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Un cancer longtemps silencieux

Le cancer du rein est découvert dans 60 % des cas à l'occasion d'une échographie ou d'un scanner abdominal pour une toute autre raison. Son stade est alors souvent avancé.

Pourquoi : les reins sont faits de peu de nerfs et sont logés en profondeur dans le corps. Une tumeur peut se développer sans douleur et grossir sans être détectée.

La fréquence: "10 000 personnes touchées chaque année, avec une augmentation de 1 à 2 % par an" explique le Dr Escudier.

Les personnes à risque : 2 fois plus d'hommes que de femmes, avec un âge moyen de survenue de 62 ans.

Les facteurs de risque : le tabagisme*, l'hypertension artérielle, l'obésité, le travail en relation avec des produits toxiques (métaux lourds, amiante..). Il existe également des formes héréditaires rares liées à des mutations génétiques**.

* un fumeur voit son risque multiplié par 2 à 2,5.

** la maladie de Von Hippel-Lindau, une maladie qui développe des lésions tumorales notamment aux reins.

La présence de sang dans les urines

Le cancer du rein reste longtemps asymptomatique. Le sang dans les urines est le principal signe d'alerte.

Pourquoi : l'urine est élaborée en filtrant le sang. Les reins assurent une fonction détoxifiante qui permet d'éliminer les déchets de l'organisme. La présence d'une tumeur altère le filtrage et laisse passer du sang dans les urines.

Pas si évident cependant : la présence de sang peut être microscopique et non visible à l'oeil nu. Elle peut être découverte lors d'un examen urinaire (ECBU) réalisé de façon systématique ou lors d'une infection.

Des douleurs lombaires ou sur le flanc

Il arrive dans certains cas que la présence de la tumeur en se développant crée des douleurs au niveau du dos et sur les flancs de l'abdomen en dessous des côtes de manière récurrente.

Pourquoi : "A cause de sa taille et au fur et à mesure de l'extension du cancer, la tumeur peut comprimer les organes voisins et entraîner ces douleurs.", explique le Dr Escudier.

Des oedèmes aux jambes

Plus rarement, le cancer du rein se révèle par des symptômes comme un oedème au niveau des jambes.

Pourquoi : cela serait dû à l'obstruction par la tumeur de la veine cave inférieure (une veine large qui transporte le sang désoxygéné de la moitié inférieure du corps vers le cœur).

Autre signe évocateur : la présence d’un varicocèle (dilatation des veines spermatiques au niveau du scrotum) d’apparition récente qui peut faire suspecter une tumeur rénale.

D'autres symptômes plus rares : lorsque la tumeur se métastase, elle migre très souvent vers les poumons provoquant une toux et un essoufflement. Elle peut aussi concerner d'autres localisations comme les os, le foie et le cerveau.

Une grande fatigue et une pâleur

La personne présente des signes de fatigue chronique accompagnés d'une pâleur du visage.

Pourquoi : "Cela est dû à une anémie principalement.", explique le Dr Escudier. Celle-ci correspondant non pas à une perte sanguine mais à une anémie inflammatoire liée à l'extension de la tumeur. Elle serait provoquée notamment par une captation du fer par les macrophages (des cellules du système immunitaire).

Une grosseur au niveau des lombaires

Un examen clinique peut mettre en évidence une masse dans la région lombaire, régulière ou bosselée, plus ou moins mobile.

Pourquoi : cette masse correspond à la tumeur qui s'est développée au niveau du ou des reins.

Une perte de poids, d'appétit et une fièvre inexpliquée

Une altération de l'état général avec un amaigrissement sans cause apparente, une perte d'appétit, une fièvre inexpliquée qui persiste (supérieure à 38°C), et des sueurs nocturnes peuvent parfois révéler la maladie, souvent à un stade avancé.

Pourquoi : ces symptômes sont liés à une sécrétion d'hormones en excès par les reins (érythropoïétine, rénine, prolactine, ACTH...). A l'examen sanguin, la découverte d'une augmentation de globules rouges circulant dans le sang liée à la production excessive d'une hormone, l'érythropoïétine, est un signe évocateur de cancer du rein.

Son évolution

Si la tumeur n'est pas très développée sans métastase, le pronostic est bon et le taux de guérison varie entre 65 et 95 % des cas. En présence de métastases, la guérison est moins fréquente, mais les durées de survie sont de plus en plus prolongées par les traitements actuels.

Sachez-le : le cancer du rein est découvert avec une présence de métastases dans 25% des cas.

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