Victime d’un AVC en s’étirant le cou

Publié le 16 Avril 2019 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
En Angleterre, une jeune femme de 23 ans a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC), dont la cause est pour le moins surprenante : en étirant son cou, une artère vertébrale clé dans le transport de l'oxygène s'est rompue...
Publicité

A 23 ans, Natalie Kunicki ne s'attendait pas à être victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Encore moins pour une raison aussi futile que celle-ci. En mars 2019, la jeune anglaise a dû être transportée à l'hôpital après qu'une de ses artères vertébrales, qui assurent l'oxygénation du cerveau, s'est rompue... en s'étirant le cou.

"J'ai entendu 'crac' "

Dans une interview accordée au média britannique Daily Mail, la jeune femme explique qu'elle était au lit en train de regarder un film lorsqu'elle s'est étirée. "Je n'essayais même pas de faire craquer mon cou. Je l'ai étiré et j'ai entendu 'crac'." N'y prêtant pas attention, c'est quand elle s'est levée quinze minutes après que les choses se sont accélérées. "J'ai essayé de marcher jusqu'à la salle de bain, mais je titubais. J'ai baissé les yeux et réalisé que ma jambe gauche ne bougeait plus du tout, puis je suis tombée par terre."

Publicité

Natalie Kunicki avoue avoir pris du temps avant d'appeler les secours, pensant qu'elle était saoule ou qu'elle avait été droguée lors de la soirée à laquelle elle s'était rendue quelques heures plus tôt. Mais après s'être décidée, elle a vraiment réalisé que quelque chose n'allait pas quand les ambulanciers lui ont fait remarquer que sa coordination s'était détériorée et que son pouls et sa tension étaient élevés.

Publicité

Des séquelles malgré une intervention chirurgicale

Arrivée à l'hôpital, la jeune femme a été prise en charge rapidement par les médecins qui lui ont plus tard confirmé que son AVC avait été causé par la rupture d'une artère vertébrale, elle-même entraînée par ses étirements. Si l'artère endommagée a pu être réparée grâce à la pose d'un stent, le caillot qui s'était formé dans le cerveau n'a pas pu être retiré. Les médecins pensent toutefois qu'il finira par se dissoudre.

Aujourd'hui, Natalie Kunicki retrouve petit à petit sa mobilité, tout le côté gauche de son corps ayant été paralysé. Mais elle a toujours du mal à marcher plus de cinq minutes, et les médecins ne savent pas si elle pourra un jour se rétablir complètement.

Sensibiliser les jeunes sur l'AVC

Parce que cet évènement a été un véritable choc pour la jeune femme, elle-même ambulancière, elle souhaite sensibiliser les jeunes sur l'AVC, qui n'épargne personne : "Les gens doivent savoir que même si l'on est jeune, quelque chose de si banal peut causer un AVC. Mon cas est extrêmement rare, mais la rupture d'une artère vertébrale est en réalité une cause assez fréquente d'AVC chez les jeunes. Il suffit de faire du sport ou quelque chose de physique pour que cela arrive."

En France, on estime à 130 000 le nombre de personnes victimes d'AVC chaque année, parmi lesquelles 1000 enfants et nourrissons.

La rédaction vous recommande sur Amazon :
Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X