OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion

source: ANSM - Mis à jour le : 20/06/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Immunoglobuline humaine normale (IgIV)

Un ml contient :

Immunoglobulines humaines (IgIV). 100 mg.

(Pureté dau moins 95% IgG)

Chaque flacon de 20 ml contient 2 g dimmunoglobuline humaine normale.

Chaque flacon de 50 ml contient 5 g dimmunoglobuline humaine normale.

Chaque flacon de 60 ml contient 6 g dimmunoglobuline humaine normale.

Chaque flacon de 100 ml contient 10 g dimmunoglobuline humaine normale.

Chaque flacon de 200 ml contient 20 g dimmunoglobuline humaine normale.

Répartition des sous-classes d'IgG (valeurs approx.) :

IgG1.......... env. 60% IgG2.......... env. 32% IgG3........... env. 7% IgG4........... env. 1%

La teneur maximale en IgA est de 400 microgrammes/ml

Produit à partir de dons de plasma humain.

Excipient(s) à effet notoire :

Ce médicament contient 69 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par dose. Cela équivaut à 3,45 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par un adulte.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Solution pour perfusion

La préparation liquide est daspect claire à légèrement opalescente, incolore à jaune clair. Le pH de la solution est de 4,5 - 5,0. Losmolalité est ³ 240 mosmol/kg.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement de substitution chez les adultes, les enfants et les adolescents (0 - 18 ans) dans :

·Déficits immunitaires primitifs (DIP) avec altération de la production danticorps,

·Déficits immunitaires secondaires (DIS) chez les patients présentant des infections sévères ou récurrentes, dont le traitement antimicrobien est inefficace et qui présentent une insuffisance prouvée en anticorps spécifiques (PSAF, proven specific antibody failure)* ou un taux dIgG sérique <4 g/l.

*PSAF = incapacité à atteindre une augmentation dau moins deux fois le titre danticorps IgG avec les vaccins à polysaccharides pneumococciques et antigènes polypeptidiques.

Effet immunomodulateur chez les adultes, les enfants et les adolescents (0 - 18 ans) dans :

·Thrombocytopénie immunologique primaire (TIP) chez les patients présentant un haut risque hémorragique, ou préalablement à une intervention chirurgicale pour normaliser le taux de plaquettes,

·Syndrome de Guillain-Barré,

·Maladie de Kawasaki (en association avec lacide acétylsalicylique ; voir rubrique 4.2),

·Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC),

·Neuropathie motrice multifocale (NMM).

4.2. Posologie et mode d'administration  

Le traitement de substitution doit être initié et surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement des déficits immunitaires.

Posologie

La dose et le schéma posologique dépendent de lindication.

La dose doit éventuellement être individualisée pour chaque patient selon la réponse clinique. Il peut être nécessaire dadapter la dose en fonction du poids corporel des patients qui présentent une insuffisance pondérale ou qui sont en surpoids. Chez les personnes qui sont en surpoids, la dose doit être adaptée au poids corporel physiologique standard.

Les posologies suivantes sont données à titre indicatif :

Traitement de substitution des déficits immunitaires primitifs

·Le schéma dadministration doit viser à maintenir un taux résiduel dIgG (mesuré avant la perfusion suivante dimmunoglobuline humaine normale) dau moins 6 g/l ou se situant dans la fourchette de référence normale pour lâge de la population. Après linstauration du traitement par les IgIV, léquilibre seffectue en 3 à 6 mois (taux dIgG à létat déquilibre). La dose de charge recommandée est de 0,4 à 0,8 g/kg administrée en une fois, suivie dune perfusion dau moins de 0,2 g/kg toutes les trois à quatre semaines.

·La dose dIgIV nécessaire pour atteindre un taux résiduel de 6 g/l est de lordre de 0,2 à 0,8 g/kg/mois.

·A léquilibre, lintervalle entre les administrations varie de 3 à 4 semaines.

·Les concentrations résiduelles dIgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. Pour réduire la fréquence de survenue des infections bactériennes, il peut être nécessaire daugmenter la posologie afin daugmenter le taux résiduel dIgG.

Déficits immunitaires secondaires (telles que définis dans la rubrique 4.1)

La dose recommandée est de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.

Les concentrations résiduelles dIgG doivent être mesurées et évaluées en fonction de la fréquence des infections. La dose doit être ajustée autant que nécessaire pour obtenir une protection optimale contre les infections. Une augmentation de la dose peut être nécessaire chez les patients qui présentent des infections persistantes. Une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus dinfections.

Thrombocytopénie immunologique primaire

Il existe deux schémas dadministration:

·0,8-1g/kg administré au jour 1; cette dose peut éventuellement être renouvelée une fois au cours des 3 jours suivants,

·0,4 g/kg administré quotidiennement pendant 2 à 5 jours,

·Le traitement peut être renouvelé en cas de rechute.

Syndrome de Guillain-Barré

·0,4 g/kg/jour pendant 5 jours (possibilité de renouveler la dose en cas de rechute).

Maladie de Kawasaki

·Une posologie de 2,0 g/kg doit être administrée en une dose unique. Les patients doivent être parallèlement traités avec lacide acétylsalicylique.

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :

·Dose initiale : 2 g /kg répartis sur 2 à 5 jours consécutifs.

·Dose dentretien : 1 g/kg réparti sur 1 à 2 jours consécutifs toutes les 3 semaines.

Leffet du traitement doit être évalué après chaque cycle. Si aucun effet du traitement nest observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.

Si le traitement est efficace, il sera maintenu à long terme à la discrétion du médecin qui se basera sur la réponse du patient et du traitement dentretien. Il est possible que ladministration et les intervalles soient adaptés à de lévolution de la maladie de chaque patient.

Neuropathie motrice multifocale (NMM)

·Dose initiale : 2 g/kg répartis sur 2 à 5 jours consécutifs.

·Dose dentretien : 1 g/kg toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.

Leffet du traitement doit être évalué après chaque cycle de traitement. Si aucun effet du traitement nest observé après 6 mois, le traitement doit être arrêté.

Si lepatient répond au traitement dentretien, Il est possible que ladministration et les intervalles soient adaptés à lévolution de la maladie de chaque patient.

·Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant :

Indication

Posologie

Rythme des injections

Traitement de substitution

Déficits immunitaires primitifs

Dose initiale : 0,4 - 0,8 g/kg

Dose d'entretien : 0,2 - 0,8 g/kg

toutes les 3 à 4 semaines

Déficits immunitaires secondaires

0,2 - 0,4 g/kg

toutes les 3 à 4 semaines

Immunomodulation

Thrombocytopénie immunologique primaire

0,8 - 1 g/kg

ou

0,4 g/kg/jour

au jour J1, éventuellement renouvelé une fois dans les 3 jours

pendant 2 à 5 jours

Syndrome de Guillain-Barré

0,4 g/kg/jour

pendant 5 jours

Maladie de Kawasaki

2 g/kg

en une dose en association avec l'acide acétylsalicylique

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

Dose initiale 2 g/kg

en doses fractionnées réparties sur 2 à 5 jours

Dose dentretien :

1 g/kg

toutes les 3 semaines, sur 1 à 2 jours

Neuropathie motrice multifocale

Dose initiale :

2 g/kg

Dose dentretien :

1 g/kg

ou

2 g/kg

sur 2 à 5 jours consécutifs

toutes les 2 à 4 semaines

ou

toutes les 4 à 8 semaines sur 2 à 5 jours

Population pédiatrique

La posologie chez les enfants et les adolescents (0-18 ans) ne diffère pas de celle des adultes car pour chaque indication, la posologie est donnée en fonction du poids corporel et ajustée selon lévolution clinique des affections susmentionnées.

