Covid-19 : un quart des Français ne veut pas se faire vacciner !
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Covid-19 : pourquoi les Français ne veulent-ils pas recevoir de traitement ?

Covid-19 : pourquoi les Français ne veulent-ils pas recevoir de traitement ?© Istock

Pour tâcher de comprendre pourquoi certains Français ne veulent pas se faire vacciner alors que coronavirus continue de faire des victimes chaque jour, il faut s'intéresser au passé.

Ainsi, d'après Jeremy Ward, outre l'idée que ce vaccin puisse être réalisé trop vite et qu'il risque donc d’être peu sûr, la proportion de Français "hésitants" est comparable à celle observée dans les enquêtes réalisées ces deux dernières années en France et portant sur les vaccins.

Or, après une analyse des résultats, une certitude en ressort : la défiance vis-à-vis de ces futurs vaccins illustre un problème de longue date pour les autorités : il est difficile de convaincre la population que les décisions prises le sont dans l’intérêt général et reflètent des vérités scientifiques.

Malheureusement, dans le contexte de la crise Covid-19, les difficultés rencontrées par les autorités n'ont pas amélioré les choses. Les contradictions de l'Etat face au port du masque généralisé ou au dépistage massif, ont accéléré la défiance des habitants.

Ce problème est exacerbé quand l’incertitude scientifique est importante - ce qui est le cas actuellement pour ce virus, que l'on connaît finalement peu. La santé est, par ailleurs, un domaine qui touche tout le monde, et qui peut donc rapidement enflammer les esprits.

Le sociologue Jeremy Ward souligne, qu'à ce sujet, "le contexte épidémique rappelle à quel point les décisions dans le domaine de la santé sont souvent politiques car elles intègrent des dimensions économiques, légales, diplomatiques...".

Vaccin contre la grippe H1N1 : un exemple de la défiance de la population

Enfin, pour illustrer cette défiance française face à la vaccination, Jeremy Ward se base notamment sur l’expérience de la grippe H1N1.

"Les intentions de vaccination contre la grippe H1N1 n’avaient réellement baissé qu’au moment où un débat avait émergé autour de la sécurité de ce vaccin. Dans un contexte où les savoirs sur le virus tendaient à montrer qu’il serait beaucoup moins mortel qu’attendu, certains avaient remis en cause sa ’balance bénéfice-risque’ arguant qu’il avait été produit trop rapidement et qu’il contenait des adjuvants potentiellement dangereux", met en avant le chercheur.

Le problème ? En n'arrivant pas à convaincre les Français de l'utilité de ce vaccin contre la grippe H1N1, seulement 8 % de la population avait été vaccinée. Cette épidémie marquait ainsi, selon Jeremy Ward, "le début d’une décennie très mouvementée pour les vaccins en France".

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