Hiver et printemps : les deux saisons les plus mauvaises pour notre cerveau

Publié le 07 Septembre 2018 par Camille Barault, journaliste santé
Une nouvelle étude publiée dans la revue PLOS Medicine montre que nos performances cognitives sont plus ou moins en bonnes en fonction des saisons. 
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© Adobe StockVous êtes plus ou moins fatigué selon les saisons ? Votre cerveau aussi. D'après une étude canadienne publiée dans la revue PLOS Medicine, les capacités cognitives seraient moins bonnes au début du printemps et pendant l'hiver, tandis qu'elles s'amélioreraient à la fin de l'été et au début de l'automne. Les chercheurs du Centre de Sciences et Santé Sunnybrook et de l'Université de Toronto à l'origine de cette découverte ont analysé des données de 3353 personnes inscrites à trois études de cohorte différentes aux États-Unis, au Canada et en France. Les participants avaient subi des tests neuropsychologiques et, pour certains, les taux de protéines et de gènes associés à la maladie d'Alzheimer ont été mesurés.

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Plus de signes d'Alzheimer au printemps et en hiver

Les auteurs ont remarqué que le fonctionnement cognitif était meilleur en été et en automne qu'en hiver et au printemps. Dans le même temps, ils ont observé que les probabilités d'identifier les symptômes caractéristiques d'une déficience cognitive légère ou d'une démence étaient plus élevées en hiver et au printemps. Une association avec la saisonnalité a également été observée dans les niveaux de protéines et de gènes liés à la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalo-rachidien et dans le cerveau. Cependant, l'étude était limitée par le fait que chaque participant n'était évalué qu'une fois par an et ne tenait compte que des données des individus habitants des régions tempérées de l'hémisphère nord, et non des régions de l'hémisphère sud ou de l'équateur. Pour les auteurs "il pourrait être utile d'augmenter les ressources cliniques liées à la démence en hiver et au début du printemps, lorsque les symptômes risquent d'être les plus prononcés. En mettant en lumière les mécanismes qui sous-tendent l'amélioration saisonnière de la cognition en été et au début de l'automne, ces découvertes ouvrent également la voie à de nouvelles pistes de traitement pour la maladie d'Alzheimer".

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L'origine de la maladie d'Alzheimer reste un mystère

La maladie d’Alzheimer atteint le cerveau et provoque une dégénérescence de certaines de ses cellules nerveuses. Le cerveau se modifie et ne fonctionne plus comme avant. Il a de plus en plus de difficultés à analyser les informations venant du monde extérieur et à les utiliser de façon adaptée. Les personnes atteintes de cette maladie sont entravées progressivement dans leurs facultés de penser, de se souvenir, de comprendre et de prendre des décisions. Elles ont de plus en plus de difficultés à exécuter les tâches quotidiennes comme par exemple s’habiller, préparer un repas. Le plus souvent, ces troubles s’aggravent et la personne malade aura besoin de l’aide d’un tiers.

L’origine de la maladie d'Alzheimer reste toujours inexpliquée et nous ne savons pas encore comment arrêter sa progression. Ce que les chercheurs savent c'est :- qu'elle n’est pas un stade normal du vieillissement.- qu'elle est plus fréquente avec l’âge : la plupart des personnes atteintes ont plus de 65 ans, mais la maladie frappe parfois avant 50 ans.- qu'elle n’est pas due au stress.- qu'elle n’est pas contagieuse.- qu'elle pourrait frapper plus souvent les femmes que les hommes.- qu'elle pourrait être aggravée par des maladies vasculaires cérébrales.

Aucun traitement ne permet à ce jour de guérir la maladie d'Alzheimer. Les médicaments peuvent ralentir la progression de ses symptômes. Son évolution dépend de chaque personne. L'autonomie disparaît progressivement. Le traitement médicamenteux retarde l'évolution de la maladie d'Alzheimer et la prise en charge fait appel non seulement aux médicaments mais aussi aux mesures sociales.

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