RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé


source: ANSM - Mis à jour le : 30/08/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chaque comprimé pelliculé contient 75 mg de risédronate monosodique, équivalent à 69,6 mg dacide risédronique.

Excipient(s) à effet notoire : un comprimé contient 77,8 microgrammes de glucose et 8,68 microgrammes de sorbitol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé pelliculé.

Comprimé pelliculé, rose, rond, biconvexe, à bords biseautés, gravé « RR » sur un « 1 » sur une face et « M » sur lautre face.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique chez les femmes à risque élevé de fractures (voir rubrique 5.1).

4.2. Posologie et mode d'administration  

La durée optimale du traitement par bisphosphonates pour lostéoporose na pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.

Posologie

Chez l'adulte, la dose recommandée est d'un comprimé à 75 mg par voie orale, deux jours consécutifs par mois.

·Les patientes doivent être informées que si elles oublient une prise de RISEDRONATE MYLAN, elles doivent la prendre le lendemain matin du jour où l'oubli est constaté, à moins qu'il ne reste que 7 jours au plus jusqu'à la prochaine prise mensuelle. Les patientes devront alors prendre du RISEDRONATE MYLAN, 2 jours consécutivement par mois, le jour où le comprimé doit normalement être pris.

·Si l'intervalle de la prise suivante est de moins de 7 jours, les patientes doivent attendre la date de la prochaine prise mensuelle initialement prévue et continuer de prendre le RISEDRONATE MYLAN 2 jours consécutivement par mois aux dates prévues.

·Les patientes ne doivent pas prendre 3 comprimés dans la même semaine.

Sujets âgés

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire car la biodisponibilité, la distribution et l'élimination sont identiques chez les sujets âgés (> 60 ans) et chez les sujets plus jeunes. Ceci a été démontré également chez les patientes ménopausées très âgées de 75 ans et plus.

Insuffisants rénaux

Aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les patientes ayant une insuffisance rénale légère à modérée. L'utilisation du risédronate monosodique est contre-indiquée chez les patientes ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Population pédiatrique

Le risédronate monosodique nest pas recommandé chez les enfants de moins de 18 ans en raison de données insuffisantes en termes de sécurité et defficacité(voir également rubrique 5.1).

Mode dadministration

Voie orale.

Le comprimé doit être avalé entier, sans être sucé ni mâché.

Pour faciliter le transit du comprimé jusqu'à l'estomac, le risédronate sodique doit être avalé en position assise ou debout, avec un grand verre d'eau plate (≥ 120 ml).

Les patientes ne doivent pas s'allonger au cours des 30 minutes qui suivent la prise du comprimé (voir rubrique 4.4.).

Le premier comprimé doit être pris le même jour chaque mois, suivi par le second comprimé le jour d'après. L'absorption du risédronate sodique est affectée par la nourriture et les cations polyvalents (voir rubrique 4.5), afin d'obtenir une absorption optimale, les patientes doivent prendre RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé avant le petit déjeuner : au moins 30 minutes avant l'absorption des premiers aliments, des autres médicaments ou boissons (autre que de l'eau plate) de la journée. L'eau plate est la seule boisson qui doit être prise avec RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé. Veuillez noter que certaines eaux minérales peuvent contenir une très forte concentration en calcium et ne doivent donc pas être utilisées (voir rubrique 5.2).

Une supplémentation en calcium et en vitamine D sera à envisager si l'apport alimentaire est insuffisant.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité au risédronate sodique ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Hypocalcémie (voir rubrique 4.4.).

·Grossesse et allaitement.

·Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Les aliments, boissons (autres que l'eau plate) et certains médicaments contenant des cations polyvalents (tels que calcium, magnésium, fer et aluminium) interfèrent avec l'absorption des bisphosphonates et ne doivent pas être pris en même temps que le risédronate sodique (voir rubrique 4.5). Afin d'obtenir l'efficacité escomptée, un strict respect des recommandations posologiques est nécessaire (voir rubrique 4.2).

L'efficacité des bisphosphonates dans le traitement de l'ostéoporose est liée à la présence d'une densité minérale osseuse basse et/ou d'une fracture prévalente.

Un âge élevé ou des facteurs de risque clinique de fracture seuls ne sont pas des raisons suffisantes pour initier un traitement de l'ostéoporose par un bisphosphonate.

Les preuves étayant l'efficacité des bisphosphonates dont le risédronate sodique chez les patientes très âgées (> 80 ans), sont limitées (voir rubrique 5.1).

Les bisphosphonates ont été associés à des sophagites, des gastrites, des ulcères sophagiens et gastro-duodénaux. Par conséquent, une prudence devra être de mise :

·chez les patientes qui ont des antécédents de troubles sophagiens pouvant retarder le transit ou la vidange sophagienne (ex: sténose ou achalasie);

·chez les patientes qui sont dans l'incapacité de se tenir en position verticale pendant au moins 30 minutes après la prise du comprimé;

·si le risédronate sodique est prescrit à des patientes avec des problèmes gastro-intestinaux proximaux ou sophagiens, récents ou toujours actifs(y compris un sophage de Barrett).

Le prescripteur doit insister auprès des patientes sur l'importance de bien prendre connaissance des instructions posologiques et doit être vigilant quant à l'existence de signes ou symptômes indiquant une possible réaction sophagienne. L'information de consulter si elles présentent des symptômes d'irritation sophagienne tels que dysphagie, odynophagie, douleur rétrosternale ou brûlures épigastriques nouvelles ou aggravées doit être donnée aux patientes.

