Sommaire

Comparez les prix des pharmacies !

Économie : Jusqu’à 40 % !

Explication : Depuis le 1er juillet 2008, 248 médicaments non-remboursables sont accessibles en libre-service dans les officines. Couramment utilisés en automédication pour soigner des symptômes bénins (douleurs, maux de gorge...), leur prix est libre et peut varier du simple au double d’une pharmacie à l’autre. Or, les pharmaciens doivent afficher clairement les prix de ces médicaments. Il vous est donc tout à fait possible de comparer des produits similaires et de choisir le moins cher !

Conseil : Les produits de marques sont plus chers. Pour éviter de visiter toutes les pharmacies, ne vous focalisez pas sur un fabricant connu. Demandez au pharmacien un médicament équivalent au prix souhaité.

Demandez les médicaments derrière le comptoir !

Économie : Jusqu’à 50 % !

Explication : Certains médicaments courants vendus en libre-service ont un équivalent moins cher… mais derrière le comptoir ! Souvent accessibles sans ordonnance, ces médicaments sont rangés là car ils doivent être délivrés par le pharmacien (ils peuvent être en partie remboursés). Leurs prix sont moins élevés car fixés par les pouvoirs publics depuis plus de 20 ans (ils n’ont pas évolué depuis). Ils bénéficient également d’une TVA avantageuse (2,1% pour les produits remboursés, contre 5,5% pour les non-remboursables).

Exemple : L’Anadvil® en libre-service est vendu en moyenne 2,48€, contre 1,88 € pour l’Advil®, son équivalent derrière le comptoir.

Réclamez des génériques !

Économie : 30 à 50 % !

Explication : Un médicament générique est élaboré à partir de formules connues depuis plus de vingt ans et dont le brevet est tombé dans le domaine public. Moins cher car il ne supporte plus les frais de recherche et de lancement, il a souvent la même forme pharmaceutique (comprimés, gélules…), le même dosage, les mêmes indications que le produit d’origine, et reste soumis aux mêmes circuits de contrôle et de validation. Seuls les excipients (supports neutres, comme l’amidon) peuvent être différents.

A savoir : Les prix des médicaments génériques remboursables qui arrivent sur le marché à partir de 2009 vont encore baisser de 5 %, selon le ministère de la Santé.

Repérez les noms des molécules actives

Économie : Jusqu’à 50 % !

Explication : Les marques sont plus chères ! Parmi les médicaments non-remboursables en libre-service, certains peuvent présenter la même molécule active que les produits coûteux, mais sous des marques moins connues, meilleur marché. Les variations de prix vont du simple au double !

Exemples : La molécule d’ibuprofène, commercialisée sous une vingtaine de marques différentes (Anadvil®, Intralgis®, Nurofen®…). Ou le paracétamol (Doliprane®, Efferalgan®...).

Conseil : Prenez l’habitude de repérer la dénomination commune internationale (DCI) sur les emballages (nom de la molécule active contenue dans le médicament). Vous pourrez ensuite choisir le fabricant (et le prix !) le plus intéressant.

Faites-vous prescrire des vignettes blanches !

Économie : 65 à 100 % !

Explication : Les médicaments prescrits par votre médecin sont pris en charge par l’Assurance Maladie s’ils figurent sur la liste des "remboursables". Selon les cas, ils sont plus ou moins bien pris en charge : 15, 35, 65 ou 100 %. Sachez que ceux indemnisés à hauteur de 65 % comportent une vignette blanche), et ceux à 100 %, une vignette blanche barrée.

Attention : Depuis 2003, les médicaments qui ont un équivalent générique sont remboursés sur le tarif forfaitaire de responsabilité (TFR), calculé sur le prix du générique le moins cher. En pratique, si vous acceptez un générique (8 €) à la place d’une marque (10 €), vous êtes pris en charge intégralement. Si vous préférez la marque, vous payez la différence...

Faites le tri !

Économie : Jusqu’à 38 % !

Explication : Des milliards d’euros de médicaments parfaitement utilisables dorment dans nos armoires à pharmacie. Selon une étude de deux thésardes grenobloises en 1999, si les malades faisaient le tri, l’économie sur chaque ordonnance pourrait être de 38 % ! En consultant votre médecin ou pharmacien, vous pouvez lui indiquer les médicaments, notamment non-remboursables, que vous possédez déjà.

