Victime d'un AVC, Nathanaël de Rincquesen se dévoile

C’est une confidence bouleversante que vient de faire le journaliste Nathanaël de Rincquesen. Absent des plateaux pendant quelques mois cette année, il avoue avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral.

En cette journée mondiale de prévention de l’AVC, Nathanaël de Rincquesen a fait une révélation choc. Le remplaçant de Marie-Sophie Lacarrau pour le journal de 13 h sur France 2 a lui-même été victime d’un accident vasculaire cérébral. Dans une interview au Parisien, il raconte cette terrible épreuve.

“On discutait, on riait, puis j'ai vu leurs visages se figer brusquement”

Cet incident remonte seulement à quelques mois ; mais le journaliste de 47 ans n’oubliera jamais cette date. Le 1er mai 2019. Ce jour-là, et comme tous les autres, il se lève à 3 h pour se rendre sur les plateaux de Télématin, émission qu’il a animée pendant treize ans. Après sa journée de travail, il rejoint des proches pour jouer au golf et boire un verre. Mais sur les coups de 19 h, tout bascule.

“On discutait, on riait, puis j'ai vu leurs visages se figer brusquement. Ma compagne Caroline me touche et m'arrache de la bouche un biscuit apéritif. Elle avait compris que je faisais un AVC et a aussitôt appelé les secours”, raconte Nathanaël.

De son côté, le journaliste ne réalise pas tout de suite la gravité de la situation. “J'avais toute la partie gauche du visage qui s'affaissait. Mais je leur disais : Tout va bien, n'appelez pas les pompiers ! Je faisais un gargouillis de mots sans même m'en rendre compte. Dans le camion des pompiers, je n'arrivais pas à serrer la main gauche, j'étais paralysé de tout ce côté”.

Un scanner révèle un caillot sanguin dans son cerveau

À l’hôpital, un scanner confirme le diagnostic : un caillot sanguin bouche un vaisseau du côté droit de son cerveau. “Pour le déboucher, ils ont pratiqué une thrombolyse, en injectant un produit”, explique le présentateur. “Petit à petit, j'ai senti mon corps revenir, ma main gauche bouger à nouveau”. Quelques heures plus tard, ses jours ne sont plus en danger.

Nathanaël passe tout de même une semaine en soins intensifs, à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis, puis un bref séjour dans un centre cardiologique. Les médecins veulent notamment vérifier s’il aura des séquelles, et comprendre ce qui a pu provoquer cet AVC. Pourtant, la star a beau chercher, rien dans son hygiène de vie ne parvient à expliquer cet incident. “C’est peut-être lié à un problème d’arythmie”, suppose-t-il.

En cas d’AVC, “chaque minute compte”

“Sur le coup, je n'ai ressenti aucune douleur. Ce qui rétrospectivement me donne des frissons : j'aurais pu être chez moi, allongé dans le canapé, et ne me rendre compte de rien”, souligne le journaliste. Il profite de ce témoignage pour rappeler qu’en cas d’accident vasculaire cérébral, “chaque minute compte”. Il ajoute : “je dois la vie à ma compagne et à mes amis qui ont donné l’alerte”.

Après sa sortie de l’hôpital, Nathanaël a été “terrassé par la fatigue, pendant deux mois”, mais il a finalement pu reprendre le travail après quatre mois de convalescence - il anime désormais le JT de 21 h sur France Info. À l’heure actuelle, il suit toujours un traitement anticoagulant, qu’il devra prendre à vie.

L’AVC : première cause de handicap chez l’adulte

Un AVC se produit toutes les quatre minutes en France ; soit plus de 140 000 nouveaux cas chaque année, selon l’Inserm. Plus de 80 % d’entre eux sont liés à l’obstruction d’une artère. Moins fréquemment, ils peuvent être causés par une hémorragie cérébrale.

Dans 40 % des cas, les accidents vasculaires cérébraux occasionnent de graves séquelles. Ils représentent la première cause de handicap acquis de l’adulte et la deuxième cause de démence. Surtout, les AVC sont la deuxième cause de mortalité dans le monde.

Il ne faut pas croire que cette pathologie ne concerne que les personnes âgées. 25 % des patients affectés ont moins de 65 ans, et 10 % moins de 45 ans. Au fil des ans, leur occurrence semble augmenter chez les jeunes.

Comment reconnaître un AVC ?

L’accident vasculaire cérébral est une urgence médicale. Plus vite il est pris en charge, plus le risque de séquelles diminue. D’où l’importance de savoir le reconnaître. Certains signes fréquents peuvent vous alerter :

  • Une paralysie d’un ou plusieurs membres ou du visage, généralement d’un seul côté
  • Une perte de sensibilité d’un ou plusieurs membres ou du visage (celui-ci peut s’affaisser d’un côté)
  • Une perte de la vision d’un œil, ou une diplopie (vue double)
  • Des difficultés soudaines à parler
  • Des difficultés à marcher ou des pertes d’équilibre
  • Un mal de tête très intense et inhabituel.
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Source(s):

Nathanaël de Rincquesen, victime d’un AVC : «Chaque minute compte», Le Parisien, 28 octobre 2019. 

Accident vasculaire cérébral, Inserm, 13 mai 2019.