Est-ce une dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière s’installe à l’automne ou au début de l’hiver et dure jusqu’au printemps, en clair, d’octobre à mars.

A la différence de la dépression classique, elle ne survit pas à l’été et s’estompe dès les premiers rayons de soleil. Elle se caractérise par une fatigue permanente et une tendance à somnoler durant la journée, des sautes d’humeur, un sentiment de grande tristesse, voire de détresse, un manque inhabituel d’initiative et un besoin de sommeil accru.

Elle peut aussi entraîner une baisse de libido, des problèmes de concentration et de mémoire, des fringales (notamment de sucre), une perte ou, le plus souvent, une prise de poids…

Les causes du coup de blues hivernal

Il semble que la dépression saisonnière soit d’origine biologique et non psychologique. Elle serait liée au raccourcissement des journées en hiver.

L’organisme, moins exposé à la lumière solaire, fabriquerait en excès de la mélatonine, une hormone liée au sommeil. Celle-ci augmenterait le sentiment de fatigue, le manque d’entrain, et, chez un certain nombre d’entre nous, une forme de dépression bien particulière.

En parallèle, la baisse de luminosité ferait chuter la production d’une autre hormone, la sérotonine. C’est cette dernière qui serait à l’origine des fringales de sucres si caractéristiques de la dépression saisonnière, et d’une prise de poids.

Quels sont les traitements ?

Il est conseillé de s’exposer au soleil au moins une heure par jour, en hiver. Des vacances dans le Sud sont le traitement le plus efficace… mais il existe une solution moins coûteuse : la luminothérapie. Pratiquée en cabinet et en service hospitalier, elle consiste à s’exposer chaque jour à une lumière dont l’intensité varie entre 2 500 et 10 000 lux au cours de séances de 30 minutes à 2 heures.

David Servan-Schreiber mentionne, dans son ouvrage Guérir, les lampes à aube. Imitant le lever du soleil, elles seraient efficaces. Les antidépresseurs soulagent cette forme de déprime, de même que certaines psychothérapies. Enfin, certaines plantes comme le millepertuis et la mélisse, associés à la luminothérapie, limiteraient l’anxiété.

Luminothérapie à domicile, efficace ?

Peu de services hospitaliers proposent des séances de luminothérapie. Mais on trouve dans les magasins de luminaires, en pharmacie et sur Internet des lampes de luxothérapie efficaces. "C’est une technologie simple. Les lampes vendues dans le commerce peuvent donc donner les mêmes résultats que celles des hôpitaux", explique le Dr Even, psychiatre à Saint-Anne.

"Seule condition : bien choisir son équipement. Il faut que l’appareil n’émette aucun rayon UV (risque de brûlure) et que l’intensité atteigne environ 10 000 lux. Il faut aussi prendre l’avis de son médecin au préalable (comme pour tout traitement), voire consulter son ophtalmologiste en cas de pathologie oculaire préexistante".

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