Comment faire : 3 fois par an, vérifiez les dates de péremption et éliminez les produits périmés, les antibiotiques en suspension buvable et les collyres ouverts en les rapportant à votre pharmacien. Veillez à conserver les médicaments dans leurs emballages d’origine avec leur notice au frais et au sec.

Optez pour certaines mutuelles

Économie : Jusqu’à 48 % !

Explication : Homéopathie en automédication, médicaments non-remboursés destinés à soigner les maux de saison (rhume, toux, douleurs, fièvre…), patchs nicotiniques pour sevrage tabagique, mais aussi médecines naturelles… Certaines mutuelles, comme celles du Crédit Mutuel, CIC ou MTRL (Mutuelle pour tous de la région lyonnaise), proposent un contrat "Réflexe Prévention Santé" (14 € par mois, soit 168 €/an chez MTRL, souscription seule, 10 € pour une souscription conjointe à une complémentaire santé).

Ce contrat rembourse par an (sur factures) : 50 € d’homéopathie, 30 € de médicaments non-remboursés, 240 € sur des séances d’acupuncture, ostéopathie, chiropractie... (soit 320 €/an).

Achetez sur le Net !

Économie : Jusqu’à 50 % !

Explication : On ne parlera pas des médicaments, car l’achat sur le Net est trop risqué (selon l’OMS, un médicament sur deux est contrefait) et les risques de l’automédication sont nombreux, mais des produits annexes de parapharmacie, moins chers sur le Web !

Pour les lentilles de contact, rendez-vous sur www.lentilles-moins-cheres.com : pas de mauvaises surprises, toutes les lentilles d’optique sont de marques comme Acuvue…

Pour la phytothérapie, les cosmétiques, les tests de grossesse…, visitez PharmaDiscount ou www.123para.fr : on retrouve les marques traditionnelles (3 Chênes, Forté Pharma, Avent pour la puériculture…).

N’achetez pas trop vite !

Économie : Jusqu’à 100 % !

Explication : Un rhume soigné dure une semaine, alors qu’un rhume non soigné… 7 jours ! Avant de vous précipiter chez le médecin ou votre pharmacien pour un nez encombré, une grippe ou même une angine, sachez que tous les traitements que vous utiliserez pour une maladie virale servent surtout à soulager (maux de gorge…) et à faire baisser la température. Il n’y a souvent urgence que si les symptômes persistent.

On peut dans bien des cas se contenter d’un antalgique peu coûteux contre douleur et fièvre (aspirine, ibuprofène ou paracétamol, qui présente le moins d’effets secondaires), faire des inhalations, se moucher fréquemment, se laver les fosses nasales à l’eau de mer ou prendre un bain tiède.

Toujours pas de médicaments en grandes surfaces ?

Si les médicaments non-remboursés pouvaient être vendus en grandes surfaces, les supermarchés Leclerc les proposeraient à des prix 25 % moins élevés qu’en pharmacie ! C’est du moins ce qu’indiquait le propriétaire de l’enseigne, Michel-Edouard Leclerc, en avril dernier. "Il espérait sans doute faire comme en Italie, où les grandes surfaces sont autorisées depuis 2006 à ouvrir un espace pharmacie", explique le Dr Gilles Bonnefond, pharmacien et président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

"Le gouvernement a tranché en rappelant le principe de précaution. Un médicament n’est pas un produit de consommation. Le conseil est indispensable."

En clair : les pharmaciens ne sont pas d’accord et il faudra encore attendre pour faire des économies de ce côté-là !

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Sources

- Remerciements au Dr Gilles Bonnefond, pharmacien et président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

- Journal La Croix du 21 novembre 2008 : Faut-il faire confiance aux génériques ? - Assurance Maladie : www.amelie.fr

- Afssaps : www.afssaps.sante.fr

- Que choisir du 2 juillet 2008

- Bofetti et Héricher, La pharmacie familiale, un trésor méconnu, Grenoble, Thèse pour le doctorat de médecine – 1999

- Communiqué de presse E.Leclerc

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