J’ai survécu à un cancer du côlon… et celui-ci m’a marquée à jamais
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Son entourage l’aide à surmonter cette épreuve

J’ai survécu à un cancer du côlon… et celui-ci m’a marquée à jamais© Istock

Pour Elisabeth, le diagnostic est un choc. “Le médecin m’a mis tout de suite sous calmants, cela m’a beaucoup aidée”, relate-t-elle. “Ensuite, tout va très vite, on n’a pas le temps de réfléchir”.

Du côté de ses proches, les réactions sont mitigées, mais la patiente a la chance d’être bien entourée. “Plusieurs personnes ont été très présentes pour moi, comme mes parents et mon frère. Tandis que d’autres ont été totalement dans le déni”.

Quant à son fils, qui avait 13 ans à l’époque, elle ignore encore la façon dont sa maladie a pu l’affecter. “A un moment, j’ai pensé qu’il avait besoin d’en parler, car il ne se confiait pas à moi. Je l’ai donc emmené, avec son accord, voir un psychothérapeute. A ce jour, il est toujours inquiet quand je vais à l’hôpital, il me demande tout de suite pourquoi. Mais d’après ce qu’il me dit, le seul souvenir qu’il a de cette période, c’est que j’étais tout le temps au lit”.

Elisabeth s’estime également chanceuse de n’avoir jamais été seule. “Mon père m’a accompagnée à chaque chimio”, précise-t-elle. Pendant le traitement, elle s’installe chez ses parents avec son fils. Cela lui permet de se reposer, et de récupérer entre chaque chimiothérapie. “Je n’avais pas de logistique à gérer, comme les courses, le ménage ou la cuisine”.

Un traitement épuisant… et des effets secondaires qui le sont tout autant

J’ai survécu à un cancer du côlon… et celui-ci m’a marquée à jamais© Istock

Peu après le diagnostic, Elisabeth se fait opérer, afin de se faire enlever la tumeur. On lui pose ensuite une chambre implantable percutanée (CIP), un petit boîtier relié à un cathéter. Celui-ci permet d’injecter les médicaments de la chimiothérapie par intraveineuse, et reste en place durant toute la durée du traitement. “Chaque fois que je me déshabillais et que je la voyais, j’avais la tête qui tournait”, confie-t-elle.

Un mois plus tard, la chimiothérapie commence, à raison de douze séances, à quinze jours d’intervalle chacune. “Cette étape a été très difficile. On espère que le traitement va servir à quelque chose, parce qu’on souffre vraiment. D’autant que les séances sont très rapprochées, et ne nous laissent que peu de répit. On a à peine le temps de digérer la chimio précédente qu’il faut déjà recommencer”.

Les effets secondaires sont aussi compliqués à gérer. “J’étais épuisée ; parfois, je ne pouvais pas sortir du lit pendant plusieurs jours”. Elisabeth souffre de nausées très intenses. “Les odeurs m’étaient insupportables, j’avais tout le temps le coeur au bord des lèvres”. Les traitements lui provoquent également des effets secondaires au niveau des extrémités et du dos (perte de sensibilité, douleurs).

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Merci à Elisabeth de nous avoir confié son histoire.

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