Insuffisance hépatique

La nécessité dajuster la dose na pas été démontrée.

Insuffisance rénale

Aucun ajustement de la dose nest nécessaire sauf sil est justifié sur le plan clinique, voir rubrique 4.4.

Patients âgés

Aucun ajustement de la dose nest nécessaire sauf sil est justifié sur le plan clinique, voir rubrique 4.4.

Mode dadministration

Par voie intraveineuse.

OCTAGAM 100 mg/ml doit être injecté par voie intraveineuse à une vitesse initiale de 0,01 ml/kg/minute pendant 30 minutes. Voir rubrique 4.4. En cas de réaction indésirable, il convient soit de réduire la vitesse dadministration, soit darrêter la perfusion. Si la vitesse de perfusion est bien tolérée (voir rubrique 4.4), elle peut être progressivement augmentée jusqu'à un maximum de 0,12 ml/kg/minute.

Afin de perfuser lintégralité de produit présent dans la tubulure en fin de la perfusion, il est nécssaire de rincer la tubulure avec une solution saline à 0,5% ou une solution de dextrose à 5%.

4.3. Contre-indications  

Hypersensibilité à la substance active (immunoglobulines humaines) ou à lun des excipients mentionnés aux rubriques 4.4 et 6.1.

Patients présentant un déficit sélectif en IgA qui ont développé des anticorps aux IgA, car ladministration dun produit contenant des IgA peut entraîner une anaphylaxie.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Ce médicament contient, en tant quexcipient, 90 mg de maltose par ml. La présence de maltose peut entraîner une interférence avec les tests de glycémie sanguine et donner des résultats faussement élevés. Elle peut donc conduire à ladministration inappropriée dinsuline susceptible de causer une hypoglycémie grave, voire le décès du patient. En outre, des cas réels dhypoglycémie peuvent restés non traités si létat hypoglycémique est masqué par des résultats de la glycémie faussement élevés (voir rubrique 4.5). Concernant linsuffisance rénale aigue, voir ci-dessous.

Traçabilité

Dans le but daméliorer la traçabilité des produits biologiques, le nom et le numéro du lot du produit administré doivent être clairement notés.

Précautions dutilisation

Les complications potentielles peuvent être souvent évitées en sassurant que les patients :

·ne soient pas sensibles à limmunoglobuline humaine normale en commençant par injecter le produit lentement (0,01 à 0,02 ml/kg de poids corporel par minute) ;

·soient attentivement surveillés pendant toute la durée de la perfusion afin de déceler tout symptôme éventuel.

En particulier les patients naïfs dimmunoglobuline humaine normale, les patients qui prenaient auparavant un autre produit à base dIgIV ou lorsque la précédente perfusion remonte à longtemps.

Ces patients doivent être surveillés pendant la première perfusion ainsi que pendant la première heure qui suit la première perfusion afin de déceler tout signe deffet indésirable potentiel. Tous les autres patients doivent être surveillés pendant au moins 20 minutes après ladministration.

Chez tous les patients, ladministration dIgIV nécessite :

·une hydratation adéquate avant linstauration de la perfusion dIgIV ;

·une surveillance de la production durine ;

·une surveillance des taux de créatinine sérique ;

·de ne pas utiliser concomitamment de diurétiques de lanse (voir rubrique 4.5).

En cas de réaction indésirable, il convient soit de réduire la vitesse dadministration, soit darrêter la perfusion. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité de la réaction indésirable.

Réaction à la perfusion

Certains effets indésirables graves (p. ex., maux de tête, rougeur du visage, frissons, myalgie, respiration sifflante, tachycardie, douleurs lombaires, nausées et hypotension) peuvent être associés au débit de perfusion. Le débit de perfusion recommandé (voir rubrique 4.2) doit être scrupuleusement observé. Les patients doivent rester sous étroite surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter déventuels signes dintolérance.

Les effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment :

·chez les patients recevant des immunoglobulines humaines normales pour la première fois ou, dans de rares cas, lors de changement de spécialité ou lorsqu'il sest écoulé une longue période depuis la précédente administration du produit.

·chez les patients qui présentent une infection non traitée ou une inflammation chronique sous-jacente.

Hypersensibilité

Les réactions dhypersensibilité sont rares.

Un choc anaphylactique peut se produire chez les patients

·dont le taux dIgA est indétectable et qui présentent des anticorps anti-IgA.

·qui avaient déjà toléré le traitement par immunoglobuline humaine normale.

En cas de choc, le traitement médical standard approprié doit être appliqué.

Evènements thromboemboliques

Il existe des preuves cliniques dune corrélation entre l'administration d'IgIV et la survenue de manifestations thromboemboliques notamment infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (y compris lictus), embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde. Ces manifestations pourraient provenir d'une augmentation relative de la viscosité du sang due à un apport important d'immunoglobulines chez les patients à risques. Il convient d'apporter une attention particulière à la prescription et à la perfusion d'IgIV chez les patients obèses et les patients présentant des risques préexistants de thrombose (tels un âge avancé, une hypertension, un diabète, des antécédents d'affections vasculaires ou d'épisodes thrombotiques, patients présentant des affections thrombophiliques acquises ou héréditaires, patients immobilisés pendant de longues périodes, patients présentant une hypovolémie sévère, patients affectés de maladies augmentant la viscosité du sang).

Chez les patients présentant un risque de réaction thromboembolique, les IgIV doivent être administrées avec le débit de perfusion et la dose les plus faibles possible.

Insuffisance rénale aigue

Des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients traités par IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels quune insuffisance rénale préexistants, un diabète, une hypovolémie, un surpoids, une prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.

Les paramètres rénaux doivent être évalués avant la perfusion dIgIV, en particulier chez les patients qui présentent un risque potentiel accru de développer une insuffisance rénale aiguë, et ensuite évalués à des intervalles appropriés. Chez les patients présentant des risques dinsuffisance rénale aiguë, les IgIV doivent être administrées avec le plus faible débit de perfusion possible et la plus faible dose possible.

En cas d'insuffisance rénale, il est recommandé denvisager l'interruption du traitement par les IgIV. Bien que des cas de dysfonctionnements rénaux et dinsuffisances rénales aiguës aient été rapportés lors de lutilisation dun grand nombre de spécialités dIgIV autorisées contenant divers excipients tels que le saccharose, le glucose et le maltose, celles contenant du saccharose comme stabilisant représentaient une part très importante du nombre total de produits. Chez les patients à risque, lutilisation de produits IgIV ne contenant pas de tels excipients peut être envisagée. OCTAGAM 100 mg/ml contient du maltose (voir la liste des excipients en rubrique 6.1).