Toute hypocalcémie doit être corrigée avant de débuter un traitement par du risédronate sodique. Les autres troubles du métabolisme osseux et minéral (par exemple, dysfonctionnement parathyroïdien, hypovitaminose D) doivent être traités dès l'initiation du traitement par le risédronate sodique.

L'ostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels d'ostéonécrose du conduit auditif externe comprennent l'utilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque locaux tels qu'une infection ou un traumatisme. La possibilité d'ostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patients recevant des bisphosphonates qui présentent des symptômes auditifs, notamment des infections chroniques de loreille.

Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et/ou à une infection locale (y compris une ostéomyélite) a été rapportée chez des patients atteints de cancer et recevant des traitements médicamenteux comprenant entre autres des bisphosphonates administrés principalement par voie intraveineuse. La plupart de ces patients avaient également reçu une chimiothérapie et des corticoïdes. Une ostéonécrose de la mâchoire a également été rapportée chez des patients ostéoporotiques traités par bisphosphonates par voie orale.

Un examen dentaire ainsi que des soins dentaires préventifs appropriés doivent être envisagés avant l'instauration d'un traitement par du bisphophonate chez les patientes présentant des facteurs de risque associés (par exemple: cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie, mauvaise hygiène buccale).

Au cours du traitement, ces patientes doivent éviter si possible toute intervention dentaire invasive. Chez les patientes qui développent une ostéonécrose de la mâchoire au cours d'un traitement par du bisphophonate, une chirurgie dentaire pourrait aggraver la situation. Chez les patientes nécessitant une intervention dentaire, aucune donnée ne permet de suggérer que l'arrêt du traitement par bisphosphonates réduit le risque d'ostéonécrose de la mâchoire. L'appréciation de l'état clinique par le médecin traitant doit orienter la prise en charge de chaque patiente, en se basant sur l'évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.

Fractures atypiques du fémur

Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur nimporte quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusquau-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou laine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la survenue de la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. Larrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de lévaluation du bénéfice/risque pour le patient.

Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.

RISEDRONATE MYLAN 75 mg contient du polydextrose (glucose et sorbitol). Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose et/ou chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Aucune étude spécifique d'interactions n'a été réalisée. Cependant aucune interaction médicamenteuse cliniquement pertinente n'a été retrouvée pendant les essais cliniques.

Respectivement 33 % et 45 % des patientes ayant participé aux études de Phase III dans l'ostéoporose avec le risédronate sodique, ont utilisé de l'acide acétylsalicylique ou des AINS.

Dans les études de phase III comparant la prise de 75 mg de risédronate sodique 2 jours consécutifs par mois et 5 mg en prise journalière, chez les femmes ménopausées, 54,8 % des patientes ont utilisé de l'acide acétylsalicylique ou des AINS. L'incidence des effets secondaires digestifs hauts a été identique chez les patientes utilisant de l'acide acétylsalicylique ou des AINS.

Si nécessaire, le risédronate sodique peut être utilisé en association à un traitement strogénique substitutif.

La prise simultanée de médicaments contenant des cations polyvalents (par exemple, calcium, magnésium, fer et aluminium) peut interférer avec l'absorption du risédronate sodique (voir rubrique 4.4).

Le risédronate sodique n'est pas systémiquement métabolisé, n'entraîne pas d'induction enzymatique du cytochrome P450 et a un faible taux de fixation aux protéines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Il n'y a pas de données disponibles sur l'utilisation du risédronate sodique chez la femme enceinte. Des études chez l'animal ont montré une toxicité sur la fonction de reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez les femmes n'est pas connu.

Le risédronate sodique ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte.

Allaitement

Les études chez l'animal ont montré qu'une petite quantité de risédronate sodique passait dans le lait maternel.

Le risédronate sodique ne doit pas être utilisé chez la femme qui allaite.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Aucun effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été observé.

4.8. Effets indésirables  

Le risédronate sodique a été étudié lors d'essais cliniques de phase III sur plus de 15 000 patients.

Dans ces essais cliniques, la majorité des effets indésirables a été d'intensité légère à modérée et n'a généralement pas nécessité l'interruption du traitement.

Les événements indésirables rapportés dans les essais cliniques de phase III chez les femmes ménopausées ostéoporotiques traitées jusqu'à 36 mois par du risédronate sodique 5 mg/j (n=5 020) ou placebo (n=5 048) et considérés comme possiblement ou probablement liés au risédronate sodique sont listés ci-dessous. La convention suivante est utilisée (incidence des événements indésirables versus placebo notée entre parenthèses): très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100; < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000; < 1/100), rares (≥ 1/10 000; < 1/1 000), très rares (< 1/10 000) ; indéterminée (ne peut être établie sur la base des données disponibles).

Affections du système nerveux :

Fréquents: maux de tête (1,8 % vs 1,4 %).

Affections oculaires :Peu fréquents: iritis*.

Affections gastro-intestinalesFréquents: constipation (5,0 % vs 4,8 %), dyspepsie (4,5 % vs 4,1 %), nausées (4,3 % vs 4,0 %), douleurs abdominales (3,5 % vs 3,3 %), diarrhées (3,0% vs 2,7 %).

Peu fréquents: gastrite (0,9 % vs 0,7 %), sophagite (0,9 % vs 0,9 %), dysphagie (0,4 % vs 0,2 %), duodénite (0,2 % vs 0,1 %), ulcère sophagien (0,2% vs 0,2%).

