Hypertension, diabete, surpoids... Decouvrez les 10 dix facteurs augmentant les risques d-Alzheimer

Alzheimer est aujourd'hui la plus fréquente des maladies neurodégénératives. Selon la Fondation Alzheimer, 900 000 personnes en sont atteintes en France et 200 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Alors qu'il n'y a à ce jour pas de réel médicament curatif, une récente étude publiée dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry vient d'identifier les 10 principaux facteurs qui augmentent les risques de développer la maladie. Un moyen de faciliter la prévention. Cette étude fondée sur l'examen de 396 recherches, a été analysée et vulgarisée par Mark Dallas, professeur associé en neurosciences cellulaires à l'université de Reading, en Angleterre, pour Le Point.

1 - Le niveau d'éducation

On y apprend ainsi que le niveau d'éducation a un impact sur les risques de développer un Alzheimer. En effet, selon une étude publiée dans Brain, plus votre niveau d'instruction est important, plus le poids de votre cerveau augmente. Mark Dallas rappelle ainsi que si un tiers du poids de votre cerveau est perdu à cause d'Alzheimer, avoir un cerveau plus lourd peut aider à lutter contre la maladie.

2 - Les activités cognitives

Garder un cerveau réactif est un moyen de lutter contre la démence selon une étude de 2007. Mark Dallas rappelle que des activités comme les mots croisés peuvent stimuler vos capacités cérébrales et ainsi renforcer la connexion entre les cellules de votre cerveau. Or, c'est cette connectivité cérébrale qui se rompt lorsque l'on est atteint de démence. Malgré l'âge, il est important de continuer à faire travailler son cerveau.

3 - L'hypertension

Mark Dallas rappelle qu'une étude récente démontre que l'hypertension artérielle à un âge moyen augmente le risque d'Alzheimer. Les personnes souffrant d'hypertension ont plus de maladies cardiaques, ce qui entraîne des répercussions sur l'apport en sang et en nutriments au cerveau. Un apport sanguin réduit au cerveau est lié à la maladie d'Alzheimer.

4 - L'hypotension orthostatique

À l'inverse, l'hypotension orthostatique est également un facteur de risque de développement d'Alzheimer selon l'étude publiée dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry. Elle se caractérise par une pression sanguine anormalement faible lors du passage de la position allongée à la position debout et se traduit par une sensation de malaise. Le manque d'apport sanguin et donc d'oxygène au cerveau peu à long terme impacter l'activité cérébrale et augmenter le risque de démence.

5 - Le diabète

L'une des principales complications à long terme du diabète de type 2 est un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer. Les diabétiques ne parviennent pas à réguler leur taux d'insuline, altérant la connectivité des cellules cérébrales ainsi que de la mémoire, fonctions aussi perturbées par le développement de la maladie d'Alzheimer. En 2019, des chercheurs ont également révélé que la progression de la démence et des complications liées à la maladie d’Alzheimer sont beaucoup plus rapides chez les personnes diabétiques qui ne sont pas traitées.

6 - Le poids

Selon l'étude, avoir un indice de masse corporelle compris entre 18,5 et 24,9, pour les moins de 65 ans, peut réduire les risques de développer la maladie d'Alzheimer. Ainsi, le surpoids, comme le sous-poids, sont deux facteurs de risques de développer la maladie à un âge plus avancé. Une combinaison de facteurs génétiques, de maladies cardiovasculaires et d'inflammation expliquerait ce lien entre poids et démence.

7 - Les traumatismes crâniens

Selon une étude de 2017 publiée dans le Journal of Alzheimer disease, les traumatismes crâniens, tels que les commotions cérébrales peuvent contribuer à la démence. Un lien fait dès 1928 par le Dr Harrison Martland. Les chercheurs assurent toutefois que les dommages cérébraux causés par ces traumas ressemblent à ceux de la démence. Malgré tout, leurs risques augmentent en cas de traumatismes crâniens.

8 - L'hyperhomocystéinémie

Des niveaux élevés d'homocystéine chimique sont un facteur de risque. Il s'agit d'un acide aminé naturel qui participe à la production des mécanismes de défense de notre corps, y compris les antioxydants qui préviennent les dommages cellulaires. Des taux élevés d'homocystéine dans le sang de personnes atteintes de démence ont été signalés pour la première fois en 1998. Depuis, des études ont montré que la réduction des taux d'homocystéine peut protéger contre la démence. Des études animales suggèrent que des niveaux élevés d'homocystéine endommagent les cellules du cerveau en interférant avec leur production d'énergie. Une consommation accrue de folates et de vitamine B12 peut réduire les niveaux d'homocystéine et ainsi le risque de démence.

9 - La dépression

Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer souffrent souvent de dépression, bien que l'on ne sache pas si la dépression est à l'origine de la maladie d'Alzheimer ou si elle n'en est qu'un symptôme. Cependant, de nombreuses preuves confirment que la dépression est effectivement un facteur de risque, comme le montre une étude de 2010 publiée dans Neurology. En pratique, la dépression augmente les niveaux de substances chimiques nocives dans notre cerveau. Un déséquilibre de ces substances chimiques peut entraîner la perte de cellules cérébrales, ce qui augmente les risques de développer la maladie d'Alzheimer.

10 - Le stress

Enfin, le stress a été identifié comme un facteur de risque. À long terme, le stress cible les cellules immunitaires de notre corps, qui jouent un rôle important dans la lutte contre la démence. Il est notamment démontré que l'hormone cortisol contribue au stress et peut avoir un impact sur la mémoire. Être moins stressé réduit donc les niveaux de cortisol et peut ainsi diminuer les risques de développer une démence.

Cette étude exhaustive compilant 396 recherches permet de comprendre que la maladie d'Alzheimer est en grande partie due à des facteurs que l'on peut influencer en modifiant son style de vie ou ses habitudes alimentaires. Cela peut donc être considéré comme une bonne nouvelle pour les personnes qui jugent être à risque. C'est également une bonne classification pour aiguiller les chercheurs.

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