Taux de glycémie et diabète : comprendre l'hypoglycémie et l'hyperglycémie

Le taux de glycémie est un élément essentiel dans le cadre d’un diabète. Ainsi, les hyperglycémies tout comme les hypoglycémies doivent être évitées et maîtrisées afin d’éviter de graves troubles. Faisons le point sur ces différents termes.
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Taux de glycémie

La glycémie désigne le taux de sucre dans le sang. Il existe des valeurs de référence entre lesquelles doit se maintenir la glycémie pour être en bonne santé. Il faut ainsi que la glycémie soit comprise entre 0,70 et 1,10 gramme de glucose par litre de sang à jeun pour être jugée normale. En revanche, si on se réfère aux critères de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), on estime qu’une personne est diabétique si sa glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l (7 mmol/l) à au moins deux reprises successives.

Hyperglycémie

On parle d’hyperglycémie lorsque la glycémie dépasse les valeurs normales. Cela se produit notamment chez les personnes diabétiques chez qui l’insuline ne joue plus son rôle soit parce qu’elle est présente en trop faible quantité, soit parce qu’elle reste inefficace. En effet, sans insuline, l’organisme ne peut pas faire rentrer le glucose dans les cellules de sorte que celui-ci s’accumule dans le sang. C’est ce qui se retrouve lors d’une analyse de sang sous forme d’une hyperglycémie. Cela génère aussi un ensemble de symptômes tels que de la fatigue, des étourdissements, des urines anormalement abondantes accompagnées d’une soif intense et d’une faim exagérée avec, paradoxalement, une perte de poids. Souvent, on retrouve aussi une irritabilité anormale.

Hypoglycémie

À l’inverse, l’hypoglycémie est une baisse excessive du taux de sucre dans le sang. Les personnes diabétiques les plus enclines à être victimes d’hypoglycémie sont celles qui sont traitées par insuline et celles qui prennent un traitement destiné à augmenter la production d’insuline par le pancréas. Tout comme l’hyperglycémie, l’hypoglycémie entraîne une série de troubles tels que des tremblements, de la transpiration, de l’anxiété et des palpitations cardiaques, une faim importante, des nausées ou encore des démangeaisons. Quoique facilement réversible, la crise d’hypoglycémie ne doit pas être négligée. En effet, si rien n’est fait, on aboutit à des problèmes beaucoup plus sérieux tels que des troubles cognitifs (perte de concentration et de mémoire, confusion), des changements d’humeur, des troubles de la parole, des maux de tête, une vision floue, etc. Ces hypoglycémies sévères concernent davantage les diabétiques ayant déjà fait ce type de crises, les personnes qui ont un diabète ancien, celles qui présentent des troubles neurologiques ou encore celles qui souffrent d’insuffisance hépatique ou rénale.

Contrôle du taux de glycémie en cas de diabète

Pour éviter l‘hyper ou l’hypoglycémie, les personnes diabétiques doivent régulièrement contrôler leur glycémie. Le taux qui leur convient est déterminé avec le médecin et/ou le diabétologue. De façon générale, on estime qu’il faut que la glycémie soit comprise entre 70 et 120 mg/dl avant les repas et 180 mg/dl après. Chez les personnes diabétiques de type 1, il faut réaliser quatre tests par jour avec pour objectif une glycémie comprise entre 70 et 120 mg/dl avant le repas et inférieure à 160 mg/dl après.

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Source : "L'hyperglycémie". Diabète Québec.
"Ma glycémie". Fédération Française des Diabétiques.
"Variations de la glycémie sur 24 heures". Diabete.fr.
"L’hypoglycémie chez la personne diabétique". Diabète Québec.