Syndrome de méningite aseptique (SMA)

Des cas de syndrome de méningite aseptique ont été rapportés en association avec un traitement par IgIV. Le syndrome apparaît généralement entre plusieurs heures et 2 jours après le traitement par IgIV. Les tests sur le liquide céphalo-rachidien sont souvent positifs avec une pléocytose pouvant aller jusquà plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et une hausse du taux de protéines jusqu'à plusieurs centaines de mg/dl. Le SMA peut survenir plus fréquemment en association avec un traitement par IgIV à haute dose (2 g/kg).

Les patients qui présentent ces signes et symptômes doivent faire lobjet dun examen neurologique approfondi incluant une analyse du LCR afin dexclure toutes autres causes de méningite.

Larrêt du traitement par IgIV a entraîné la rémission des SMA sur plusieurs jours, sans séquelles.

Anémie hémolytique

Les IgIV peuvent contenir des anticorps de groupes sanguins pouvant agir comme des hémolysines et induire le recouvrement in vivo des globules rouges par des immunoglobulines, provoquant ainsi une réaction antiglobuline directe positive (test de Coombs) et, dans de rares cas, une hémolyse. Une anémie hémolytique peut se développer suite au traitement par IgIV en raison de l'augmentation de la séquestration des globules rouges. Les patients traités par IgIV doivent être surveillés afin de déceler tous signes cliniques et symptômes d'hémolyse (voir rubrique 4.8.).

Neutropénie/Leucopénie

Une diminution passagère du taux de neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après un traitement par IgIV. Ils se sont produits de manière typique dans les quelques heures ou jours qui ont suivi ladministration des IgIV et se sont résolus sur une période allant de 7 à 14 jours.

Syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)

Chez les patients qui reçoivent des IgIV, un dème pulmonaire non cardiogénique [syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)] a été rapporté, cest pourquoi cet effet indésirable ne peut être totalement exclu dans le cadre dun traitement par Octagam, même si aucun cas na encore été observé avec Octagam. Le TRALI se caractérise par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, une fièvre et une hypotension. Les symptômes dun TRALI apparaissent de manière typique au cours des 6 heures ou dans les 6 heures suivant une transfusion, souvent dans les 1 à 2 heures. Les personnes recevant des IgIV doivent dès lors être surveillées et la perfusion doit être immédiatement arrêtée en cas de réactions pulmonaires indésirables. Le TRALI est une affection qui peut menacer le pronostic vital et qui doit être traitée dans une unité de soins intensifs.

Interférences avec des tests sérologiques

Après ladministration dimmunoglobulines, lélévation transitoire du taux des divers anticorps passivement transmis dans le sang du patient peut être à lorigine de résultats sérologiques faussement positifs.

La transmission passive danticorps anti-érythrocytaires, tels que les anticorps anti-A, anti-B ou anti-D peut interférer avec certains tests sérologiques portant sur les anticorps globulaires, par exemple le test direct à lantiglobuline (DAT, test direct de Coombs).

Agents transmissibles

Les mesures standard visant à prévenir les infections résultant de lutilisation de spécialités médicamenteuses préparées à base de sang ou de plasma humain incluent la sélection des donneurs, la recherche de marqueurs spécifiques dinfection sur les dons individuels et les mélanges de plasma, et linclusion détapes de fabrication efficaces pour linactivation ou lélimination virale. Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, la possibilité de transmission dagents infectieux ne peut être totalement exclue. Ceci sapplique également aux virus inconnus ou émergents, et aux autres agents pathogènes.

Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le VIH, le VHB et le VHC.

Les mesures prises peuvent être defficacité limitée vis-à-vis des virus non enveloppés tels que le VHA et le parvovirus B19.

Des données cliniques rassurantes révèlent labsence de transmission de lhépatite A ou du parvovirus B19 avec les immunoglobulines, et il est également considéré que le taux danticorps contribue de façon importante à la sécurité virale.

Informations importantes concernant certains ingrédients dOctagam 100 mg/ml

Ce médicament contient 69 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par dose. Cela équivaut à 3,45 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par un adulte.

Vitesse de sédimentation des globules rouges (faussement) élevée

Chez les patients recevant un traitement par IgIV, la vitesse de sédimentation des érythrocytes (VSE) peut être faussement élevée (augmentation non inflammatoire).

Surcharge circulatoire (de volume)

Une surcharge circulatoire (de volume) peut survenir lorsque le volume dIgIV injecté (ou de tout autre produit sanguin ou dérivé du plasma) et dautres injections concomitantes entraînent une hypervolémie aigüe et un dème pulmonaire aigu.

Réactions locales au site dinjection :

Il a été observé des réactions locales au site dinjection, notamment des cas dextravasation, dérythème et de prurit au site de la perfusion et dautres symptômes analogues.

Population pédiatrique

La liste des mises en garde et précautions sapplique aussi bien aux adultes quaux enfants.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Vaccins vivants atténués

L'administration d'immunoglobulines peut réduire lefficacité des vaccins vivants atténués tels que le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle pendant une durée dau moins 6 semaines et jusquà 3 mois. Il faut respecter un intervalle de 3 mois entre l'administration de ce médicament et la vaccination par des vaccins vivants atténués. Pour la rougeole, lefficacité du vaccin peut être réduite pendant un an. Pour cette raison, les patients se faisant vacciner contre la rougeole doivent au préalable faire vérifier leur taux d'anticorps.

Diurétiques de lanse

Il convient déviter lutilisation concomitante de diurétiques de lanse.

Mesure de la glycémie

Certaines méthodes de mesure de la glycémie (par exemple celles basées sur les méthodes de la glucose-déshydrogénase pyrroloquinoline quinone (GDH-PQQ) ou de la glucose-dye-oxydoréductase) interprètent faussement le maltose (90 mg/ml) contenu dans OCTAGAM 100 mg/ml comme du glucose. Il peut en résulter une lecture faussement élevée de la glycémie pendant et environ 15 heures après la fin de la perfusion, et une administration inappropriée d'insuline à lorigine dune hypoglycémie dangereuse, voire fatale. De plus, de véritables cas dhypoglycémie peuvent ne pas être traités lorsque létat dhypoglycémie est masqué par les résultats faussement élevés de la glycémie. Par conséquent, lors de ladministration d'OCTAGAM 100 mg/ml ou dautres produits injectables contenant du maltose, la mesure de la glycémie doit être effectuée avec une méthode glucose-spécifique.

L'information produit des systèmes de mesure de la glycémie, y compris les bandelettes réactives, doit être examinée avec soin pour déterminer si lutilisation du système est compatible avec ladministration de produits parentéraux contenant du maltose. En cas de doute, prendre contact avec le fabricant du système de mesure pour déterminer si le système est compatible avec l'utilisation des produits injectables contenant du maltose.

