Steven Adler, ex-batteur des Guns N’Roses, hospitalisé d’urgence pour s’être poignardé lui-même

Publié le 28 Juin 2019 à 11h37 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
L’ex-batteur des Guns N’Roses, Steven Adler, a été hospitalisé d’urgence jeudi soir, après s’être poignardé lui-même. Son pronostic vital n’est pas engagé.

Les voies du Rock’n Roll sont parfois impénétrables… et le geste commis ce jeudi par Steven Adler en témoigne. L’ancien batteur des Guns N’Roses a été retrouvé poignardé à son domicile. Un acte qu’il aurait apparemment commis lui-même, et qui reste encore inexpliqué.

Des sources issues des forces de l’ordre ont indiqué à nos confrères de TMZ qu’une personne aurait appelé les secours peu après 18h30 jeudi soir, depuis le domicile du batteur, signalant que quelqu’un s’était poignardé. En arrivant sur place, les policiers et les ambulanciers ont découvert que c’était Steven Adler lui-même, qui s’était planté un couteau dans le ventre.

Ce dernier a donc été conduit d’urgence dans un hôpital local. Ses blessures ne mettraient pas sa vie en danger. Les autorités auraient indiqué que personne d’autre n’est suspecté d’être impliqué dans cet incident.

Steven Adler, une rock star connue pour ses problèmes de toxicomanie

Steven Adler est connu pour avoir ouvertement lutté contre la toxicomanie pendant des décennies. Un combat qu’il raconte dans son autobiographie My Appetite for Destruction : Sex, and Drugs, and Guns N' Roses (éd. It Books), publiée en 2010. Cette addiction lui a valu d’être viré des Guns N’Roses en 1990, et remplacé par le batteur Matt Sorum. Il a toutefois été intronisé au Rock & Roll Hall of Fame avec le groupe en 2012, et a réintégré sa place lors d’un concert à Cincinnati en 2016.

Plus de 200 000 décès par an à cause de la drogue

Selon un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, un adulte sur vingt aurait consommé de la drogue en 2014. Cela représente 250 millions de personnes, “chiffre équivalent approximativement aux populations de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni réunies”.

Toujours d’après ce rapport, “29 millions de consommateurs de drogues souffriraient de troubles liés à cet usage”, mais parmi elles, seulement une sur six suivrait un traitement. Plus encore, “12 millions d’entre eux pratiqueraient l’injection” et “14 % de ceux-ci vivraient avec le VIH”. Des chiffres qui témoignent des effets délétères de la drogue sur la santé. Cette même année, 207 400 personnes auraient trouvé la mort à cause de ces substances.

Dépendance : gare aux médicaments !

Mais les addictions ne sont pas toujours liées à des substances telles que le cannabis, la cocaïne ou encore l’héroïne. De simples médicaments peuvent rendre les patients largement dépendants. Et ces accoutumances sont tout aussi dangereuses.

L’un des fléaux actuel est l’usage d’opiacés, qui font souvent l’objet d’une sur-prescription médicale. En France, ces antidouleurs dérivés de l’opium sont la première cause de décès par overdose, avec 500 cas chaque année. En Amérique du Nord, la crise est encore plus grave, avec 10 300 morts au Canada depuis 2016, et près de 48 000 aux Etats-Unis rien qu’en 2017.

Les antalgiques les plus puissants sont classés comme stupéfiants dans l’hexagone, et font l’objet de prescriptions plus encadrées. Leur durée de prescription ne peut excéder 28 jours et, pour certains d’entre eux, la délivrance doit être fractionnée. Parmi ces médicaments, on peut citer la buprénorphine, le clonazépam (Rivotril®), le fentanyl, la méthadone, la morphine ou encore l’oxycodone.

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