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Depuis désormais 26 ans, Octobre Rose tente de sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Un rendez-vous de mobilisation nationale, grâce à un nombre d’acteurs engagés dans la lutte contre le cancer du sein, toujours croissant. Le cancer du sein est à la fois le cancer le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme : il représente selon l’Institut national du cancer 33 % des cas de cancers féminins.

En France, 58 500 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en France métropolitaine en 2018. L'âge médian au moment du diagnostic est de 63 ans. Toutefois, selon l'Institut national du cancer, la survie nette à 5 ans standardisée sur l’âge s’améliore au cours du temps. "Elle est passée de 80% pour les femmes diagnostiquées entre 1989 et 1993 à 87% pour celles diagnostiquées entre 2010 et 2015".

Cancer du sein : quelles sont les formes les plus fréquentes ?

Selon la Fondation pour la Recherche Médicale, les trois formes les plus fréquentes de cancer du sein sont :

  • Les carcinomes in situ : les cellules cancéreuses restent dans les canaux et les lobules, et n’ont pas diffusé dans les tissus environnants.
  • Les carcinomes infiltrants : ici, les cellules cancéreuses ont envahi les tissus entourant les canaux et lobules. Si ce type de cancer n’est pas pris en charge à temps, il conduit à la formation de métastases dans les ganglions axillaires et le reste du corps.
  • Les carcinomes inflammatoires : ils se situent en surface, au niveau de la peau.

1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein et l'information sur le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vies, et est essentielle pour que les femmes soient en mesure de détecter les signes. Depuis 2014, de grands évènements ont marqué les différentes campagnes d'octobre, et cette année encore, la tour Eiffel s'illuminera de rose pour accompagner la campagne annuelle de l'Association, et ainsi lancer de manière forte et symbolique la 28ème campagne d'Octobre Rose.

Tout au long du mois d'octobre, suivez toutes les actualités autour de la campagne d'Octobre Rose :

15 octobre - Cancer du sein : les sels d'aluminium des déodorants responsables ?

Les déodorants une nouvelle fois dans le viseur. Des scientifiques appellent à l’interdiction des sels d’aluminium dans les déodorants. Dans une nouvelle étude publiée dans le International Journal of Molecular Sciences, des chercheurs suisses ont démontré que cellules, y compris celles de la glande mammaire, qui sont exposées aux sels d’aluminium "assimilent ce métal rapidement". Dans cette étude, les chercheurs du laboratoire suisse de Cancérogenèse Environnementale de la Fondation des Grangettes et de l'université d'Oxford ont révélé que "dans les 24 heures qui suivent, une instabilité génomique apparaît sous forme d’une altération dans la structure et le nombre des chromosomes". Les résultats de l’étude confirment donc le potentiel cancérigène de l’aluminium sur les cellules mammaires. L’étude révèle en effet que "l'aluminium pénètre dans les cellules mammaires et déstabilise la structure et le nombre des chromosomes", ce qui peut entraîner des cancers du sein.

14 octobre - Cancer du sein : les hommes peuvent aussi être touchés

Environ 500 cas sont diagnostiqués chaque année en France. Les hommes représentent 1 % des cas de cancers du sein. Peu de personnes en sont conscientes, mais ils présentent eux aussi des glandes mammaires. Ces dernières sont, certes, moins développées auprès de la population masculine, mais la rend toutefois à risque. Le cancer du sein est plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes de plus de 60 ans. Environ 15% d'entre eux sont liés à une mutation hérité du gène BRCA2.

12 octobre - Cancer du sein : attention au stress

Des chercheurs ont identifié un mécanisme démontrant comment le stress chronique accélérait la croissance des cellules souches du cancer du sein. À l’heure actuelle, le stress chronique a déjà fait l'objet de nombreuses études. "Le stress, tout comme la pollution, fait en effet aussi partie des facteurs de risque du cancer du sein, déplore notre cancérologue. Or, dans nos sociétés européanisées, il est difficile d’agir contre ces facteurs de risque", confie à Medisite Eric Sebban, chirurgien gynécologue et cancérologue. Rapportée par le Journal of Clinical Investigation une étude sur des souris a prouvé que le stress chronique pouvait favoriser le développement des cellules souches du cancer du sein. Ce phénomène serait lié à l’épinéphrine, l’une des principales hormones de stress.