Population pédiatrique

Les interactions mentionnées sappliquent aussi bien aux adultes quaux enfants.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Aucune étude clinique contrôlée na permis détablir la sécurité de ladministration de ce médicament au cours de la grossesse, cest pourquoi son éventuelle administration chez la femme enceinte ou au cours de lallaitement doit être faite avec prudence. Le passage des immunoglobulines à travers le placenta, en particulier lors du troisième trimestre de grossesse a été démontré. Lexpérience clinique avec les immunoglobulines suppose quil nexiste pas deffet nocif sur le déroulement de la grossesse ou sur le développement du ftus et du nouveau-né.

Allaitement

Il existe un passage des immunoglobulines dans le lait maternel. Aucun effet négatif nest attendu chez les nouveau-nés/nourrissons.

Fertilité

Lexpérience clinique avec les immunoglobulines ne suggère aucun effet nocif sur la fertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

OCTAGAM 100 mg/ml na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire et à utiliser des machines. Toutefois, les patients présentant des effets indésirables pendant le traitement doivent attendre que ceux-ci aient disparu avant de conduire des véhicules ou dutiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables provoqués par les immunoglobulines humaines normales (par ordre de fréquence décroissante) incluent (voir également la rubrique 4.4) :

·frissons, céphalées, vertiges, fièvre, vomissements, réactions allergiques, nausées, arthralgie, hypotension et douleurs lombaires modérées, des réactions hémolytiques réversibles, en particulier chez les patients de groupe sanguin A, B et AB, et (rarement) une anémie hémolytique nécessitant une transfusion.

·(rarement), une baisse brutale de la pression artérielle et, dans des cas isolés, un choc anaphylactique même lorsque le patient n'a pas révélé dhypersensibilité lors des précédentes administrations.

·(rarement) des réactions cutanées passagères (y compris un lupus érythémateux cutané fréquence indéterminée).

·(très rarement) des réactions thromboemboliques telles quun infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral, une embolie pulmonaire, une thrombose veineuse profonde.

·des cas de méningite aseptiques réversibles, et des augmentations du taux sérique de créatinine et/ou dune insuffisance rénale aiguë.

·des cas de syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI).

Liste sous forme de tableau des effets indésirables

Le tableau ci-dessous est présenté conformément à la classification des systèmes dorganes MedDRA (CSO et terme préconisé).

Les fréquences ont été évaluées à laide des critères suivants : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Les fréquences des effets indésirables sont issues détudes cliniques menées avec Octagam.

Classification par système dorgane (SOC) selon MedDRA et par ordre de fréquence :

Réaction indésirable

Fréquence par patient

Fréquence par perfusion

Affections du système immunitaire (voir rubrique 4.4)

hypersensibilité

très fréquent

fréquent

Affections du système nerveux

céphalée

très fréquent

fréquent

Affections gastro-intestinales

nausée

fréquent

rare

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

eczéma

fréquent

rare

Affections musculo-squelettiques et systémiques

mal de dos

fréquent

rare

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

fièvre ; fatigue ; réaction au site dinjection

frissons ; douleurs thoraciques

fréquent

fréquent

fréquent

fréquent

rare

rare

rare

rare

rare

rare

Les effets indésirables suivants sont issus de lexpérience post-marketing dOctagam.

Les fréquences des effets post-marketing signalés ne peuvent pas être évaluées à partir des données disponibles.

Classification par système dorgane (SOC) selon MedDRA et par ordre de fréquence :

Réaction indésirable (selon le terme privilégié)

Fréquence

Affections hématologiques et du système lymphatique

anémie hémolytique ;

leucopénie ;

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections du système immunitaire (voir rubrique 4.4)

choc anaphylactique ; réaction anaphylactique ; réaction anaphylactoïde ; angio-dème ; dème de la face

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Troubles du métabolisme et de la nutrition

surcharge liquidienne (pseudo)hyponatrémie

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections psychiatriques

états confusionnel agitation anxiété nervosité

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections du système nerveux

accident vasculaire cérébral (voir rubrique 4.4) ; méningite aseptique ; perte de conscience ; troubles du langage ; migraine ; étourdissements ;

hypoesthésie ; paresthésie photophobie ; tremblements

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections oculaires

altération de la vue

fréquence indéterminée

Affections cardiaques

infarctus du myocarde (voir rubrique 4.4) ; angine de poitrine ; bradycardie ; tachycardie ; palpitations ; cyanose

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections vasculaires

thrombose (voir rubrique 4.4); collapsus cardio-vasculaire ; insuffisance vasculaire périphérique ; phlébite ; hypotension ; hypertension ; pâleur

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

insuffisance respiratoire ; embolie pulmonaire (voir rubrique 4.4) ; dème pulmonaire ; bronchospasme ; hypoxie ;

dyspnée ; toux

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections gastro-intestinales

vomissements ; diarrhée ; douleurs abdominales

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

exfoliation cutanée ; urticaire ; éruption cutanée ; éruption érythémateuse ; dermatite ; prurit ; alopécie érythème

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections musculo-squelettiques et systémiques

arthralgie ; myalgie douleurs dans les extrémités douleurs à la nuque ; spasmes musculaires ; faiblesse musculaire ; raideur musculo-squelettique

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Affections du rein et des voies urinaires

insuffisance rénale aiguë (voir rubrique 4.4) ; douleurs rénales

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

dème ; syndrome pseudo-grippal bouffées de chaleur ; rougeur du visage ; sensation de froid ; sensation de chaleur ; hyperhidrose ; malaise inconfort au niveau de la poitrine ; asthénie ; léthargie ; sensation de brûlure

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Investigations

augmentation des enzymes hépatique ; glucose sanguin faussement positif (voir rubrique 4.4)

fréquence indéterminée

fréquence indéterminée

Description dune série deffets indésirables

Pour la description dune série deffets indésirables, comme des réactions dhypersensibilité, thromboemboliques, une insuffisance rénale aiguë, un syndrome de méningite aseptique et une anémie hémolytique, voir rubrique 4.4.

Population pédiatrique

Lors détudes cliniques portant sur OCTAGAM, la plupart des effets indésirables observés chez les enfants ont été considérés comme modérés et ont été pour la plupart résolus par des mesures simples telles que la réduction du débit de perfusion ou larrêt temporaire de la perfusion. Concernant le type des effets indésirables observés, tous ont déjà été identifiés comme inhérents aux préparations dIgIV. Les céphalées ont été leffet indésirable le plus fréquemment observé au sein de la population pédiatrique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Le surdosage peut conduire à une surcharge hydrique et à une hyperviscosité, en particulier chez les personnes à risque telles que les personnes âgées et les insuffisants cardiaques ou rénaux (voir rubrique 4.4).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : Immunsérums et immunoglobulines : Immunoglobulines humaines normales pour administration intravasculaire, code ATC : J06BA02

Les immunoglobulines humaines normales contiennent essentiellement des immunoglobulines G (IgG) présentant un large spectre d'anticorps dirigés contre divers agents infectieux.

Les immunoglobulines humaines normales contiennent les anticorps IgG présents dans la population normale.

Elles sont généralement préparées à partir de pools de plasma provenant dau moins 1000 donneurs. La distribution des sous-classes d'IgG est proche de celle du plasma humain normal. Ladministration de doses appropriées de ce médicament peut normaliser un taux anormalement bas d'IgG.

