Covid-19 : un quart des Français ne veut pas se faire vacciner !
Sommaire

La défiance envers les vaccins, un problème courant chez les Français

La défiance envers les vaccins, un problème courant chez les Français© Istock

Dans une étude réalisée en juin 2019, il s’est avéré qu’un Français sur trois pense que les vaccins "ne sont pas sûrs".

Plusieurs études internationales parues ces dernières années et couvrant jusqu’à 140 pays, l’ont également suggéré, en plaçant la France "dans le top 10 mondial des pays antivaccins".

Mais cette méfiance envers les vaccins, "serait le reflet de problèmes bien plus larges, comme celui de la confiance dans le système de santé français", révèle le sociologue dans un article, publié sur le CNRS. Mais pas que. Les arguments anti-vaccin en France s’appuient notamment sur plusieurs motifs bien connus.

D’abord, il est estimé que les progrès sanitaires sont suffisants pour éliminer la maladie, et que la probabilité de contracter des maladies virales est très faible par rapport au risque de vaccination.

Ensuite, les opposants à la vaccination ignorent bien souvent les données qui démontrent le contraire.

Un autre argument serait que les vaccins peuvent provoquer la mort subite du nourrisson. Voire même de l'autisme. Des propos, constamment réfutés par bon nombre de scientifiques.

Mais le septicisme des Français est lié aussi étroitement à l'histoire. Lucie Guimier, qui a rédigé une thèse sur la réticence géographique à vacciner, explique par exemple, qu’en Ardèche, le vaccino-scepticisme est associé à l’histoire. La résistance fait partie de "l'histoire locale" d’abord avec l’adoption du protestantisme au XVIe siècle, puis avec le maquis pendant la Seconde Guerre mondiale. En outre, dans les années 1960-1970, beaucoup se sont installés là pour échapper à la société de consommation.

Vers un vaccin "obligatoire" ?

Quoi qu'il en soit, la montée des "anti-vaccins" inquiètent les autorités.

Pour lutter contre ce phénomène et pour remonter le niveau d’immunité de la population qui a chuté, depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins infantiles sont devenus obligatoires en France.

Parmi les nouveautés imposées, les protections contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B ont, entre autres, été ajoutées afin d'endiguer la défiance de plus en plus grande d'une partie des Français envers les vaccins.

Or, cette mesure semble porter ses fruits : depuis la mise en place de cette obligation, on assiste à une nette baisse de la défiance.

Alors, va-t-on se diriger vers un vaccin Covid-19 "obligatoire" pour immuniser la population ? Rien n'est moins sûr...

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.