Brest : elle dénonce la mort de sa mère après 10 heures d'attente aux urgences

Publié le 30 Juillet 2018 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Malgwenn Le Mat, dont la mère est décédée d'un choc septique le 15 juillet dernier dénonce dans une lettre ouverte sur les réseaux sociaux, la façon dont sa mère a souffert dans l'indifférence du personnel qu'elle accuse de non-assistance à personne en danger. 
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© Adobe Stock"Par la présente, je viens vous exprimer ma colère au sujet de l'inacceptable prise en charge de vos patients." C'est ainsi que commence la lettre ouverte de Malgwenn Le Mat, souhaitant dénoncer l'enfer qu'elle a vécu aux urgences du CHRU de la Cavale Blanche à Brest où sa mère est décédée dans la douleur. Elle explique que la patiente a été admise aux urgences, le 12 juillet dernier à 20 heures "pour une diarrhée aiguë datant de la veille ainsi que des vomissements qui furent au cours de la journée translucides, puis noirs". Après avoir décrit les symptômes dont sa mère était victime, le premier infirmier leur répond qu'il doit s'agir d'une constipation et qu'après analyse, elle rentrera certainement chez elle. "C'est original de la diarrhée durant une constipation", s'insurge Malgwenn Le Mat dans sa missive en se désolant qu'un infirmier et non un médecin émette lui-même le diagnostic.

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"Pourquoi ne possédez-vous pas une équipe de nuit pour les imageries?"

S'en suivra alors une longue attente dans le couloir des urgences où la fille de la victime raconte avoir vu beaucoup de patients en détresse jamais pris en considération. Sa mère souffrant de plus en plus en serait arrivé à s'arracher les cheveux et se lacérer le visage avec les ongles. "Elle veut peut-être un brancard", lui aurait-on demandé, "Ma mère ne voulait rien, si ce n'est mourir pour que cessent les souffrances", écrit l'auteur de la lettre.

Ce n'est que le lendemain matin à 9h40 que la patiente aurait pu effectuer son scanner. "Pourquoi ne possédez-vous pas une équipe de nuit pour les imageries?", interroge Malgwenn Le Mat. Après 16 heures d'attente en tout révèle la gravité du cas de sa mère, transférée au service de réanimation chirurgicale à 17h19 le dimanche 15 juillet. "Malgré tous les moyens médicaux et HUMAINS déployés par l'équipe de CE service, ma mère, ses mains dans les nôtres a succombé à un choc septique et nous a quittés. "

Une enquête ouverte

La fille de la patiente précise n'avoir aucune colère contre le service chirurgical, qui, pour elle, a fait tout le nécessaire, mais accuse le service des urgences de non-assistance à personne en danger. "Vous l'avez abandonnée, vous nous avez abandonnés", écrit-elle. Relayée de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, la lettre est parvenue jusqu'à la direction de l'hôpital, qui, selon le magazine Egora aurait déclaré : "Nous avons pris contact avec cette personne pour lui apporter des réponses directes. En parallèle, une enquête a été diligentée",

mots-clés : Hôpital, Urgences
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