Mécanisme daction

Le mécanisme d'action dans les indications autres que le traitement de substitution, n'est pas encore entièrement élucidé.

Efficacité et sécurité clinique

Une étude de phase III prospective, ouverte, multicentrique a été menée afin dévaluer lefficacité et linnocuité dOCTAGAM 100 mg/ml chez les patients atteints de purpura thrombopénique idiopathique (immun) (PTI). OCTAGAM 100 mg/ml a été administré par voie intraveineuse à la dose de 1 g/kg/jour pendant 2 jours consécutifs et les patients ont fait lobjet dune surveillance pendant 21 jours puis ont bénéficié dune consultation de suivi 63 jours après la perfusion. Les paramètres hématologiques ont été évalués aux jours J2, J7, J14 et J21.

Lanalyse a été menée auprès de 31 sujets, répartis comme suit : 15 sujets présentaient un PTI chronique, 15 sujets avaient fait lobjet dun diagnostic récent et 1 sujet ne présentant pas de PTI a été inclus dans létude par erreur et a par conséquent été exclu de lanalyse de lefficacité.

Une réponse clinique a pu être observée chez 25 patients (83 %). Un taux de réponse clinique plus élevé a été observé chez les patients récemment diagnostiqués (93 %) par rapport à ceux présentant un PTI chronique (73 %). Chez les patients ayant présenté une réponse clinique, la durée médiane de la réponse plaquettaire était de 2 jours, avec un intervalle allant de 1 à 5 jours.

OCTAGAM 100 mg/ml a été administré à la vitesse de perfusion maximale autorisée, soit 0,06 ml/kg/min chez 24 sujets (77 %). Conformément à une modification du protocole, 2 patients inclus dans la présente analyse ont reçu le produit avec un débit de 0,08 ml/kg/min, sans présenter de complication. Dans la suite de cette étude en cours, 22 patients ont reçu le produit à la vitesse de perfusion maximale autorisée, soit 0,12 ml/kg/min.

Des effets indésirables liés au traitement administré par perfusion ont été observés au cours de 9 perfusions sur 62 (14,5 %). Leffet indésirable le plus fréquent était les céphalées, suivies de la tachycardie et la fièvre. Aucun cas dhémolyse lié au produit étudié na été rapporté. Aucun prétraitement visant à atténuer les réactions dintolérance liées à la perfusion na été administré aux patients.

Polyradiculoneuropathies inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC)

Les données de 46 patients atteints de polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) et traités par OCTAGAM 50 mg/mL ont été colligées rétrospectivement. Lanalyse de lefficacité a porté dune part sur 24 patients dont 11 nayant jamais reçu dIgIV avant linstauration dOCTAGAM 50 mg/mL (IgIV-naïfs, groupe 1) et 13 ayant reçu des IgIV stoppées depuis au moins 12 semaines avant linstauration dOCTAGAM 50 mg/mL (groupe 2) et dautre part sur 13 patients ayant reçu des IgIV lors de linstauration dOCTAGAM® 50 mg/mL ou ayant arrêté ce traitement par IgIV depuis moins de 12 semaines (groupe 3). Lefficacité a été évaluée avec le score ONLS (Overall Neuropathy Limitations Scale) et la réponse a été définie par une diminution dau moins un point de ce score après 4 mois de traitement par OCTAGAM 50 mg/mL. Pour le groupe 1 et 2, le taux de réponse était de 41,7% et la diminution du score ONLS était statistiquement significative (p=0,02). Seuls 3 patients sur 13 (23,08 %) du groupe 3 (prétraités par IgIV) ont eu un ONLS plus élevé ; létat de 10 patients est resté stable. Aucune autre amélioration sensible de lONLS nétait attendue chez les patients prétraités par IgIV.

Lâge moyen des patients étudiés était de 65 ans, c'est-à-dire supérieur aux autres études portant sur les PIDC. Chez les patients de plus de 65 ans, le taux de réponse était inférieur à celui des patients plus jeunes. Cela reflète les conclusions des données publiées.

Population pédiatrique

Aucune étude portant spécifiquement sur la population pédiatrique na été menée avec OCTAGAM 100 mg/ml.

En revanche, une étude de phase III prospective, ouverte a été réalisée avec OCTAGAM 50 mg/ml sur 17 patients enfants/adolescents (âge moyen 14,0 ans, intervalle 10,5 à 16,8 ans) atteints de désordres immunitaires primaires. Les patients ont été traités pendant 6 mois. Lefficacité clinique était satisfaisante puisque le nombre de jours avec une infection ou de la fièvre et le nombre de jours dabsence à lécole étaient peu nombreux, et le type et la gravité des infections étaient comparables à ceux observés au sein de la population normale. Aucune infection entraînant une hospitalisation na été observée. Il est à noter que le nombre dépisodes infectieux était moins élevé lorsque les taux plasmatiques dIgG étaient maintenus autour de 6 g/l plutôt que 4 g/l.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

Après administration intraveineuse, les immunoglobulines humaines normales sont entièrement et immédiatement disponibles dans le sang du patient.

Distribution

Elles se répartissent relativement rapidement entre le plasma et le compartiment extravasculaire. L'équilibre entre les compartiments intra et extravasculaires est atteint après environ 3 à 5 jours.

Biotransformation

Le temps de demi-vie moyen des immunoglobulines humaines normales tel que mesuré chez les patients immunodéficients est denviron 26 à 41 jours. Cette demi-vie peut varier dun patient à lautre, et plus particulièrement dans les cas de déficit immunitaire primitif. Pour OCTAGAM 100 mg/ml, aucune donnée formelle de pharmacocinétique chez des patients immunodéficients na été obtenue.

Élimination

L'IgG et les complexes IgG sont dégradés par les cellules du système réticulo-endothélial.

Population pédiatrique

Aucune étude portant spécifiquement sur la population pédiatrique na été menée avec OCTAGAM 100 mg/ml.

En revanche, une étude de phase III prospective, ouverte a été réalisée avec OCTAGAM 50 mg/ml sur 17 patients enfants/adolescents (âge moyen 14,0 ans, intervalle 10,5 à 16,8 ans) atteints de désordres immunitaires primaires. Les patients ont été traités pendant 6 mois.

Sur la période de traitement, la Cmax moyenne à léquilibre était de 11,1 ± 1,9 g/l; le taux résiduel moyen était de 6,2 ± 1,8 g/l. La demi-vie terminale de lIgG totale était de 36 ± 11 jours, avec une moyenne de 34 jours. Le volume de distribution de lIgG totale était de 3,7 ± 1,4 l et la clairance corporelle totale était de 0,07 ± 0,02 l/jour.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Les immunoglobulines sont des constituants normaux du corps humain. Les études de toxicité en doses répétées, de génotoxicité et de toxicité sur la reproduction animale ne sont pas envisageables en raison du développement d'anticorps dirigés contre les protéines hétérologues et de linterférence que cela peut provoquer. Lexpérience clinique ne mettant en évidence aucun potentiel carcinogène ou mutagène des immunoglobulines, aucune étude expérimentale avec des espèces hétérologues na été menée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Maltose Eau pour préparations injectables

6.2. Incompatibilités  

En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments ni avec dautres produits contenant des IgIV.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver au réfrigérateur (entre 2oC et 8oC).

