Sharon Stone sur son AVC : "j’ai passé 2 ans à réapprendre à marcher et parler"

Publié le 26 Juillet 2019 à 11h38 par Emmanuelle Jung, journaliste santé
Vingt ans après son accident vasculaire cérébral (AVC), Sharon Stone livre un témoignage poignant. Icône du cinéma à l’époque, elle estime avoir été rejetée par l’industrie du cinéma à cause de sa maladie. Depuis, elle milite pour une prise de conscience sur les dégâts que causent les AVC aux femmes.

Vous êtes peu nombreux à connaître l’engagement militant de Sharon Stone auprès de la Women’s brain health Initiative (association dédiée à la santé cérébrale des femmes), dont elle est porte-parole. Et pour cause, cette actrice oscarisée en 1995 sait de quoi elle parle. Victime d’un AVC en 2001, Sharon Stone peut se vanter d’être une miraculée. "J’avais 1 % de chance de survivre après avoir été opérée, confie-t-elle au magazine américain Variety. Pendant un mois, ils ne savaient pas si j’allais vivre ou non. La plupart des gens en meurent".

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En effet, la star a été victime d’un AVC foudroyant alors qu’elle avait 43 ans. Cette maladie a fait l’effet d’un véritable séisme dans sa vie. Sharon Stone n’a pas seulement perdu ses facultés, mais aussi sa place dans l’industrie du cinéma. Aujourd’hui, elle raconte comment ses pairs l’ont traité avec mépris. Cette dernière milite aujourd’hui pour faire prendre conscience de l’effet dévastateur d’une telle maladie dans toutes les sphères de la vie d’une femme.

"Mon cerveau a saigné durant 9 jours"

Après avoir été opérée à la suite de son AVC, le cauchemar n’était pas fini pour Sharon Stone. "Mon cerveau a saigné durant 9 jours. J’ai passé deux ans à réapprendre à marcher et à parler, témoigne-t-elle. Après cet accident, je suis rentrée chez moi et je n’ai rien pu lire pendant 2 ans".

En tout, Sharon Stone s’est battue pendant 7 ans avant de récupérer ses facultés.

"J’ai tout perdu, alors que j’étais la plus grande star de cinéma à l’époque"

Récupérer ses facultés physiques ne constituait pas le seul combat de l’actrice. L’AVC s’est visiblement attaqué à toutes les sphères de sa vie. En pleine procédure de divorce au moment de l’accident, la garde de ses trois garçons avait été remise en question par le juge.

Quant à sa carrière d’actrice, elle s’est trouvée, elle aussi, compromise. Sharon Stone relate en effet comment elle a été rejetée par ses pairs. "Les gens m’ont traité d’une manière cruellement brutale, déplore-t-elle. Qu’il s’agisse des autres femmes de l’industrie du cinéma ou de la juge qui a géré mon cas de garde, je ne pense pas que quiconque réalise à quel point un AVC est dangereux pour les femmes et ce qu’il faut faire pour récupérer. Cela m’a pris environ 7 ans".

En outre, Sharon Stone s’est également vue contrainte d’hypothéquer sa maison. "J’ai tout perdu, alors que j’étais la plus grande star de cinéma à l’époque", résume-t-elle.

AVC : les conseils de Sharon Stone pour s’en sortir la vie sauve

À travers son engagement au sein de cette cause, Sharon Stone souhaite surtout rendre les personnes attentives aux signes annonciateurs. En effet, les chances de survie dépendent réellement de la vitesse à laquelle vous avez été pris en charge.

"Je ne suis arrivée à l’hôpital que troisième ou le quatrième jour de mon AVC, raconte l’actrice. La plupart des gens en meurent [à ce stade, ndlr]. Pendant un mois, les médecins ne savaient pas si j’allais survivre. À l’époque, je n’étais pas consciente de la gravité de mon état. Mais j’avais 1 % de chance de vivre".

"Si vous avez très mal à la tête, vous devez aller à l’hôpital", met en garde Sharon Stone. Certains AVC graves hémorragique impliquent des douleurs crâniennes soudaines de très forte intensité. Il ne faut pas prendre ses douleurs à la légère.

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