Rares: Glossite (< 0,1 % vs 0,1 %), sténose de l'sophage (< 0,1% vs 0,0 %).

Affections musculo-squelettiques et systémiques ::

Fréquents: douleurs musculo-squelettiques (2,1 % vs 1,9 %).

Très rares: ostéonécrose du conduit auditif externe (effets indésirables de la classe des bisphosphonates)

Investigations :

Rares: Anomalie des tests hépatiques*.

*Incidences non significatives dans les études de Phase III sur l'ostéoporose; fréquence basée sur les événements indésirables, les examens de laboratoire et les résultats du rechallenge dans les essais cliniques précoces.

Dans une étude multicentrique, en double aveugle, d'une durée de 2 ans comparant le risédronate sodique 5 mg par jour (n=613) et le risédronate sodique 75 mg 2 jours consécutifs par mois (n=616) chez des femmes ménopausées ostéoporotiques, les profils globaux de sécurité d'emploi ont été similaires. Les effets indésirables additionnels suivants, considérés comme possiblement ou probablement liés au produit par les investigateurs, ont été rapportés (incidence supérieure dans le groupe risédronate sodique 75 mg par rapport au groupe risédronate sodique 5 mg).

Affections gastro-intestinales ::

Fréquents: gastrite érosive (1,5 % vs 0,8 %), vomissements (1,3 % vs 1,1 %).

Affections musculo-squelettiques et systémiques ::

Fréquents: arthralgie (1,5% vs 1,0 %), douleurs osseuses (1,1 % vs 0,5 %) et douleurs aux extrémités (1,1 % vs 0,5 %).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration ::

Peu fréquents: réactions aiguës, telles que fièvre et/ou syndrome pseudo-grippal (dans les 5 jours suivants la première dose) (0,6 % vs. 0,0 %).

Investigations :

Une diminution précoce, transitoire, légère et asymptomatique de la calcémie et de la phosphatémie a été observée chez certains patients.

Après la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence rare) :

Affections musculo-squelettiques et systémiques ::

Fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effets indésirables de classe des bisphosphonates).

Les réactions indésirables supplémentaires suivantes ont été rapportées après la mise sur le marché (fréquence indéterminée) :

Affections du système immunitaire ::

Réaction anaphylactique.

Affections oculaires ::

Iritis, uvéite

Affections hépatobiliaires:

Troubles hépatiques graves.

Dans la plupart des cas rapportés, les patients étaient également traités avec d'autres médicaments connus pour causer des troubles hépatiques.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané ::

Hypersensibilité et réactions cutanées, comprenant angio-dème, rash généralisé, urticaire, réactions cutanées bulleuses, parfois sévères incluant des cas isolés du syndrome de Stevens-Johnson, de nécrolyses épidermiques toxiques et de vasculite leucocytoclastique.

Alopécie.

Affections musculo-squelettiques et systémiques:

Ostéonécrose de la mâchoire

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Aucune information spécifique sur le traitement d'un surdosage en risédronate sodique n'est disponible.

A la suite d'un surdosage important, une diminution de la calcémie peut être observée. Chez certaines patientes, des signes et symptômes d'hypocalcémie peuvent également être observés.

Afin de fixer le risédronate sodique et de réduire son absorption, du lait ou des antiacides contenant du magnésium, du calcium ou de l'aluminium doivent être administrés. En cas de surdosage important, un lavage gastrique peut être envisagé afin d'éliminer le risédronate sodique non absorbé.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : Médicaments affectant la structure et la minéralisation osseuse, bisphosphonates, code ATC : M05BA07

Mécanisme daction

Le risédronate sodique est un pyridinil bisphosphonate qui se fixe sur l'hydroxyapatite osseuse et inhibe la résorption osseuse induite par l'ostéoclaste.

Le remodelage osseux est réduit alors que l'activité ostéoblastique et la minéralisation osseuse sont préservées.

Efficacité et sécurité clinique

Dans les études précliniques, le risédronate sodique a révélé une puissante activité anti-résorptive et anti‑ostéoclastique, et a augmenté, de façon dose-dépendante, la masse osseuse et la force biomécanique du squelette. L'activité du risédronate sodique a été confirmée en mesurant les marqueurs biochimiques du remodelage osseux lors d'études pharmacodynamiques et cliniques. Dans les études chez des femmes ménopausées, les diminutions des marqueurs biochimiques du remodelage osseux ont été observées en 1 mois de traitement et ont atteint un pic maximal en 3 à 6 mois. Dans une étude à 2 ans, les diminutions des marqueurs biochimiques du remodelage osseux (télopeptide N-terminal réticulé du collagène (NTX) dans les urines, phosphatases alcalines osseuses dans le sérum) ont été similaires avec le risédronate sodique à 75 mg pris 2 jours consécutifs par mois et le risédronate sodique 5 mg quotidien, à 24 mois.

Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique

Des facteurs de risque fréquemment associés à l'ostéoporose post-ménopausique incluent: masse osseuse basse, densité minérale osseuse basse, existence de fractures antérieures, ménopause précoce, antécédent de tabagisme, consommation d'alcool et antécédent familial d'ostéoporose. La fracture est la conséquence clinique de l'ostéoporose. Le risque de fracture s'accroît avec le nombre de facteurs de risque.

