Alzheimer : les 4 médicaments déremboursés à partir du 1er août

En mai 2018, la Haute Autorité de Santé (HAS) et le ministère de la Santé avaient déjà émis l'idée de mettre fin au remboursement de certains traitements contre la maladie d'Alzheimer, jugés inefficaces. La décision a officiellement été prise et entrera en vigueur dès le 1er août 2018. Une initiative qui semble pousser les malades et leur entourage à se tourner vers des solutions non médicamenteuses.

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Dans un communiqué datant du 23 juillet 2018, la Fondation Médéric Alzheimer, qui vise à aider les personnes malades et leurs proches à mieux vivre la maladie, a annoncé l'entrée en vigueur de la décision de ne plus rembourser les médicaments anti-Alzheimer dès le 1er août 2018 prise d'un commun accord par la Haute Autorité de Santé (HAS) et le ministère de la Santé. Si l'initiative est controversée à la fois chez les médecins et chez les associations de malades, elle semble pousser ces derniers et leur entourage à se tourner vers des traitements non médicamenteux, qui auraient des effets bénéfiques considérables sur la maladie.

Traitement de la maladie d'Alzheimer : vers des "interventions psychosociales"

Le déremboursement des médicaments Ebixa® (Lundbeck), Aricept® (Eisai), Exelon® (Novartis Pharma) et Reminyl® (Janssen Cilag) ouvrirait en effet la voie aux traitements alternatifs de la maladie d'Alzheimer, qui "manquent d'être totalement reconnus par les pouvoirs publics et intégrés dans les politiques de soins" selon la Fondation Médéric Alzheimer. Cette dernière demande notamment un renforcement de l'investissement en faveur de la recherche psychosociale, jugé alors "très insuffisant".

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L'organisme indique que "les interventions psychosociales visent à améliorer l'autonomie fonctionnelle, l'estime de soi et la qualité de vie de la personne malade et de son entourage". Ces interventions, qui aident à la fois les patients et les aidants, s'appuient sur des dispositifs spécifiques tels que les équipes spécialisées Alzheimer (ESA), le PASA (Pôle d'Activités et de soins adaptés), les UCC (Unités Cognitivo-Comportementales) ou encore des programmes de soutien : "Elles recouvrent des modalités d'intervention très larges à visées thérapeutique et relationnelle, de réhabilitation, environnementale, de soins et de bien-être, ou encore ludiques et culturelles". Parmi ces solutions, on peut retrouver des séances d'orthophonie, de kinésithérapie, des consultations d'ergothérapie ou encore la pratique d'activités physiques, la luminothérapie et des ateliers de chant ou de jardinage.

Une décision controversée

Le déremboursement de médicaments anti-Alzheimer concerne quelque 900 000 personnes en France. Selon l'HAS, ces traitements présenteraient "un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale", de l'ordre de 90 millions d'euros en 2015. Des effets indésirables leur seraient également imputés. Une décision qui ne ravit pas tout le monde : les malades qui réagissaient bien au traitement et leur entourage devront désormais débourser entre 30€ et 50€ pour pouvoir se les procurer. Un coût non négligeable, quand on sait que les dépenses moyennes du patient et de sa famille s'élèvent à plus de 1000€ par mois.

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