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Banques: des affaires de suicides étouffées?

On en entend peu parler mais les banques ne sont pas épargnées par les suicides au sein de leur établissement.

Rappel des faits: En janvier 2008, un conseiller en gestion de patrimoine de BNP Paribas est retrouvé pendu dans son bureau. Dans une lettre adressée à sa femme qu’a publié Rue89, l’homme explique se sentir ‘broyé, humilié, fatigué’. N’ayant pas atteint ses objectifs annuels, le salarié se retrouve accablé par sa hierarchie lors de son entretien annuel d’évaluation. C’est quatre jours après qu’il se donne la mort. En décembre 2007, c’est Pierre, un cadre de la HSBC depuis 30 ans qui se donne la mort par asphyxie dans les toilettes du restaurant de l’entreprise. Le climat serait devenu trop pesant dans son travail. En juin 2007, c’est un trader de la Société générale qui se jette d’une passerelle de La Défense après un entretien houleux avec sa hiérarchie. D’autres suicides auraient été étouffés par les banques…

Comment expliquer ces suicides? ‘La finance internationale impose des contraintes de rentabilité inaccessibles. L’employé n’a aucun moyen de se protéger et de limiter strictement son engagement à ce qui est écrit dans son contrat’, explique le Dr Bertrand Gilot, psychiatre. A force de se livrer corps et âme dans son travail, le salarié s’enferme et souffre.

Sources

- Suicide dans l'entreprise: l'ultime témoignage, CNRS

- Observatoire du stress et des mobilités forcées, France Telecom

- Suicide et activité professionnelle en France: premières exploitations de données disponibles, 2010, INVS

- Projet Cosmop: Cohorte pour la surveillance de la mortalité par profession, 2005, INVS

Remerciement au Dr Bertrand Gilot, psychiatre

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