5 raisons qui expliquent pourquoi vous ne perdez pas de ventre

Certifié par nos experts médicaux MedisiteVous avez beau faire attention à ce que vous mangez, vous n’arrivez pas à perdre votre petit ventre ? Voici 5 raisons auxquelles vous n'avez peut-être pas pensé mais qui peuvent l’expliquer.
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“Petite bouée”, “brioche”, “bidon”... Nombreux sont les surnoms affectueux qui existent pour décrire ce petit amas de gras accroché au ventre. Pourtant, bien qu’il soit important d’en avoir pour protéger certains organes délicats, en excès, cette accumulation de graisse peut nuire à votre santé.

La graisse abdominale : qu’est-ce que c’est ?

La graisse abdominale correspond à la graisse qui est localisée au niveau de l'abdomen. Elle peut être visible, c'est la fameuse “bedaine”, mais aussi invisible - quand elle se loge à l'intérieur de l'abdomen, autour des intestins ou du foie. Cette graisse est la plus toxique, on l'appelle la graisse viscérale. Elle doit être différenciée de la graisse sous cutanée qui se trouve, elle, juste sous la peau.

Pourquoi ces graisses viscérales se logent-elles ici ?

D’après les chercheurs, la cause principale serait hormonale. La plupart des personnes victimes de ce phénomène sont les femmes ménopausées ; en raison du taux d’hormones très élevé chez elles. Mais les hormones du stress ainsi que le cortisol peuvent provoquer le stockage de graisses viscérales.

De plus, le tabagisme, l’hypertension artérielle et les troubles de la coagulation sont aussi des déclencheurs. Certains chercheurs américains ont fait aussi l’analogie entre le temps de sommeil et les personnes atteintes. Une étude effectuée sur des jeunes adultes a montré que ceux qui ne dormaient que 5 h par nuit voyaient leur taux de graisse viscérale augmenter de 32 % sur 5 ans, contre 13 % pour les gros dormeurs.

Graisse autour du ventre : quelles sont les personnes à risque ?

Selon l’institut de prise en charge de l’obésité, les graisses viscérales touchent tous les individus, à n’importe quel âge.

Toutefois, les personnes sédentaires, en ménopause et celles qui ont un terrain génétique propice à la graisse abdominale (Par exemple, en cas d’antécédents familiaux de diabète, il peut y avoir un dérèglement métabolique avec une sécrétion exagérée d’insuline au moindre excès de sucre), sont plus touchées.

Les personnes qui fument, qui dorment peu et qui sont stressées sont aussi plus à risque.

Quelles maladies sont liées à l'excès de graisse abdominale ?

Comme elles se logent autour des viscères, les graisses enveloppent les veines reliant les intestins au foie. Lorsque la graisse viscérale est en excès, elle passe directement dans les veines. Elle déverse alors des acides gras dans le sang qui ont des effets toxiques au niveau des organes qui participent à la fabrication et à l'utilisation du sucre. De plus, elle fabrique des substances appelées "adipokines" qui en excès deviennent aussi toxiques et pourraient conduire au syndrome métabolique.

En conséquence, la présence excessive de graisse au niveau de l'abdomen peut engendrer : une élévation de la tension artérielle, un excès de triglycérides, un excès de sucre dans le sang.

Les personnes concernées auront également un risque plus important de maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, ces graisses sécrètent des substances qui augmentent, encore une fois, les risques de maladies cardiovasculaires et les cancers du sein chez les femmes ménopausées.

Peut-on s’en débarrasser ?

Bonne nouvelle : il est possible de rectifier le tir ! Mais pour faire partir sa bouée et réduire son impact négatif sur la santé, il n’y a pas de secret, il faut adopter une bonne hygiène de vie, en faisant un rééquilibrage alimentaire et en pratiquant une activité physique régulière.

Il convient aussi d’éliminer quelques mauvaises habitudes, comme le fait de stresser ou encore de vivre dans un environnement bruyant.

Découvrez-vite toutes les causes insoupçonnées de votre petit ventre !

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Source(s):

Les graisses viscérales : cachées mais dangereuses, L'Institut de Prise en Charge de l'Obésité, 26 avril 2012.

*Exposure to traffic noise and markers of obesity, Occup Environ Med oemed-2014-102516, published online first, 25 May 2015.

Remerciements au Dr Boris Hansel, endocrinologue, diabétologue et auteur de "Perdez votre ventre pour une meilleure santé".