Ne pas congeler.

Conserver le flacon dans lemballage extérieur à labri de la lumière.

Le produit peut être retiré du réfrigérateur pour une période continue nexcédant pas 9 mois à une température ne dépassant pas 25°C et sans dépasser la date de péremption. A lissue de cette période, le produit ne doit pas être remis au réfrigérateur et doit être éliminé. La date à laquelle le produit a été sorti du réfrigérateur doit être mentionnée sur le carton.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

Présentations:

2 g en 20 ml

5 g en 50 ml

6 g en 60 ml

10 g en 100 ml

20 g en 200 ml

3 x 10 g en 3 x 100 ml

3 x 20 g en 3 x 200 ml

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

20 ml de solution en flacon de 30 ml.

50 ml de solution en flacon de 70 ml.

60 ml de solution en flacon de 70 ml.

100 ml de solution en flacon de 100 ml.

200 ml de solution en flacon de 250 ml.

Les flacons sont en verre de type II et fermés avec des bouchons en caoutchouc bromobutyle.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Le produit doit être amené à température ambiante ou à température corporelle avant utilisation.

La solution doit être transparente à légèrement opalescente et incolore à jaune pâle.

Les solutions troubles ou présentant un dépôt ne doivent pas être utilisées.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

En raison du risque de contamination bactérienne, tout reste de produit doit être éliminé.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

OCTAPHARMA FRANCE 62 BIS AVENUE ANDRE MORIZET 92100 BOULOGNE BILLANCOURT

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·576 182-1 ou 34009 576 182 1 6 : 20 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 1

·576 183-8 ou 34009 576 183 8 4 : 50 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 1

·550 051-5 ou 34009 550 051 5 5 : 60 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 1

·576 184-4 ou 34009 576 184 4 5 : 100 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 1

·576 185-0 ou 34009 576 185 0 6 : 200 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 1

·550 051-6 ou 34009 550 051 6 2 : 100 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 3

·550 051-8 ou 34009 550 051 8 6 : 200 ml de solution en flacon (verre de type II) muni dun bouchon (bromobutyle) Boîte de 3

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

à compléter ultérieurement par le titulaire

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

à compléter ultérieurement par le titulaire

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière. La prescription par un médecin exerçant dans un établissement de transfusion sanguine autorisé à dispenser des médicaments aux malades qui y sont traités est également autorisée.


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source: ANSM - Mis à jour le : 20/06/2019

Dénomination du médicament

OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion

Immunoglobuline humaine normale (IgIV)

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que OCTAGAM 100 mg/ml et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser OCTAGAM 100 mg/ml ?

3. Comment utiliser OCTAGAM 100 mg/ml ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver OCTAGAM 100 mg/ml ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE OCTAGAM 100 mg/ml ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : J06BA02

OCTAGAM 100 mg/ml est une solution dimmunoglobuline humaine normale (IgG) (c.à.d. une solution contenant des anticorps humains) pour administration intraveineuse (c.à.d. perfusion dans une veine). Les immunoglobulines sont des constituants normaux du corps humain qui contribuent aux défenses immunitaires de votre corps. OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion contient toutes les activités dIgG présentes dans la population normale. Ladministration de doses appropriées de ce médicament peut normaliser des taux dIgG anormalement bas.

OCTAGAM 100 mg/ml présente un large spectre danticorps dirigés contre divers agents infectieux.

Dans quels cas OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion est-il utilisé

OCTAGAM 100 mg/ml est utilisé :

en traitement de substitution chez les enfants, adolescents (de 0 à 18 ans) et adultes dans diverses catégories de patients,

Dans certaines maladies inflammatoires/auto-immunes,

Pour prévenir ou traiter des infections après une greffe de moelle osseuse.

OCTAGAM 100 mg/ml est utilisé comme traitement de substitution dans différents groupes de patients:

·Les patients atteints de déficits immunitaires congénitaux (déficits immunitaires primitifs : syndromes tels que agammaglobulinémie et hypogammaglobulinémie congénitales, déficit immunitaire commun variable, déficits immunitaires combinés sévères)

·Les patients présentant un déficit acquis en anticorps (immunodéficience secondaire) dû à une maladie et/ou un traitement spécifiques et qui présentent des infections sévères ou récurrentes.

OCTAGAM 100 mg/ml peut aussi être utilisé dans le traitement des maladies auto-immunes suivantes (immuno-modulation) :

·Chez les patients atteints dune thrombocyctopénie immunologique qui entraîne la destruction des plaquettes et donc une diminution de leur nombre ; qui présentent un risque important d'hémorragie ; ou dont le taux de plaquettes doit être corrigé avant une intervention chirurgicale,

·Chez les patients souffrant de la maladie de Kawasaki qui entraîne linflammation de différents organes,

·Chez les patients souffrant du syndrome de Guillain Barré,une maladie qui peut causer linflammation de certaines parties du système nerveux .

·Chez les patients qui présentent une polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC) une maladie entraînant une inflammation chronique du système nerveux périphérique, causant une faiblesse musculaire et/ou une stupeur essentiellement des jambes et des bras.

·Chez les patients atteints dune neuropathie motrice multifocale (NMM), une maladie caractérisée par une faiblesse asymétrique des membres lentement progressive sans perte sensorielle.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER OCTAGAM 100 mg/ml ?  

Nutilisez jamais OCTAGAM 100 mg/ml :

·si vous êtes allergique aux immunoglobulines humaines ou à lun des autres composants contenus dans OCTAGAM 100 mg/ml mentionnés dans la rubrique 6.

·si vous présentez un déficit en Immunoglobuline A (déficit en IgA) avec anticorps anti-IgA et si vous avez développé des anticorps contre les immunoglobulines de type IgA.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant dutiliser OCTAGAM 100 mg/ml

Après chaque administration dOCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion, il est fortement recommandé de noter le nom et le numéro de lot du produit afin dassurer la traçabilité des lots administrés

Après chaque administration dOCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion, il est fortement recommandé de noter le nom et le numéro de lot du produit afin dassurer la traçabilité des lots administrés.

Certaines réactions indésirables peuvent se produire plus fréquemment :

·lorsque la vitesse de perfusion est élevée

·lorsque vous recevez OCTAGAM 100 mg/ml pour la première fois ou, dans de rares cas, lorsque la précédente perfusion remonte à longtemps

·lorsque vous présentez une infection non traitée ou une inflammation chronique sous-jacente

En cas de réaction indésirable, le débit de perfusion doit être diminué ou la perfusion doit être interrompue. Le traitement de lévènement indésirable dépendra de la nature et de la sévérité de leffet secondaire.

Situations et affections augmentant le risque deffets secondaires

·Des événements thromboemboliques, tels quune crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral et lobstruction dune veine profonde, par exemple, dans le mollet ou un vaisseau du poumon, se produisent rarement après ladministration dOctagam. Bien quils soient rares, ces événements se produisent plus communément chez des patients ayant des facteurs de risque, tels que lobésité, un âge avancé, une tension artérielle élevée, un diabète, des événements précédents de ce type, une période dimmobilisation prolongée et la prise de certaines hormones (p. ex. la pilule). Assurez-vous de boire suffisamment. OCTAGAM 100 mg/ml doit être administré aussi lentement que possible.

