autres composants sont :

Noyau : mannitol (E421), povidone K-90, macrogol 400, cellulose microcristalline, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Enrobage : acétate de cellulose, macrogol 400, hypromellose, lactose monohydraté, dioxyde de titane (E171), triacétine.

Quest-ce que VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg, comprimé à libération prolongée et contenu de lemballage extérieur  

Les comprimés à libération prolongée VENLAFAXINE BIPHAR 150 mg sont blancs et ronds (9,5 mm), et sont disponibles sous plaquettes thermoformées de 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 100 et 500 comprimés et en flacons de 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 100 et 500 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 RUE WASHINGTON

75008 PARIS

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 RUE WASHINGTON

75008 PARIS

Fabricant  

LABORATORIOS LICONSA SA

AVDA. MIRALCAMPO, N°7,

POLIGONO INDUSTRIAL MIRALCAMPO

19200 AZUQUECA DE HENARES (GUADALAJARA)

ESPAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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