AVC caméléons : des symptômes peu connus qui retardent le diagnostic

Publié le 29 Octobre 2018 à 11h49 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
DEs chercheurs américains mettent en garde contre des symptômes qui ne ressemblent pas du tout à ceux typiques d'un AVC et qui pourtant en sont un. Ce type de symptômes retarde le diagnostic et mettent la vie du patient en danger. 

Dans le cas d'un AVC ischémique il est possible de limiter au maximum les risques de séquelles en agissant dès la première heure pour déboucher l'artère en cause. Le problème c'est que ce type d'accident vasculaire cérébral, qui représentent 85% des cas d'AVC, s'annonce avec des symptômes qui peuvent être confondus avec d'autres maladies et le rendent plus difficile à être diagnostiqué. Un constat pour lequel une étude des chercheurs de la Stritch School of Medicine de l'Université de Loyola (Etats-Unis) tire la sonnette d'alarme.

Des symptômes qui ne ressemblent pas à un AVC

Au cour de leur étude, les chercheurs se sont rendus compte qu'il existait "des mimiques d'AVC". Ce sont des symptômes qui sont semblables à des AVC, mais qui ne le sont pas. Les chercheurs rapportent par exemple le cas d'un homme de 79 ans ayant soudainement eu du mal à marcher avec le côté droit de son corps. Tout portait à croire qu'il s'agissait d'un AVC, pourtant, après analyses, il est apparu qu'il s'agissait d'une encéphalite (inflammation du cerveau).

Mais il existe aussi l'inverse. On appelle ça un "AVC caméléon", c'est-à-dire un symptôme qui n'est pas du tout celui habituellement caractéristique d'un AVC, mais plutôt à une autre maladie et qui pourtant en est un. Ils peuvent se déclarer par des nausées, des vomissements, une baisse de l'activité mentale ce qui n'indique en rien un AVC aux urgentistes lorsque la personne se présente au urgences.

"Ces deux types de symptômes rendent le diagnostic compliqué pour les médecins qui doivent faire la différence avant de décider si oui ou non le patient doit subir l'intervention chirurgicale qui représente, elle aussi , un danger si elle n'est pas nécessaire", expliquent les chercheurs. Le groupe d'étude met en garde et incite les médecins à être particulièrement attentif saux détails subtils et surtout à bien prendre en considération ce que le patient leur dit afin d'améliorer au mieux le diagnostic des AVC ischémiques".

Qu'est-ce qu'un AVC ischémique ?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est provoqué par un défaut d’oxygénation d’une zone cérébrale. Cela est dû à l’obstruction d’une artère amenant le sang au cerveau. On distingue les AVC ischémiques transitoires ou les AVC constitués. Lorsqu’ils sont transitoires, ils sont de courte durée et la récupération ne dépasse pas quelques heures. Les AVC ischémiques constitués, en revanche, demandent beaucoup plus de temps pour s’en remettre. Il faut généralement compter plusieurs mois, la rémission complète n’étant pas toujours systématique. De graves séquelles, parfois définitives, peuvent persister.

Vidéo : Le diagnostic des AVC compliqué à cause de symptômes atypiques

mots-clés : Avc ischémiques, Avc
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