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Le clitoris, ce grand inconnu

Aussi mystérieux qu'intime, le clitoris renferme bien des secrets. Mais avant d'appuyer sur ce bouton et d'accéder aux cimes du plaisir, il est essentiel de bien comprendre son rôle et son anatomie. "Rappelons tout d'abord que le clitoris est une petite protubérance située à l’entrée de la vulve, à l’extrémité des petites lèvres", indique le Dr Garnero.

Il est traversé par un riche réseau de fibres nerveuses, et doté sur certaines parties de terminaisons nerveuses et mécanorecepteurs (disque de Merckel, corpuscules de Ruffini, corpuscules de Vater-Pacini, corpuscules de Finger…), chacun sensible à différents types de stimulation.

Par ailleurs, il se divise en deux parties : "la première est celle que l'on voit à l'œil nu et qui est de petite taille. Celle-ci peut connaître des érections en cas d'excitation. Et la deuxième est la partie interne du clitoris, qui est composée de la tige et de deux racines. Elle est plus grande et située à l'intérieur du vagin, sous les petites lèvres."

Les deux zones externes et internes participent au plaisir féminin (par stimulations, frottements, vibrations...) de la partie interne du clitoris.

"Puis, il y a le capuchon du clitoris. C’est la couche de peau qui le recouvre et le protège. C'est l’équivalent pour la femme du prépuce de l'homme. Il est relié aux petites lèvres", informe le sexologue.

Un clitoris, ça sert à quoi ?

"Le clitoris est l’organe le plus sensible de l’organisme féminin, et le seul uniquement dédié au plaisir. Il est très riche au niveau des capteurs sensoriels, surtout le gland", développe le Dr Garnero.

En effet, le gland du clitoris compte environ 8000 terminaisons nerveuses.

"Ce nombre considérable de récepteurs sensoriels explique en grande partie la grande sensibilité du clitoris. Par ailleurs, les zones les plus sensibles sont le gland et le capuchon qui le recouvrent", ajoute l'expert. Le gland peut aller jusqu’à doubler de diamètre, lorsqu'il y a excitation, et il se remplit de sang, tout comme la hampe. Le clitoris se dresse alors.

Enfin, bien qu'il soit de petite taille dans sa partie visible et externe, il durcit lorsqu’il est stimulé, tout comme le pénis !

Et au niveau de la taille ?

Le clitoris féminin est l’équivalent du pénis de l'homme : "il comprend un gland (3 à 6 mm au repos et jusqu'à 10 mm lors de l'excitation), un prépuce et un nerf moteur", confirme l'expert.

La partie visible du clitoris mesure entre 0,5 et 1 cm, tandis que la tige, invisible et localisée à la suite du gland, peut mesurer jusqu'à 10/11 cm.

Comment stimuler le clitoris ?

Tout d'abord, "il est très important de faire monter les sensations et l’excitation sexuelle via les fantasmes", note l'expert.

Les massages et les caresses sur l’ensemble du corps ont aussi toutes leur place. Puis, progressivement, il faut aller vers la zone clitoridienne. Celle-ci peut être associée à une stimulation vaginale en combinant stimulation externe et interne.

"Tout dépendra de la femme et de sa manière de développer son plaisir", précise le Dr Garnero.

Ensuite, vient le fameux moment de la stimulation du clitoris. Celui-ci est excitable très rapidement notamment grâce à :

  • Des caresses digitales (doigts) et buccales (des lèvres, de la langue…) ;
  • Des frottements continus et réguliers ;
  • L'utilisation d'un vibromasseur. Mais celle-ci doit rester ponctuelle car il existe un risque de se conditionner à ce type de stimulations qu’aucune main ne pourrait reproduire.
  • La stimulation du capuchon, du gland et de la zone périphérique du clitoris. Cette stimulation amène progressivement à l'orgasme. Elle peut être soit directe - par frottements, caresses - ou indirecte, grâce aux va-et-vient.

À noter : chaque femme a également ses propres zones et techniques préférentielles en fonction de son histoire sexuelle et de son propre corps.

Clitoris et orgasme vaginal : mode d'emploi !

D'après le Dr Garnero, "il n’y a pas d’orgasme vaginal à proprement dit, mais plutôt un complexe clitorido-urétro-vaginal qui va se développer par le jeu des stimulations progressives vaginales, puis qui va se diffuser aux branches internes clitoridiennes".

Cette sensation va s’amplifier lors de la pénétration et des vibrations induites ainsi que par le phénomène d’excitation sexuelle physico-psychique couplé au "lâcher prise" qui va générer un orgasme interne.

Le clitoris participe donc à l’orgasme vaginal notamment grâce à sa partie interne (paroi vaginale).

"Concrètement, la fourche du clitoris descend vers la zone vaginale lors de la pénétration et des pressions se créent et se diffusent dans le vagin. Cela va stimuler de façon conjointe le clitoris et générer également du plaisir orgasmique", détaille le spécialiste.

Comment augmenter son plaisir ?

Un élément qui contribue fortement à augmenter l’intensité du plaisir, c’est une lubrification de qualité. Le clitoris supporte en effet mal la sécheresse. Pour cela, vous pouvez utiliser la lubrification vaginale et l’étaler sur le clitoris. Vous pouvez aussi choisir d’utiliser un lubrifiant artificiel. Il permet parfois la découverte d’un plaisir différent, grâce à des glissements très différents dans les caresses.

Le clitoris est-il toujours sensible ?

Et oui, le clitoris n’est sensible que lorsqu’une femme ressent du désir !

"Les capteurs de plaisir, appelés les corpuscules de volupté ou corpuscules de Krause, ne fonctionnent que si l’excitation est présente. Autrement dit, si le clitoris reçoit une caresse à froid, alors que la femme n’éprouve aucun désir et aucune excitation, ça ne lui fait aucun effet", tient à souligner Sébastien Garnero.

C’est la raison pour laquelle les femmes ont besoin de caresses préliminaires non sexuelles. Il faut que leurs capteurs de plaisir s’éveillent avant d’apprécier les contacts.

Bon à savoir : le clitoris étant une zone de muqueuse, la douceur est toujours de mise... Même si elle peut se trouver associée à des pressions relativement appuyées.

Le clitoris et "l'éjaculation féminine"

Si l’on parle parfois "d’éjaculation féminine", il ne s’agit nullement d’un fluide qui sortirait du clitoris. D'ailleurs, le gland du clitoris ne présente aucune ouverture.

Ce fluide sort en réalité par l’urètre, exactement comme l’urine, au moment de l’orgasme. Celui-ci vient des glandes para-urétrales qui seraient l’équivalent d’une prostate féminine.

Il doit être différencié du fluide sexuel émis par les mystérieuses "femmes fontaines", qui proviendrait selon de nombreux spécialistes de la vessie et qui est composé d’urée, de créatinine et d’acide urique - autant d’éléments qui sont des marqueurs de l’urine.

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