Le vapotage, très en vogue ces dernières années, est utilisé pour diminuer, voire remplacer, la cigarette. Cette pratique est jugée par certains moins "nocive" pour la santé que le tabagisme classique.

Pourtant, au cours des derniers mois aux États-Unis, de nombreux patients atteints de mystérieux troubles pulmonaires ont été hospitalisés… avec comme dénominateur commun un vapotage assidu. C’est le cas d'un américain âgé de 31 ans qui vient d’être placé en coma artificiel.

Un père de famille placé dans le coma artificiel

Sean Bills, un américain père de trois enfants et originaire de la West Valley City dans l’Utah fait partie des victimes du vapotage.

Il y a quelques semaines, sans raison particulière, ce père de famille confie avoir “commencé à avoir des douleurs d'estomac et des problèmes respiratoires.” Celui-ci se rend donc à l'hôpital Jordan Valley pour se faire examiner.

Les médecins trouvent alors que Sean Bills est atteint d’une forme de pneumonie lipidique, une affection rare provoquant l'inflammation des particules de graisse dans les poumons. Malgré une prise d'antibiotiques, le patient a beaucoup de mal à respirer, au point d’être intubé.

Son état se dégrade rapidement et les spécialistes, en accord avec la famille, décident de le placer en coma artificiel. Selon eux, le vapotage régulier de Sean Bills est à l’origine de cette infection pulmonaire grave.

Mais le cas de cet américain n'est pas isolé. Depuis quelques mois, les autorités sanitaires américaines ont recensé près de 150 cas de maladies pulmonaires liées au vapotage et à l’usage de la cigarette électronique dans près de 14 États.

Les victimes sont pour la plupart des adolescents ou de jeunes adultes. Le plus grand nombre a été hospitalisé, et certains malades sont en soins intensifs, voire sous assistance respiratoire.

Tous, avaient des difficultés respiratoires, un essoufflement ou encore des douleurs thoraciques avant l’hospitalisation.

Les autorités médicales ne savent pas encore si les patients seront capables de complètement se rétablir.

AVC, infarctus, convulsions… La cigarette électronique entraîne de nombreux risques

Des examens effectués entre 2010 et 2019 par la FDA et les centres antipoisons des États-Unis ont mis en lumière les effets indésirables provoqués par la cigarette électronique, dont les convulsions.

En neuf ans d’analyses, 35 personnes ayant souffert decrises d'épilepsies ont été recensées peu après avoir utilisé une cigarette électronique.

Certaines victimes ont été prises de convulsions juste après avoir vapoté ou ont vu apparaître les crises jusqu’à un jour après l'utilisation de leur cigarette.

D'autres recherches menées par l’Université de Pennsylvanie et publiées dans la revue Radiology le 20 août 2019, révèlent que des produits chimiques présents dans le liquide des cigarettes électroniques abîment les vaisseaux sanguins.

La chaleur transforme les produits chimiques contenus dans les liquides aromatisants en particules toxiques, qui vont ensuite faire des dégâts sur les vaisseaux sanguins… et ce, même dans les cigarettes électroniques sans nicotine.

Les vaisseaux étant plus étroits, moins de sang peut y circuler, et atteindre certaines parties du corps, qui reçoivent donc moins d’oxygène. Si celui-ci vient à manquer, notamment dans le cerveau, le patient risque l’AVC. Une privation d’oxygène peut aussi être à l’origine d’un infarctus.

Pour pallier ces effets néfastes, les autorités sanitaires mettent en garde les consommateurs de cigarette électronique contre les risques engendrés et conseillent de réduire fortement son usage.

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Sources

"Une autre victime de vapotage ? Dans l'Utah, un père de trois enfants est placé dans un coma artificiel suite à une infection pulmonaire", Daily mail, 22 août 2019. 

"Nicotine-Free E-Cigarettes Can Damage Blood Vessels", Penn Medicine, 20 août 2019. 

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