·Si vous avez eu des problèmes aux reins dans le passé ou si vous présentez certains facteurs de risque, comme un diabète, un surpoids, si vous êtes âgé de plus de 65 ans, OCTAGAM 100 mg/ml doit être administré aussi lentement que possible car des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients, bien que très rarement, présentant ces facteurs de risque. Informez-en votre médecin, même si vous avez connu les situations décrites ci-dessus il y a longtemps.

·Les patients des groupes sanguins A, B ou AB, de même que les patients souffrant de certaines maladies inflammatoires, présentent un risque plus élevé de destruction des globules rouges par les immunoglobulines administrées (ce que lon appelle une hémolyse).

Quand est-il recommandé de ralentir ou arrêter la perfusion ?

·Des maux de tête sévères et une rigidité du cou peuvent apparaître dans de rares occasions entre plusieurs heures et 2 heures suivant le traitement par Octagam.

·Les réactions allergiques sont rares, mais elles peuvent provoquer un choc anaphylactique, même chez des patients qui avaient bien supporté les traitements précédents.

·Dans de très rares occasions, le syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) peut survenir après ladministration dimmunoglobulines, y compris lOctagam. Cela entraînera une accumulation non-cardiaque de liquides dans les passages dair des poumons. Le syndrome TRALI se caractérise par une grave difficulté à respirer, une fonction cardiaque normale et une température corporelle plus élevée (fièvre). Ces symptômes apparaissent généralement entre 1 à 6 heures après ladministration du traitement.

Informez immédiatement votre médecin ou professionnel de santé si vous constatez ces effets indésirables pendant ou après la perfusion dOctagam. Il ou elle pourra décider de réduire le débit de perfusion ou darrêter complètement la perfusion ou si dautres mesures sont nécessaires.

·Il peut arriver que les solutions dimmunoglobulines comme lOctagam entraînent une réduction du nombre de globules blancs. Ce phénomène se résout automatiquement au bout d1 à 2 semaines.

Sécurité virale

Lorsque des médicaments sont préparés à partir de sang ou de plasma humain, certaines mesures sont prises pour éviter la transmission dagents infectieux aux patients. Ces mesures incluent :

·La sélection rigoureuse des donneurs de sang et de plasma afin décarter tous ceux présentant un risque dinfection,

·La recherche de la présence de virus/infections sur les dons individuels et les mélanges de plasma,

·linclusion par les fabricants détapes efficaces pour linactivation ou lélimination des virus.

En dépit de ces mesures, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission dinfections ne peut pas être totalement exclu. Ceci sapplique également aux virus inconnus ou émergents ainsi quaux autres types dinfections.

Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le virus de limmunodéficience humaine (VIH), le virus de lhépatite B et le virus de lhépatite C.

Les mesures prises peuvent avoir une efficacité limitée vis-à-vis des virus non enveloppés tel que le virus de lhépatite A et le Parvovirus B19.

Le traitement par immunoglobulines na pas été associé à des hépatites A ou des infections par le parvovirus B19 probablement parce que les anticorps contre ces infections, qui sont contenus dans ce produit, sont protecteurs.

Enfants et adolescents

Il ny a pas de mise en garde ni de précaution spécifique ou additionnelle pour les enfants et les adolescents.

Autres médicaments et OCTAGAM 100 mg/ml

La tubulure peut être rincée avant et après ladministration dOCTAGAM 100 mg/ml avec une solution saline à 0,9% ou avec une solution de dextrose à 5%.

Éviter lutilisation concomitante de diurétiques de lanse. Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, ou si vous avez été vacciné au cours des 3 derniers mois, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion peut réduire lefficacité des vaccins vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle.

Il faut respecter une période de 3 mois entre ladministration de ce produit et une vaccination par un vaccin vivant atténué. En cas de rougeole, cette période peut être ramenée à un an.

Effets sur les tests sanguins

Si vous avez subi un test sanguin après ladministration dOctagam 100 mg/ml, informez la personne qui a réalisé la prise de sang ou votre médecin que vous avez pris une solution dimmunoglobuline humaine car ce traitement peut affecter les résultats.

Lors dune prise de sang, veuillez informer votre médecin que vous prenez des immunoglobulines car ce traitement peut influencer les résultats.

Mesure du taux de glucose sanguin

Certains systèmes de mesure du taux de glucose sanguin (appelés lecteurs de glycémie) interprètent par erreur le maltose contenu dans OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion comme du glucose. Il peut en résulter une lecture dun taux de glucose faussement élevé pendant la durée de la perfusion et jusquà environ 15 heures après sa fin, et par conséquent, une administration inappropriée dinsuline entraînant une hypoglycémie dangereuse (c.à.d. une baisse du taux de sucre dans le sang).

De même, des cas de véritables hypoglycémies peuvent ne pas être traités si létat dhypoglycémie est masqué par une lecture faussement élevée du taux de glucose.

Par conséquent, lorsque OCTAGAM 100 mg/ml ou dautres produits contenant du maltose sont administrés, la mesure du taux de glucose sanguin doit être effectuée en utilisant une méthode spécifique du glucose. Des systèmes basés sur la méthode de glucose-déshydrogénase pyrroloquinoléine quinone (GDH PQQ) ou glucose-dye-oxydoréductase ne doivent pas être utilisés.

Examinez attentivement la notice dutilisation de la méthode de mesure du taux de glucose sanguin, y compris des bandelettes réactives, pour déterminer si le système est compatible avec lutilisation de produits injectables contenant du maltose. En cas de doute, veuillez consulter votre médecin qui déterminera si votre méthode de mesure du taux de glucose peut être utilisée avec des produits injectables contenant du maltose.

OCTAGAM 100 mg/ml avec des aliments, boissons et de lalcool

Aucun effet na été observé. Lors de lutilisation dOCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion, veiller à une hydratation adéquate avant perfusion.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou si planifiez davoir un enfant, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Aucune étude clinique contrôlée na permis détablir la sécurité de ladministration de ce médicament au cours de la grossesse et son éventuelle administration chez la femme enceinte ou au cours de lallaitement doit être faite avec prudence Le passage des immunoglobulines à travers le placenta, en particulier lors du troisième trimestre de grossesse a été démontré. Lexpérience clinique avec les immunoglobulines suppose quil nexiste pas deffet nocif sur le déroulement de la grossesse ou sur le développement du ftus et du nouveau-né.

Les immunoglobulines sont excrétées dans le lait maternel. Aucun effet négatif nest attendu chez les nouveau-nés/nourrissons.

Lexpérience clinique avec les immunoglobulines ne suggère aucun effet nocif sur la fécondité.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Octagam na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire et à utiliser des machines. Toutefois, les patients présentant des effets indésirables pendant le traitement doivent attendre que ceux-ci aient disparu avant de conduire des véhicules ou dutiliser des machines.

Octagam contient du sodium

100 ml de ce médicament contient 69 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par dose. Cela équivaut à 3,45 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par un adulte.

