Vaccin Pfizer : les effets indesirables observes en France par l-ANSM

Alors que le vaccin contre la Covid-19 a déjà été administré à plusieurs centaines de milliers de personnes en France, l'Ansm (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) continue son suivi dédié à la surveillance des effets indésirables rapportés avec le réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRPV).

Un cinquième rapport de pharmacovigilance sur les effets indésirables rapportés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, a été publié. Il couvre les données validées du 5 au 11 février. 3 634 cas d'effets indésirables ont été analysés depuis le début de la vaccination, dont 20,2 % étaient graves.

"La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves", précise l'ANSM. Seuls les cas d'hypertension artérielle et de troubles du rythme cardiaque constituent un "signal", néanmoins, la plupart d'entre eux ont été "transitoires et rapidement réversibles", et ils ne remettent pas en cause "le rapport bénéfice/risque du vaccin", précise l'agence. 

Dans ce diaporama, nous vous listons les effets indésirables observés avec le vaccin Pfizer-BioNTech, depuis le début de la campagne de vaccination en France. 

Par ailleurs, 87 cas d’effets indésirables avec le vaccin Moderna ont été rapportés et transmis aux CRPV rapporteurs (Lille et Besançon), dont 6,9 % étaient graves (soit 6 cas). "À ce jour, il n'y a pas de signal de sécurité avec le vaccin Moderna", précise l'ANSM.

Des décès qui ne peuvent être liés au vaccin pour le moment

"43 nouveaux cas de décès ont été transmis sur la période. Ceci porte à 130 le nombre total de décès déclarés à la date du 11 février 2021". 

Une majorité de ces décès concernent des personnes âgées résidant en EHPAD ou en résidence vieillesse qui présentaient pour la plupart de lourdes comorbidités, dont rien ne permet de conclure qu'ils sont véritablement liés à la vaccination. 

Néanmoins, "parmi les cas expertisés pour ce cinquième rapport, quatre ont fait l’objet d’une analyse détaillée", indique l'agence sanitaire : 

  • Une personne quinquagénaire vivant à domicile, décédée brutalement dans les 24h suivant la vaccination. "L’autopsie réalisée conclu à un décès secondaire à une cause cardiovasculaire au vu de l’état du réseau coronaire".
  • Une personne octogénaire avec antécédents cardiovasculaires importants qui a présenté, au lendemain de la vaccination, un hématome intracrânien ayant conduit au décès. Rien ne prouve que ce dernier est lié à la vaccination. 
  • Une personne octogénaire, avec antécédents médicaux lourds, ayant présenté à J5 de la vaccination, un syndrome de détresse respiratoire aiguë dans un contexte fébrile. 
  • Une personne de plus de 90 ans, décédée brutalement après avoir présenté des symptômes compatibles avec des effets réactogènes systémiques précoces. 

Pour rappel, le tout premier décès était survenu le 13 janvier dernier avec le vaccin Comirnaty.