Glycémie postprandiale chez le diabétique : le taux à ne pas dépasser

Surveiller son taux de glycémie est un point essentiel lorsqu’on est diabétique (a fortiori en cas de diabète insulino-dépendant). Mais quelles sont les valeurs à ne pas dépasser ? À quel taux juge-t-on que la glycémie postprandiale (après les repas) est excessive ?
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Taux de glycémie en temps normal

En temps normal, le taux de glycémie (c’est-à-dire la quantité de sucre présent dans le sang) est compris entre 0,7 et 1,10 gramme de sucre par litre de sang. Cette valeur concerne une personne en bonne santé chez qui l’analyse a été réalisée à jeun (il ne faut pas avoir mangé au cours des 8 heures précédentes, c’est pourquoi on réalise cette analyse le matin, après la nuit). Ce test est le plus courant et il renseigne sur la glycémie de base. En revanche, si la prise de sang a lieu 1h30 après un repas (on parle de glycémie postprandiale), la valeur normale est de moins de 1,40 g/l (soit 7,8 mmol/l). En effet, après un repas (en phase postprandiale), l’organisme est en pleine digestion et il procède à l'absorption des glucides (ce qui dure environ 4 heures), d’où une augmentation de la glycémie. Chez une personne non diabétique, le pancréas produit de l'insuline en fonction des variations de la glycémie de façon à la maintenir dans des proportions normales. Au cours de cette phase postprandiale, la glycémie s'élève, puis va progressivement retrouver ses valeurs initiales, ce qui s’effectue en environ 2 heures chez des personnes non diabétiques.

Taux de glycémie chez le diabétique

En cas de diabète, la glycémie sera anormalement élevée. Ainsi, on suspecte un diabète dans la mesure où deux analyses successives de glycémie à jeun donnent un résultat supérieur à 1,26 g/l. Cela est dû au fait que, chez une personne diabétique, l’insuline ne parvient plus à jouer son rôle de régulation. La résistance à l’insuline (du foie et des muscles notamment) ainsi qu'une sécrétion moins importante de cette hormone (parfois couplée à une augmentation de la production de glucagon) n’entraînent pas l’arrêt de la production de glucose au niveau du foie comme cela devrait être le cas après un repas. Non seulement la production se poursuit, mais, en plus, chez les diabétiques les muscles stockent moins bien le glucose. Ainsi, il y a plus de glucose dans le sang et pendant une plus longue période.

S’intéresser à l’hyperglycémie postprandiale

Au rythme occidental classique de trois repas par jour, l’organisme passe en moyenne 12 heures en phase postprandiale. Il est donc naturel qu’un trouble de la régulation de la glycémie postprandiale ait d’importantes répercussions. En effet, l'hyperglycémie postprandiale est très fortement associée aux risques cardiovasculaires, et ce, même si la glycémie à jeun?reste dans des valeurs normales. Cette hyperglycémie est également liée aux atteintes rénales, oculaires et même aux troubles cognitifs qu’on peut retrouver chez les personnes âgées. C’est pourquoi, en cas de diabète, la personne traitée doit impérativement prendre elle-même de l’insuline. Il faut toutefois savoir ajuster les doses, car une prise d’insuline trop élevée peut entraîner une hypoglycémie.

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Source : "La glycémie". Fédération Française des Diabétiques.
"Variations de la glycémie sur 24 heures". Diabete.fr.