Bruit : comment il augmente votre risque de mort prématurée

Publié le 07 Mai 2019 par Florence Massin, journaliste santé
L'observatoire du bruit en Île-de-France a rendu en début d’année un rapport alarmant. En moyenne, un Francilien en bonne santé perd 11 mois de vie à cause du bruit et ce chiffre peut aller jusqu'à 3 ans. Le point sur son impact avec Valérie Rozec, docteur en psychologie de l’environnement.
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Peut-on être malade du bruit ?

Bruit : peut-on en tomber malade ?© Istock

« Au-delà des effets sur l’audition, le bruit peut affecter l’ensemble de l’organisme, en entraînant des troubles de formes très diverses : perturbation du sommeil, désordres cardio-vasculaires, troubles digestifs, effets sur le système endocrinien, aggravation des états anxio-dépressifs. Les effets délétères du bruit résultent habituellement d’un processus long et complexe influencé par un grand nombre de facteurs. », explique Valérie Rozec, responsable de projets « santé environnement » au Centre d'information sur le bruit (CidB).

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Plusieurs enquêtes montrent sa nocivité : c’est ainsi que le centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB), suite à une enquête en 2010, a montré que 35% des personnes interrogées accusaient le bruit de perturber leur sommeil, 26 % le vivaient comme une source de stress, 22 % ont développé une fatigue importante et des tensions nerveuses, 10 % ont pris des médicaments et 7 % seraient devenus dépressifs.

Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France, a aussi rendu un rapport en février 2019, montrant qu’un Francilien en bonne santé perd environ 11 mois (10,7 en moyenne) de sa vie à cause du bruit et jusqu’à trois ans pour les personnes les plus fortement exposées.

Effectivement : « au sein de la zone dense francilienne, la population est fortement exposée au bruit des transports sur l’ensemble de la journée puisque près de 90 % des habitants, soit plus de 9 millions de personnes, font face à des niveaux supérieurs aux valeurs recommandées par l’OMS. », découvre-t-on sur le rapport. Le trafic routier en serait le principal responsable, suivi par les trafics aérien et ferroviaire.

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