Basée sur les résultats de la variation moyenne de la DMO lombaire, l'équivalence du risédronate sodique 75 mg (n=524) à prendre 2 jours consécutifs par mois et du risédronate sodique 5 mg/jour (n=527) a été démontrée dans une étude multicentrique, en double-aveugle, d'une durée de 2 ans chez des femmes ménopausées ostéoporotiques.

Les deux groupes de traitement ont montré une augmentation statistiquement significative de la DMO lombaire versus inclusion, à 6, 12, 24 mois de traitement et à la fin de l'étude.

Le développement clinique du risédronate sodique administré quotidiennement a étudié l'effet du risédronate sodique sur le risque de fractures de hanche et de fractures vertébrales et a inclus des femmes récemment ménopausées ou ménopausées depuis longtemps, avec ou sans fracture.

Des doses journalières de 2,5 mg et 5 mg ont été étudiées et tous les groupes, y compris les groupes placebo, ont reçu du calcium et de la vitamine D (lorsque les taux, à l'inclusion, étaient bas).

Les risques absolu et relatif de nouvelles fractures vertébrales et de hanche ont été estimés par une analyse de type « date de survenue du premier événement ».

·Deux essais contrôlés contre placebo (n=3 661) ont inclus des femmes ménopausées de moins de 85 ans présentant des fractures vertébrales à l'inclusion.

Le risédronate sodique 5 mg, administré quotidiennement pendant 3 ans a réduit le risque de nouvelles fractures vertébrales par rapport au groupe placebo. Chez les femmes ayant au moins soit 1, soit 2 fractures vertébrales, la réduction du risque relatif était respectivement de 41 et 49% (incidence des nouvelles fractures vertébrales sous risédronate sodique 11,3% et 18,1%, sous placebo 16,3% et 29,0%, respectivement).

L'efficacité du traitement a été observée tôt, dès la fin de la première année de traitement. Des effets bénéfiques ont aussi été démontrés chez les femmes présentant des fractures multiples à l'inclusion. Le risédronate sodique, à raison de 5 mg par jour, a aussi réduit la perte de taille annuelle, comparativement à la population du groupe contrôle.

·Deux autres essais contrôlés contre placebo ont inclus des femmes ménopausées, de plus de 70 ans, avec ou sans fracture vertébrale à l'inclusion. Les femmes de 70 à 79 ans étaient incluses avec un T‑score < -3 DS (norme fabricant) au col fémoral soit T-score < -2,5 DS (NHANES III) et avec au moins un facteur de risque additionnel. Les femmes de 80 ans ou plus pouvaient être incluses sur la base de l'existence d'au moins un facteur de risque de fracture de hanche d'origine non osseuse ou d'une DMO basse au col fémoral.

L'efficacité du risédronate par rapport au placebo n'est statistiquement significative que lorsque les données issues des 2 groupes de traitement (risédronate 2,5 et 5 mg) sont combinées.

Les résultats suivants sont uniquement basés sur une analyse a posteriori de sous-groupes définis par la pratique clinique et les définitions actuelles de l'ostéoporose :

oDans le sous-groupe de patientes avec un T-score au col fémoral ≤ -2,5 DS (NHANES III) et au moins une fracture vertébrale à l'inclusion, le risédronate sodique administré pendant 3 ans a réduit le risque de fractures de hanche de 46% par rapport au groupe placebo (incidence des fractures de hanche dans les groupes risédronate sodique 2,5 et 5 mg combinés : 3,8%, dans le groupe placebo : 7,4%).

oLes données suggèrent que cette protection peut être moindre chez les personnes très âgées (≥ 80 ans). Cela peut être dû, avec l'âge, à l'importance croissante des facteurs de risque de fractures de hanche, d'origine non osseuse.

oDans ces essais, les données issues des critères secondaires ont indiqué une diminution du risque de nouvelles fractures vertébrales chez les patientes avec une DMO basse au col fémoral, sans fracture vertébrale et chez les patientes avec une DMO basse au col fémoral, avec ou sans fracture vertébrale.

·Le risédronate sodique 5 mg administré quotidiennement pendant 3 ans a augmenté la densité minérale osseuse (DMO) par rapport à la population placebo, au rachis lombaire, au col du fémur, au trochanter et au poignet et a maintenu la densité osseuse au radius distal.

·Après 3 ans de traitement (administration quotidienne de risédronate sodique 5 mg), une année de suivi sans traitement a montré une réversibilité rapide de l'effet suppresseur du risédronate sodique sur le remodelage osseux.

·Des prélèvements de biopsies osseuses réalisées chez des femmes ménopausées traitées quotidiennement avec du risédronate sodique 5 mg pendant 2 à 3 ans ont montré une réduction modérée attendue du remodelage osseux. L'os formé pendant le traitement par risédronate sodique était de structure lamellaire et de minéralisation osseuse normale. Ces données, associées à la réduction de l'incidence des fractures vertébrales chez les femmes ostéoporotiques semblent indiquer qu'il n'y a pas d'effet délétère sur la qualité osseuse.

·Des résultats endoscopiques chez des patientes ayant présenté des effets indésirables gastro-intestinaux modérés à sévères, tant chez les sujets sous risédronate sodique que dans la population contrôle, n'ont pas mis en évidence d'ulcère gastrique, duodénal ou sophagien lié au traitement dans aucun des groupes, bien qu'une duodénite ait été parfois observée dans le groupe de patientes sous risédronate sodique.

