Alzheimer : 9 odeurs qui révèlent vos risques

Certifié par nos experts médicaux MedisiteSaviez-vous que votre odorat pouvait prédire vos risques de maladie d’Alzheimer ? Selon des études récentes, si vous ne parvenez pas à reconnaître certaines odeurs spécifiques, il y aurait lieu de s’inquiéter. La perte d’odorat est un symptôme lié à la maladie d’Alzheimer ainsi qu’à d’autres maladies neurodégénératives. On liste dans notre diaporama les odeurs qui révèlent vos risques, avec le Dr Georges Retali, neurologue et coordinateur du CMRR (Centre mémoire de ressources et de recherche) de Corse.

L’atténuation de l’odorat s’avère être révélateur d’un stade préclinique de la maladie d’Alzheimer, mais aussi de toutes les maladies neurodégénératives. "Or, c'est un phénomène que l'on retrouve particulièrement souvent chez les patients victimes d'Alzheimer", nous explique le Dr Georges Retali, neurologue et coordinateur du CMRR (Centre mémoire de ressources et de recherche) de Corse.

L'anosmie (perte d’odorat) est en effet, le signe que quelque chose ne fonctionne plus dans le cerveau. Ce symptôme a tendance à se manifester chez les patients victimes de maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Il se trouve que 80 à 90 % des malades d’Alzheimer seraient touchés par ce désagrément. La maladie semble donc endommager les zones du cerveau traitant les informations olfactives (relatives à l’odorat).

C’est également le constat de plusieurs études, dont une publiée pas plus tard qu'hier, menée par des scientifiques de l'Université de Californie à San Francisco (UCSF) aux États-Unis. Ces derniers ont suivi 1800 patients pendant 10 ans, durant les années 70. Au commencement de l’étude, tous les participants étaient en bonne santé. À terme, 328, soit 18 % d’entre eux, ont développé la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont compris que ceux qui avaient une bonne fonction sensorielle étaient deux fois moins susceptibles de développer la maladie.

Ce n’est pas la première étude à établir ce constat. Une recherche réalisée par des scientifiques de l’Université de Chicago et publiée en 2017 dans le Journal of The American Geriatrics Society est arrivé à la même conclusion. En humant certaines odeurs, vous pourriez donc réellement connaître vos prédispositions à la maladie d’Alzheimer. On les liste dans notre diaporama.

Alzheimer : le bulbe olfactif affecté assez tôt

Selon les conclusions des scientifiques de San Francisco, les participants dont l’odorat a diminué de 10% avaient un risque de 19% plus important de développer Alzheimer. "Le bulbe olfactif [région du cerveau des vertébrés dont la fonction principale est de traiter les informations olfactives, ndlr], qui est essentiel pour l'odorat, est affecté assez tôt au cours de l'évolution de la maladie", a déclaré l'auteur principal, le Dr Willa Brenowitz.

"Il existe un lien anatomique particulier entre l'olfaction, l'émotion et la mémoire via des interconnexions du bulbe, nous décrit le Dr Retali. Ce qui fait que si la mémoire est altérée, l'olfaction aussi. Ce n'est donc pas un hasard, si de nombreux malades d'Alzheimer ont tendance à moins manger. Non seulement, leur odorat est endommagé par la maladie, mais le goût aussi".

La déficience sensorielle pourrait être due à une neurodégénérescence sous-jacente ou aux mêmes processus pathologiques que les maladies affectant les fonctions cognitives, comme c’est le cas pour les AVC (accidents vasculaires cérébraux).

Si l’on se penche sur l’étude publiée en 2017, on comprend les mêmes notions. Selon l’auteur de l’étude, le Pr Jayant Pinto, la perte d’odorat indique que "quelque chose a mal tourné et que des dommages importants ont été faits" dans le cerveau.

Alzheimer : des tests olfactifs pourraient la détecter 

Les scientifiques suggèrent que leurs résultats pourraient permettre de détecter Alzheimer de manière plus précoce. D’autres études avaient déjà démontré que des tests olfactifs pouvaient s’avérés fiables quand il s’agit de détecter cette maladie neurodégénérative.

À titre d’exemple, des chercheurs de Floride (USA) avait mis au point un test a base de beurre de cacahuète pour déceler Alzheimer.

Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives pour dépister cette maladie, qui touche plus d’un million de personnes en France, selon les dernières estimations.

Passons en revue les odeurs qui peuvent déterminer votre risque de contracter Alzheimer, à travers notre diaporama et selon les conclusions des deux études. Les résultats démontrent que les personnes qui n’arrivent pas à identifier ces odeurs auraient deux fois plus de risques de développer un syndrome de démence.

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Source(s):

Merci au Dr George Retali, neurologue et coordinateur du CMRR (Centre mémoire de ressources et de recherche) de Corse

Olfactory Dysfunction Predicts Subsequent Dementia in OlderU.S. Adults, The American Geriatrics Society, 2017

Les personnes âgées qui peuvent vraiment sentir les roses peuvent être moins exposées à la démence, Université de Californie à San Francisco - Alzheimer's and Dementia: The Journal of the Alzheimer's Association, 20 juillet 2020

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