À prendre en considération par les patients suivant un régime pauvre en sodium.

3. COMMENT UTILISER OCTAGAM 100 mg/ml ?  

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin, ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

OCTAGAM 100 mg/ml est administré par voie intraveineuse (perfusion dans une veine) par un professionnel de santé.

Si vous avez utilisé plus de OCTAGAM 100 mg/ml que vous nauriez dû :

Sans objet.

Si vous oubliez dutiliser OCTAGAM 100 mg/ml :

Sans objet.

Si vous arrêtez dutiliser OCTAGAM 100 mg/ml :

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations <à votre médecin ou à votre pharmacien.

Utilisation chez les enfants et adolescents

Ladministration (intraveineuse) dOctagam 100 mg/ml chez les enfants et les adolescents (de 0 à 18 ans) nest pas différente de celle chez les adultes.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Contactez immédiatement votre médecin si vous souffrez de l'un des effets secondaires graves énumérés ci-dessous (ils sont tous très rares et peuvent toucher 1 personne sur 10 000).

Votre médecin pourra, dans certains cas, interrompre le traitement et réduire la posologie ou arrêter le traitement :

·Gonflement du visage, de la langue et de la trachéepouvant entraîner de grandes difficultés à respirer,

·Réaction allergique soudaine accompagnée d'un essoufflement, d'une éruption cutanée, d'une respiration sifflante et d'une chute de tension,

·Accident vasculaire cérébral pouvant entraîner une faiblesse et/ou une perte de sensation d'un côté du corps,

·Infarctus provoquant des douleurs thoraciques,

·Caillot sanguin entraînant des douleurs et un gonflement des membres,

·Caillot sanguin dans les poumons provoquant des douleurs thoraciques et un essoufflement,

·Anémie provoquant un essoufflement ou une pâleur

·Grave trouble rénal pouvant entraîner l'incapacité d'uriner,

·Affection pulmonaire appelée syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI, pour transfusion-related acute lung injury) provoquant des difficultés respiratoires, le bleuissement de la peau, de la fièvre et une diminution de la pression sanguine.

Si vous constatez l'un des symptômes ci-dessus, contactez immédiatement votre médecin.

Les effets secondaires suivants ont aussi été signalés dans de très rares occasions :

·Manque de globules blancs,

·Surcharge liquidienne,

·Trop faible taux de sodium dans le sang,

·Sensation dagitation, danxiété, de confusion ou de nervosité,

·Migraine,

·Trouble du langage,

·Perte de conscience,

·Vertige,

·Fourmillement,

·Diminution du toucher ou des sensations,

·Sensibilité à la lumière,

·Contractions musculaires involontaires,

·Troubles de la vision,

·Angine de poitrine,

·Palpitations,

·Modifications de la fréquence cardiaque,

·Bleuissement temporaire des lèvres ou dautres parties de la peau,

·Collapsus circulatoireou choc,

·Modifications de la pression artérielle,

·Inflammation veineuse,

·Pâleur de la peau,

·Toux,

·Troubles respiratoires,

·dème pulmonaire (accumulation de liquides dans les poumons),

·Spasme bronchique (difficulté à respirer ou respiration sifflante),

·Insuffisance respiratoire,

·Manque doxygène dans le sang,

·Vomissements, diarrhées, douleurs abdominales,

·Urticaire, démangeaison cutanée,

·Rougeurs cutanées,

·Éruptions cutanées,

·Desquamation de la peau,

·Inflammation de la peau,

·Perte de cheveux,

·Douleurs articulaires ou musculaires,

·Faiblesse musculaire ou raideur musculaire,

·Forte contraction musculaire douloureuse,

·Douleur cervicale, douleur dans les bras et les jambes,

·Douleurs rénales,

·Gonflement de la peau (dème),

·Bouffées de chaleur, transpiration accrue,

·Gêne thoracique,

·Symptômes pseudo-grippaux,

·Sensation de froid ou de chaud ou sensation générale de malaise et de faiblesse,

·Somnolence,

·Sensations de brûlure,

·Anomalies dans les tests sanguins de la fonction hépatique,

·Erreurs de lecture de la glycémie.

Effets secondaires courants (pouvant affecter jusquà 1 perfusion sur 10) :

·Hypersensibilité (réaction allergique)

·Maux de tête,

·Nausée,

·Fièvre,

·Sensation de fatigue,

·Réactions cutanées au site dinjection.

Effets secondaires peu fréquents (pouvant jusquà 1 perfusion sur 100) :

·Eczéma,

·Douleurs dorsales,

·Douleurs thoraciques,

·Frissons.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER OCTAGAM 100 mg/ml ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Conserver le flacon dans lemballage extérieur à labri de la lumière. Ne pas congeler.

Le produit peut être retiré du réfrigérateur pour une période continue nexcédant pas 9 mois à une température ne dépassant pas 25°C et sans dépasser la date de péremption. A lissue de cette période, le produit ne doit pas être remis au réfrigérateur et doit être éliminé. La date à laquelle le produit a été sorti du réfrigérateur doit être mentionnée sur le carton.

Ne pas utiliser OCTAGAM 100 mg/ml si vous remarquez que la solution présente un trouble, des dépôts ou une coloration intense.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient OCTAGAM 100 mg/ml  

·La substance active est :

Limmunoglobuline humaine normale 100 mg/ml (dont au moins 95% sont des immunoglobulines G)

·Les autres composants sont :

Le maltose et leau pour préparations injectables

Quest-ce que OCTAGAM 100 mg/ml et contenu de lemballage extérieur  

OCTAGAM 100 mg/ml, solution pour perfusion est disponible en flacons (2g/20ml, 5g/50ml, 6g/60ml, 10g/100ml, 20g/200ml).

Présentations:

2 g/20 ml boite de 1

5 g/50 ml boite de 1

6 g/60 ml boite de 1

10 g/100 ml boite de 1 ou de 3

20 g/200 ml boite de 1 ou de 3

La solution est claire ou légèrement opalescente, incolore ou jaune clair.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

OCTAPHARMA France

62 bis avenue andre morizet

92100 boulogne billancourt

FRANce

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

OCTAPHARMA France

62 bis avenue andre morizet

92100 boulogne billancourt

FRANce

Fabricant  

OCTAPHARMA Pharmazeutika Produktionsges.m.b.H. Oberlaaer Strasse 235 A-1100 ViennA Autriche ou

OCTAPHARMA S.A.S. 72 rue du Maréchal Foch 67380 Lingolsheim FRANCE ou

OCTAPHARMA AB SE-11275 Stockholm suede

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

à compléter ultérieurement par le titulaire

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

·Le produit doit être amené à température ambiante ou à température corporelle avant utilisation,

·La solution doit être claire à légèrement opalescente et incolore à jaune clair,

·Ne pas utiliser de solution trouble ou présentant un dépôt,

·Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur,

·Ce médicament ne doit pas être mélangé à dautres médicaments,

·Afin déviter les pertes de produit par fixation sur la tubulure, celle-ci peut être rincée à la fin de la perfusion avec une solution saline à 0,9% ou une solution de dextrose à 5%.

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