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité du risédronate monosodique a été analysés au cours dune étude de 3 ans (étude randomisée, en double aveugle, contre placebo, multicentrique, en groupes parallèles durant un an suivi de 2 ans de traitement en ouvert) chez des patients âgés de 4 à moins de 16 ans atteints dostéogenèse imparfaite légère à modérée. Dans cette étude, les patients pesant 10-30 kg ont reçu du 2,5 mg de risédronate par jour et les patients pesant plus de 30 kg ont reçu 5 mg de risédronate par jour.

A la fin de la première année de l'essai randomisé, en double-aveugle, contrôlé contre placebo, on a observé une augmentation statistiquement significative de la DMO du rachis lombaire dans le groupe traité avec le risédronate par comparaison au groupe traité avec le placebo; cependant, une augmentation d'au moins 1 du nombre de fractures vertébrales morphométriques identifiées par rayons X a été observée dans le groupe traité avec le risédronate par comparaison au groupe traité avec le placebo. Durant un an détude en double aveugle, le pourcentage de patients ayant rapporté des fractures cliniques était de 30,9% dans le groupe risédronate et de 49,0% dans le groupe placebo.

Durant la période en ouvert où tous les patients ont reçu le risédronate (12 à 36 mois), des fractures cliniques ont été rapportées par 65,3% des patients randomisés initialement dans le groupe placebo et par 52,9% des patients randomisés initialement dans le groupe risédronate. Dans l'ensemble, les résultats sont insuffisants pour permettre l'utilisation du risédronate monosodique chez des patients de la population pédiatrique atteints dostéogenèse imparfaite légère à modérée.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

L'absorption après une prise orale est relativement rapide (tmax ~ 1 heure) et indépendante des doses étudiées (étude en prise unique : de 2,5 à 30 mg ; études avec des prises multiples : de 2,5 à 5 mg/jour et jusqu'à 75 mg 2 jours consécutifs par mois). La biodisponibilité moyenne orale du comprimé est de 0,63% mais diminue en cas de prise alimentaire concomitante. En comparaison avec un jeûne de 4 heures après la prise de risédronate sodique, la biodisponibilité diminue respectivement de 50 et 30% lorsque le petit déjeuner est pris 30 minutes ou 1 heure après la prise du comprimé de risédronate sodique. Il a été montré qu'avaler le comprimé de risédronate 75 mg avec de l'eau riche en calcaire diminuait de 60% la biodisponibilité par rapport à de l'eau douce.

La biodisponibilité était similaire chez les hommes et chez les femmes.

Distribution

Le volume de distribution moyen à l'état d'équilibre est de 6,3 l/kg chez l'être humain. Le taux de fixation aux protéines plasmatiques est d'environ 24 %.

Biotransformation

Aucun signe de métabolisme systémique du risédronate sodique n'a été retrouvé.

Élimination

Environ 50 % de la dose ingérée est éliminée dans les urines en 24 heures ; 85 % d'une dose intraveineuse sont retrouvés dans les urines en 28 jours. La clairance rénale moyenne est de 105 ml/min et la clairance totale moyenne est de 122 ml/min, la différence étant probablement due à une adsorption osseuse.

La clairance rénale ne dépend pas de la concentration ; une relation linéaire entre la clairance rénale et la clairance de la créatinine a été retrouvée. Le risédronate sodique non absorbé est éliminé tel quel dans les selles.

Après administration orale, le profil de concentration plasmatique montre une élimination en trois temps, avec une demi-vie finale de 480 heures.

Populations particulières

Sujets âgés

Aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire.

Utilisateurs d'acide acétylsalicylique ou d'AINS

Chez les utilisateurs réguliers d'acide acétylsalicylique ou d'AINS (3 jours ou plus par semaine), l'incidence des événements indésirables gastro-intestinaux hauts chez les patientes traitées par risédronate monosodique a été similaire au groupe contrôle.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Des études toxicologiques réalisées chez le rat et le chien ont montré des effets hépato-toxiques dose‑dépendants sous risédronate sodique, en particulier une augmentation enzymatique avec modifications histologiques chez le rat. La pertinence clinique de ces observations n'est pas connue.

Une toxicité testiculaire a été observée chez le rat et le chien à des doses supérieures aux doses thérapeutiques usuelles chez l'Homme. Une irritation des voies aériennes supérieures a été fréquemment observée chez les rongeurs. Des effets similaires ont également été observés avec les autres bisphosphonates.

Des effets sur les voies aériennes inférieures ont également été observés dans des études à long terme chez les rongeurs ; la signification clinique de ces observations n'est pas établie. Dans les études de toxicité de la reproduction, dans des conditions proches des conditions cliniques, des modifications de l'ossification ont été observées au niveau du sternum et/ou du crâne du ftus de rats traités ; une hypocalcémie et une mortalité chez certaines femelles gravides prêtes à mettre bas ont également été observées.

Aucun risque de tératogénicité à des doses de 3,2 mg/kg/jour chez le rat et 10 mg/kg/jour chez le lapin n'a été mis en évidence, bien que les données ne soient disponibles que pour un faible nombre de lapins. La toxicité maternelle a empêché de tester des doses supérieures. Les données précliniques ne montrent pas de risque particulier pour l'être humain, sur la base des études conventionnelles de génotoxicité et de carcinogénèse.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Noyau:

Mannitol (E421), cellulose microcristalline, crospovidone (Type A), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage:

Dioxyde de titane (E171), polydextrose (contient du glucose et du sorbitol (E420)), hypromellose, triacétine, macrogol, oxyde de fer (E172).

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

Flacon : après première ouverture du flacon, le médicament doit être utilisé dans les 100 jours.

