L’Obs rapporte qu’une prothèse vaginale prescrite contre la descente d'organes et conçue par des Français a reçu des milliers de plaintes à travers le monde.

"Une prothèse qui cisaille le vagin"

800 femmes originaires d’Australie ont déposé un recours collectif contre Prolift, le procès est toujours en cours. Le scandale a également touché plusieurs pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les Pays-bas. Les utilisatrices expliquent avoir ressenti des douleurs, des inflammations et des nécroses. Les femmes interrogées par l’Obs déclarent que cette prothèse donne la sensation de "cisailler" le vagin, de perforer des organes tels que la vessie ou le rectum, et rend les rapports sexuels compliqués voire impossibles.

Empêcher les descentes d'organes

Mise au point par une équipe dirigée par un médecin français originaire de Clermont-Ferrand puis fabriquée par le laboratoire américain Johnson & Johnson et mise sur le marché en 2005, la prothèse a pour utilité d’empêcher les descentes d’organes. Elle ressemble à un filet en plastique et se place à l’intérieur du vagin afin de soutenir les organes. Elle est insérée par voie vaginale et attachée à des ligaments.

Le tissu trop lourd

Toujours selon l’Obs, l’origine de ces problèmes réside dans le poids du tissu utilisé qui est trop lourd et tire sur les terminaisons nerveuses provoquant des problèmes de cicatrisation et des réactions inflammatoires. La pose de la prothèse par des chirurgiens inexpérimentés peut être également à l’origine de ces nombreux effets secondaires. La prothèse est interdite aux Etats-Unis depuis 2012 et en France depuis 2013.

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