11 octobre 2021 - Cancer du sein : un virus présent dans le haricot niébé pourrait prévenir les métastases

Des chercheurs américains viennent de mettre au point une thérapie ciblée contre les métastases pulmonaires du cancer du sein et du mélanome. Pour cela, ils ont utilisé le virus de la mosaïque du niébé, capable d’activer le système immunitaire des patients et de le diriger vers les cellules cancéreuses. Des chercheurs de l’université de Californie - San Diego ont en effet étudié le virus de la mosaïque du haricot niébé, qui pourrait empêcher le développement des métastases. Inoffensif pour l’homme, il est néanmoins considéré comme un corps étranger par notre organisme, qui va donc déclencher une réponse immunitaire lorsqu’on lui inocule. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Advanced Science, le 14 septembre 2021.

Les champignons pourraient également réduire les risques de cancer du sein.

8 octobre - 9h45 - Opération Bonnet rose contre le cancer du sein

Pour fêter les cinq ans de sa marque Le Bonnet français, la marque a lancé une opération pour participer à la lutte contre le cancer du sein. Pour chaque bonnet acheté, 10 euros seront reversés pour soutenir la recherche. Son objectif avec ce partenariat inédit ? Créer le premier bonnet français qui soutient et aide la recherche sur le cancer du sein. L'objectif des 100 bonnets fixé au 31 octobre a déjà été attein. Chaque bonnet est vendu 35 euros et l’intégralité des bénéfices est reversée au Ruban rose, soit 10 euros par bonnet. "Si le cap des 100 bonnets roses est franchi, nous lançons une version enfant du bonnet rose et si nous dépassons les 500, nous devenons partenaires officiels pour reconduire l’opération dans une version encore plus fun, en 2022", annonçait déjà Hugo Camusso, son créateur, dans Le Dauphiné Libéré.

7 octobre - 10h11 - Deux types de mammographie

Soutenu par la campagne d'Octobre Rose, le dépistage organisé du cancer du sein est proposé aux femmes de 50 à 74 ans. Il est fondé sur la conviction que plus on détectera en grand nombre des cancers de petite taille, mieux on viendra à bout de la maladie. L'outil préférentiel, la mammographie, a pour but d'identifier les cancers du sein localisés qui, s'ils n'étaient pas détectés, métastaseraient théoriquement tous, et causeraient automatiquement la mort. Or, depuis ce dépistage systématique, on s'est aperçu que le taux annuel de nouveaux cas de cancers du sein précoce a doublé, tandis que le taux de cancers du sein avancés n'a guère chuté, ce que l'on espérait pourtant. Comme le précise le Dre Cécile Bour, radiologue, dans son livre "Mammo ou pas mammo", en réalité, il y a deux types demammographie ! La mammographie de dépistage, c'est la mammographie de routine, celle qu'on vous demande de réaliser tous les deux ans dès 50 ans, même en l'absence de tout symptôme, sur convocation. Quant à la mammographie de diagnostic, c'est celle qui est motivée par l'apparition d'un signe, d'un symptôme dans le sein et nécessite une exploration pour identifier et diagnostiquer le problème du sein.

7 octobre - 14h00 - Cancer triple négatif : un nouveau médicament autorisé en France

C'est un nouvel espoir pour les malades. Olivier Véran a annoncé ce mardi 5 octobre qu’un nouveau traitement prometteur contre une forme agressive du cancer du sein, appelé "triple négatif", serait autorisé et disponible en France à compter du 1er novembre. "Il existe enfin un traitement prometteur produit par un laboratoire américain, qu’on appelle le Trodelvy", a révél le ministre de la Santé lors d'une séance aux questions à l'Assemblée. "La France a été le premier pays européen à pouvoir en faire bénéficier quelques patientes en attendant que la production soit plus importante ; je peux vous confirmer qu’il sera autorisé en accès précoce et disponible en France à compter du 1er novembre 2021", a détaillé Olivier Véran. Une "bonne nouvelle" qui intervient en plein mois d'Octobre Rose, mois de sensibilisation au dépistage et à la lutte contre le cancer du sein.

5 octobre - 15h12 - Comment prendre soin de la zone traitée par radiations ?

Dans son ouvrage "Lolo Land", Abelia Becker précise qu'il est recommandé d'utiliser un savons surgras ou une huile nettoyante sous une douche tiède pour nettoyer la zone irradiée. Elle recommande de se sécher en tapotant avec douceur "sans frotter la peau". Dans son guide pour accompagner les femmes touchées par le cancer, elle conseille également de choisir "des soutiens-gorge sans coutures ni armatures" et de porter des vêtements en coton. "Profite des jours sans séance pour bien hydrater ta peau et notamment la zone ciblée, afin de booster un peu tes défenses face aux rayosn", écrit-elle. Elle recommande notamment d'éviter les déodorants ou les parfums et lotions alcoolisées qui seraient trop agressives pour une peau abîmée par les rayons de la radiothérapie.