6.4. Précautions particulières de conservation  

Pas de conditions de conservation particulières.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  

2, 4, 6, 8 et 12 comprimés pelliculés sous plaquette (Aclar/PVC/Aluminium).

2 comprimés pelliculés sous plaquettes (Aclar/PVC/Aluminium) avec calendrier.

28 comprimés pelliculés en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

MYLAN SAS

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 274 071 2 3 : 2 comprimés pelliculés sous plaquettes (Aclar/PVC/Aluminium).

·34009 274 072 9 1 : 4 comprimés pelliculés sous plaquettes (Aclar/PVC/Aluminium).

·34009 274 073 5 2 : 6 comprimés pelliculés sous plaquettes (Aclar/PVC/Aluminium).

·34009 585 035 8 0 : 8 comprimés pelliculés sous plaquettes (Aclar/PVC/Aluminium).

·34009 585 036 4 1 : 12 comprimés pelliculés sous plaquettes (Aclar/PVC/Aluminium).

·34009 586 598 6 7 : 28 comprimés pelliculés en flacon (PEHD).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Médicament soumis à prescription médicale.

Liste I.


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source: ANSM - Mis à jour le : 30/08/2018

Dénomination du médicament

RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé

Risédronate monosodique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

RISEDRONATE MYLAN fait partie d'un groupe de médicaments non hormonaux appelés bisphosphonates, utilisés dans le traitement de maladies des os.Il agit directement sur l'os et le rend plus fort et par conséquent moins susceptible de casser.

L'os est un tissu vivant. L'os vieux est constamment éliminé de votre squelette et remplacé par de l'os neuf.

L'ostéoporose post-ménopausique se produit particulièrement chez les femmes après la ménopause au moment où l'os devient plus fragile et plus susceptible de casser lors d'une chute ou d'une tension.

Les vertèbres, la hanche et le poignet sont les principaux sites des fractures, bien qu'elles puissent être situées sur n'importe quel autre os. Les fractures dues à l'ostéoporose peuvent également provoquer des douleurs dorsales, une réduction de la taille et un dos voûté. Beaucoup de patientes ostéoporotiques n'ont pas de symptômes et vous pouvez même ne pas savoir que vous l'êtes.

Dans quels cas est-il utilisé ?

RISEDRONATE MYLAN est utilisé dans le traitement de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?  

Ne prenez jamais RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé :

·Si vous êtes allergique au risédronate sodique ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6),

·Si votre médecin vous a dit que vous aviez une affection appelée hypocalcémie (diminution de la quantité de calcium dans le sang),

·Si vous pensez être enceinte, si vous l'êtes, ou prévoyez de l'être,

·Si vous allaitez,

·Si vous avez des problèmes rénaux graves.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé :

·Si vous ne pouvez pas rester redressée (assise ou debout) pendant au moins 30 minutes,

·Si vous présentez des anomalies du métabolisme osseux ou minéral (par exemple un manque de vitamine D, des anomalies des hormones parathyroïdiennes, les deux entraînant une diminution du taux de calcium dans le sang),

·Si vous avez déjà eu dans le passé des troubles au niveau de lestomac, des intestins ou de l'sophage (tube reliant la bouche à l'estomac). Par exemple, vous auriez pu avoir des douleurs ou des difficultés pour avaler les aliments ou on vous a informé que vous souffriez d'un sophage de Barrett (une condition associée à une variation anormale dans les cellules de la partie inférieure de l'sophage),

·Si vous avez ou avez eu des douleurs, des gonflements ou des engourdissements de la mâchoire, une sensation de mâchoire lourde ou si vous avez perdu une dent,

·Si vous avez des problèmes de dents ou de gencives (tels que carie ou accumulation de plaque dentaire (tartre)).

Votre médecin ou votre pharmacien vous conseillera sur ce qu'il faut faire lors de la prise de RISEDRONATE MYLAN si vous êtes dans lun des cas cités ci-dessus.

Santé dentaire

Les médicaments habituellement utilisés dans le traitement des gonflements (inflammation) et de la douleur, tels que les stéroïdes (exemple : prednisolone), peuvent augmenter le risque de dommages osseux ou de décomposition (nécrose) au niveau de la mâchoire (ostéonécrose) (voir rubrique 4 pour plus dinformations). La radiothérapie et la chimiothérapie normalement utilisées dans le traitement des cancers peuvent également augmenter ce risque.

Si vous prenez des stéroïdes ou êtes traité par radiothérapie ou chimiothérapie, consultez votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Si vous suivez un traitement dentaire ou prévoyez de subir une intervention dentaire, prévenez votre dentiste que vous êtes traitée par RISEDRONATE MYLAN.

Enfants et adolescents

Le risédronate sodique nest pas recommandé chez lenfant de moins de 18 ans en raison des données insuffisantes sur la sécurité et lefficacité.

Autres médicaments et RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Les médicaments (pouvant aussi inclure les vitamines et/ou compléments alimentaires) contenant un de ces éléments peuvent réduire l'effet de RISEDRONATE MYLAN s'ils sont pris en même temps :

·Calcium,

·Magnésium,

·Aluminium (par exemple des préparations contre les indigestions),

·Fer.

Prenez ces médicaments au moins 30 minutes après RISEDRONATE MYLAN.

RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé avec des aliments, boissons et de l'alcool

Prenez toute nourriture ou boisson (autres que de l'eau plate) au moins 30 minutes après votre médicament.

