Sommaire

La campagne de vaccination française contre la COVID-19 a débuté le 27 décembre 2020 après l’approbation du vaccin du laboratoire allemand Pfizer. Le vaccin américain Moderna a dû pour sa part attendre le 8 janvier pour recevoir le feu vert de la Haute Autorité de santé (HAS). Les deux références pourraient être rejointes prochainement par un troisième produit : l’anglais AstraZeneca. Toutefois, les Français n’ont pas la possibilité de choisir le vaccin qui leur est injecté. Mais quelles sont leurs différences ?

Différence de conception et d'efficacité entre les 3 vaccins

Lors de sa venue sur le plateau de BFMTV le 7 janvier dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a confirmé l'impossibilité de choisir son vaccin en expliquant "Aujourd'hui, nous avons deux vaccins validés, deux vaccins à ARN messager (...) avec la même efficacité, les mêmes indications. Il n'y a pas lieu de poser la question du choix".En effet, le vaccin Pfizer - tout comme le vaccin Moderna - est conçu grâce à une technologie de pointe : la "rupture à base d'ARN messager". Concrètement, ce "messager" va transmettre à nos cellules des instructions génétiques. Les cellules fabriqueront ensuite elles-mêmes un antigène du coronavirus, afin de déclencher une réponse du système immunitaire. Un avantage donc et pas des moindres, puisque c'est l'organisme qui fait le travail.

Le vaccin du laboratoire AstraZeneca, conçu avec l'aide de l'Université d'Oxford, s’appuie sur un procédé différent. C’est un vaccin à vecteur viral. La séquence codant les protéines virales est menée à la cellule par un virus modifié pour combattre le Covid-19. Le “transporteur” est ici un adénovirus de chimpanzé.

Si les conceptions des doses divergent quelque peu, elles ont des taux d’efficacité assez semblables. Selon les études menées, il est de 95% pour le vaccin Pfizer/BioNTech et de 94,1% pour Moderna.

Le vaccin anglais présente des résultats un peu inférieurs. Son efficacité est de 62% après l’administration des deux injections complètes à un mois d’écart. Toutefois, le taux grimperait à 90% si une demi-dose est injectée dans un premier temps, puis une dose complète un mois plus tard. Cette amélioration de performance a été découverte à la suite d’une erreur de manipulation. Une étude supplémentaire a donc été réalisée par le laboratoire britannique. "Nous pensons que nous avons trouvé la formule gagnante et comment arriver à une efficacité qui, avec deux doses, est élevée comme celle des autres", a assuré le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a demandé des informations supplémentaires sur la sécurité et l’efficacité du produit, et étudie désormais le dossier.

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.