17h57 - Cancer du sein : les âges les plus à risque

"Le pic de fréquence du cancer du sein est entre 50 et 70 ans. Il y a peu de cancer chez la femme jeune", explique le Dr Sebban, interrogé par Medisite. À partir de quel âge devrait-on agir sur nos facteurs de risque ? "Quand je vois aujourd’hui comment les parents ‘surnourissent’ leurs enfants… je comprends mieux pourquoi on comptabilise autant de cancers dans notre société. On mange trop de façon générale et surtout on mange mal. Et ce n’est pas forcément lié aux risques de cancer du sein, c’est la porte ouverte à de nombreuses autres maladies [diabète, maladies cardiovasculaires… ndlr]". Il n’y a donc pas d’âge pour prendre les bonnes habitudes : on devrait commencer dès l’enfance", explique le médecin.

4 octobre - 14h13 - Course d'Octobre Rose 2021

La 20e édition de la traditionnelle course Odysséa Paris a eu lieu au château de Vincennes le dimanche 3 octobre à 9 heures (10 kilomètres). Depuis plus de 10 ans, plus de 4 145 000 euros ont été collectés pour la recherche contre le cancer du sein pour Gustave Roussy, premier centre de lutte contre le cancer en Europe, et 5e meilleur hôpital de cancérologie au monde. En 2021, les fonds qui seront récoltés par Odysséa Paris vont permettre seront aloués au projet COMPASS lancé par Gustave Roussy et dédié au cancer du sein triple négatif.

22h - La Tour Eiffel s'illumine de rose pour Octobre Rose

Comme chaque année, la Tour Eiffel s'est illuminée en rose le 1er octobre pour accompagner la campagne annuelle de l'Association et lancer de manière symbolique la 28ème campagne d'Octobre Rose.

1er Octobre - 9h52 - Cancer du sein : attention à l'excès de sucre

"Je crois beaucoup aux facteurs liés au mode de vie. Quand vous allez en Asie, où le mode de vie est différent du nôtre et où les gens ne mangent pas comme nous, vous constaterez qu’il y a trois fois moins de cancer du sein qu’aux USA et qu’en Europe. Dans certaines régions asiatiques, on est aussi davantage à l’abri de la pollution", confie à Medisite le Dr Sebban, chirurgien gynécologue et cancérologue.

"L’excès de sucre est un facteur de risque avéré de cancer du sein", nous avertit, effectivement, le Dr Sebban. Plusieurs études scientifiques ont, en effet, déjà prouvé le rôle que le sucre peut avoir dans la survenue de la maladie.

30/09 - 14h52 - 5 étapes pour une autopalpation réussie

Seul un professionnel de santé pourra effectuer certaines actions de dépistage, comme un examen clinique des seins ou une mammographie. En revanche, l’autopalpation s’effectue simplement et rapidement, et peut être pratiqué par toutes les femmes. Le Dr. Grégory Akerman a expliqué à Medisite les 5 étapes majeures à respecter pour une bonne autopalpation :

  1. Se mettre debout face à un miroir : Avant de procéder à l’autopalpation, il faut, dans un premier temps, examiner sa poitrine. La personne doit se mettre debout ou assise face à un miroir les bras le long du corps.
  2. Levez le bras gauche : Il faut ensuite lever le bras gauche pour réaliser la palpation qui doit être effectuée doucement et soigneusement sur le sein gauche à l’aide de votre main droite.
  3. Veillez à contrôler tout le sein : Il ne faut pas oublier d’apporter une attention particulière en examinant la zone située entre le sein et l’aisselle, puis l’aisselle elle-même.
  4. Terminez par le mamelon : Appuyez délicatement sur votre mamelon pour vous assurer qu’aucun écoulement ne se produise. Vérifiez qu’il ne soit pas douloureux, enflammé ou rétracté sur lui-même.
  5. Répétez l'auto-examen sur l’autre sein : Il faudra ensuite recommencer tout le process sur le sein droit, toujours sans omettre l’aisselle et la zone entre le sein et cette dernière.

30/09 - 14h52 - 5 étapes pour une autopalpation réussie

Sources

Tout savoir sur le cancer du sein, Fondation pour la Recherche Médicale. 

https://www.frm.org/recherches-cancers/cancer-du-sein/focus-cancer-sein

Le cancer du sein, Insitut national du Cancer.

https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Les-cancers-les-plus-frequents/Cancer-du-sein

mots-clés : Cancer
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