Il est très important de NE PAS PRENDRE RISEDRONATE MYLAN avec de la nourriture ou des boissons (autres que de l'eau plate) afin qu'il agisse correctement. En particulier, ne prenez pas ce médicament avec des produits laitiers (comme le lait) qui contiennent du calcium (voir rubrique 2 « Autres médicaments et RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé »).

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

NE PRENEZ PAS RISEDRONATE MYLAN si vous êtes enceinte, pensez l'être ou prévoyez de l'être (voir rubrique 2 « Ne prenez jamais RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé »). Le risque potentiel associé à la prise du risédronate sodique chez les femmes enceintes est inconnu.

NE PRENEZ PAS RISEDRONATE MYLAN si vous allaitez (voir rubrique 2 « Ne prenez jamais RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé »). Le risédronate peut être présent dans le lait maternel.

RISEDRONATE MYLAN doit être utilisé uniquement pour traiter des femmes ménopausées.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

RISEDRONATE MYLAN n'a pas d'effet connu sur la conduite ou l'utilisation de machines.

RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé contient une source de glucose et de sorbitol.

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Ce médicament est destiné à une administration par voie orale.

La posologie recommandée est la suivante :

Les comprimés de RISEDRONATE MYLAN doivent être pris les deux MEMES jours consécutifs de chaque mois.

Choisissez deux jours dont vous vous souviendrez facilement. Vous pouvez choisir les mêmes dates (par exemple le 1er et le 2 de chaque mois, ou le 15 et le 16) ou les mêmes jours (par exemple les premiers samedi et dimanche du mois). Choisissez DEUX jours de suite qui vous conviennent dans votre emploi du temps pour prendre RISEDRONATE MYLAN.

Prenez alors UN comprimé de RISEDRONATE MYLAN le matin du premier jour choisi. Prenez le DEUXIEME comprimé le lendemain matin.

Répétez chaque mois ces prises en gardant les deux mêmes jours consécutifs. Afin de vous aider à vous rappeler quand prendre vos prochains comprimés, vous pouvez faire une marque à l'avance dans votre calendrier à laide dun stylo ou dune étiquette. Vous pouvez aussi écrire la date dans lespace prévu sur la boîte.

Quand prendre le comprimé de RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?

Prenez votre comprimé de RISEDRONATE MYLAN 75 mg au moins 30 minutes avant l'ingestion des premiers aliments, boissons (autres que leau plate), ou tout autre médicament de la journée.

Comment prendre le comprimé de RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?

·Prenez le comprimé en position redressée (assise ou debout) afin d'éviter les brûlures d'estomac et/ou dautres effets indésirables tels que des problèmes dsophage ou destomac (voir rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? » pour plus dinformations).

·Avalez le comprimé avec un grand verre d'eau du robinet (≥ 120 ml). Ne prenez pas votre comprimé avec de l'eau minérale ou dautres boissons autre que de l'eau plate.

·Avalez-le en entier. Ne le croquez pas, ne le sucez pas.

·Ne vous allongez pas pendant les 30 minutes qui suivent la prise de votre comprimé.

Votre médecin vous informera si vous avez aussi besoin de prendre des suppléments en calcium ou en vitamine D, si l'apport par votre régime alimentaire est insuffisant. Si un apport supplémentaire est nécessaire, celui-ci NE doit PAS être pris en même temps que le risédronate.

Si vous avez pris plus de RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Si vous, ou tout autre personne, avez pris accidentellement plus de comprimé de RISEDRONATE MYLAN que prescrit, boire un grand verre de lait, et appeler immédiatement un médecin.

Si vous oubliez de prendre RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé :

Vous avez oublié

Quand ?

Que faire ?

Le 1er et le 2ème comprimé

La dose du mois suivant est dans plus de 7 jours

Prenez le 1er comprimé le lendemain matin et le 2ème comprimé le matin du jour suivant la prise du 1er comprimé

La dose du mois suivant est dans les 7 prochains jours

Ne prenez pas les comprimés que vous avez oublié de prendre

Le 2ème comprimé seulement

La dose du mois suivant est dans plus de 7 jours

Prenez le 2ème comprimé le lendemain matin

La dose du mois suivant est dans les 7 prochains jours

Ne prenez pas le comprimé que vous avez oublié de prendre

Le mois suivant, prenez vos comprimés à nouveau comme d'habitude

Dans tous les cas :

·Si vous avez oublié de prendre votre dose de RISEDRONATE MYLAN le matin, NE LA PRENEZ PAS plus tard dans la journée.

·NE prenez PAS 3 comprimés dans la même semaine.

Si vous arrêtez de prendre RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé :

Si vous arrêtez le traitement, vous pouvez commencer à perdre de la masse osseuse. Veuillez en discuter avec votre médecin avant d'envisager d'arrêter le traitement.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Arrêtez de prendre le RISEDRONATE MYLAN et contactez votre médecin immédiatement si vous avez l'un des effets indésirables suivants :

·Symptômes de réactions allergiques sévères tels que :

ogonflement du visage, des lèvres, de la langue, de la gorge et/ou du cou,

odifficultés à respirer,

ourticaire, rash.

·Réactions cutanées sévères telles que :

ocloques sur la peau, la bouche, les yeux et toutes les surfaces humides du corps (parties génitales) (syndrome de Stevens-Johnson),

oinflammation des petits vaisseaux sanguins. Vous pouvez constater des boutons rouges sur la peau (vasculite leucocytoclastique),

orash rouge sur plusieurs parties du corps et/ou perte de la couche superficielle de la peau (nécrolyse épidermique toxique).

