Cancer du cœur : l'espérance de vie

Bien que rarissime, le cancer du cœur peut toutefois survenir, mais à certaines conditions très précises. En effet, les cellules cardiaques ont une particularité : elles ne se divisent pas. Comment se développe la tumeur du cœur ? Quel est le pronostic pour ce type de cancer ?
©iStockIstock

Cancer du cœur : pourquoi est-il si rare ?

La formation de tumeurs au sein de l’organisme résulte d’une prolifération anormale de cellules. Or, les cellules musculaires du cœur ne peuvent pas se diviser. Cette spécificité rend, de fait, leur multiplication impossible. Le cœur bénéficie ainsi d’une protection naturelle contre le développement d'un cancer. Néanmoins, le péricarde, lui, peut être le siège d’une tumeur cancéreuse puisque cette enveloppe qui entoure le muscle cardiaque n’est pas composée de cellules cardiaques, mais de tissus conjonctifs. Le cancer primitif du cœur est par conséquent très rare. Généralement, les tumeurs sont des métastases provenant d’un autre cancer.

Cancer du cœur secondaire

Contrairement aux cancers du cœur primitifs, les cancers du cœur secondaires font leur apparition à la suite de la propagation de cellules cancéreuses provenant d’un autre cancer présent ailleurs dans l’organisme. Les cancers qui entraînent le plus souvent des métastases cardiaques sont les cancers des bronches, du sein, les mélanomes (cancers de la peau), les leucémies et les lymphomes (cancers du sang) ainsi que les sarcomes de Kaposi (dû à un virus herpès ou au sida).

Cancer du cœur : les symptômes

Dans la majorité des cas, cette maladie rarissime se manifeste par des douleurs thoraciques, une insuffisance cardiaque, des troubles du rythme cardiaque et des pertes de connaissance (syncopes).

Cancer du cœur : quelle évolution ?

La plupart des tumeurs cardiaques primitives sont bénignes et sont retirées par chirurgie. Des séances de chimiothérapie sont parfois préconisées afin d’éliminer la totalité des cellules anormales et de réduire les risques de récidives. Ce n’est pas le cas, en revanche, lorsqu’il s’agit d’un cancer métastasé. Là, les chances de survie du patient s’avèrent moins favorables et le pronostic vital du patient peut être très rapidement engagé. La prise en charge portera alors essentiellement sur le cancer primitif à l’origine des métastases, ainsi que sur la mise en œuvre de soins palliatifs pour soulager les douleurs du malade.

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