·Troubles hépatiques (dans la plupart des cas, survenant lors de ladministration concomitante de médicaments pouvant affecter le foie). Vous pouvez constater :

oun jaunissement de la peau et des yeux, des selles claires et des urines foncées, une douleur au milieu de lestomac.

Prévenez votre médecin rapidement si vous avez l'un des effets indésirables suivants :

·une inflammation de l'il, habituellement avec douleur, rougeurs et sensibilité à la lumière.

·des dommages osseux au niveau de la mâchoire (ostéonécrose) associée à une guérison retardée et à une infection, souvent à la suite d'une extraction dentaire (voir rubrique 2. « Avertissements et précautions »).

·des symptômes sophagiens tels que des douleurs à la déglutition, des difficultés à avaler, des douleurs dans la poitrine et des nouvelles brûlures d'estomac / indigestion ou une aggravation de celles-ci.

·une ulcération de lsophage (le tube reliant la bouche à lestomac)

·une sensation de satiété, ballonnement, douleur en mangeant, pouvant être importante, une perte dappétit ou de poids, vomissement avec du sang (apparaissant comme des grains de café) ou selles contenant du sang (couleur foncée, daspect goudronneux et gluant). Ceci peut être les signes dune inflammation ou dune ulcération de lestomac et du duodénum (partie de lintestin drainant lestomac).

Dans les essais cliniques, dautres effets indésirables observés ont été la plupart du temps d'intensité légère à modérée et n'ont pas nécessité l'interruption du traitement.

Effets indésirables fréquents (peut affecter jusquà 1 personne sur 10)

·Nausées, vomissements, douleur à l'estomac ou inconfort, constipation, diarrhée.

·Douleurs des muscles, des os ou des articulations ou douleurs dans les bras ou les jambes.

·Maux de tête.

Effets indésirables peu fréquents (peut affecter jusquà 1 personne sur 100)

·Inflammation de l'sophage (tube reliant la bouche à l'estomac) (voir rubrique 2, paragraphe « Avertissements et précautions »).

·Inflammation de la partie colorée de l'il (iris) (yeux rouges, douloureux, avec des troubles possibles de la vision).

·Fièvre et/ou syndrome pseudo-grippal.

Effets indésirables rares (peut affecter jusquà 1 personne sur 1 000)

·Inflammation de la langue (rouge, enflée, parfois douloureuse), rétrécissement de l'sophage (tube reliant la bouche à l'estomac).

·Des anomalies des tests de la fonction hépatique ont été rapportées. Ceci ne peut être diagnostiqué que sur la base d'un examen sanguin.

Effets indésirables très rares (peut affecter jusquà 1 personne sur 10 000)

·Consultez votre médecin si vous présentez des douleurs de loreille, des écoulements de loreille et/ou une infection de loreille. Il pourrait s'agir de signes de lésion osseuse de l'oreille.

Depuis la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence indéterminée)

·Perte de cheveux.

Rarement, en début de traitement, le taux de calcium ou de phosphate dans le sang peut chuter chez certains patients. Ces variations sont la plupart du temps de faible amplitude et n'entraînent aucun symptôme.

Par ailleurs, une fracture inhabituelle de los de la cuisse peut survenir rarement, particulièrement chez les patients traités au long cours pour lostéoporose. Contactez votre médecin si vous ressentez une douleur, une faiblesse ou un inconfort au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine car cela peut être un signe précoce dune possible fracture de los de la cuisse.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance Site internet : www.ansm.sante.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte, les plaquettes ou le flacon après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Si votre médicament se présente en flacon, votre médicament doit alors être utilisé dans les 100 jours après la première ouverture du flacon. Par conséquent, vous devez jeter le flacon, 100 jours après que vous l'ayez ouvert, même s'il reste encore des comprimés. Pour vous aider à vous en rappeler, notez la date à laquelle vous l'avez ouvert sur l'étiquette du flacon.

Ce médicament ne nécessite pas de conditions de conservation particulières.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé  

·La substance active est:

La substance active est le risédronate monosodique. Chaque comprimé pelliculé contient 75 mg de risédronate monosodique, équivalent à 69,6 mg d'acide risédronique.

·Les autres composants sont :

Noyau

Mannitol (E421), cellulose microcristalline, crospovidone, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage

Dioxyde de titane (E171), polydextrose (E1200) (contient du glucose et du sorbitol (E420)), hypromellose, triacétine, macrogol 8000, oxyde de fer (E172).

Quest-ce que RISEDRONATE MYLAN 75 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé, rose, rond, avec deux côtés bombés et à bords biseautés, gravé « RR » sur un « 1 » sur une face et « M » sur lautre face.

Boîte de 2, 4, 6, 8 et 12 comprimés pelliculés sous plaquetteset de 28 comprimés pelliculés en flacon.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

MYLAN SAS

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

MYLAN SAS

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Fabricant  

GENERICS [UK] LTD

STATION CLOSE, POTTERS BAR

HERTFORDSHIRE, EN6 1TL

ROYAUME-UNI

MAC DERMOTT LABORATORIES LTD T/A GERARD LABORATORIES

35/36 BALDOYLE INDUSTRIAL ESTATE

GRANGE ROAD

DUBLIN 13

IRLANDE

MYLAN HUNGARY KFT

MYLAN UTCA 1.

KOMAROM 2900

HONGRIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAnsm (France).

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