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Les bons réflexes pour se protéger

Les bons réflexes pour se protéger"Les particules de pollens se fixent sur les cheveux, les cils, les sourcils... Il est important de les éliminer pour ne pas contaminer son lit lorsqu'on se couche le soir" rappelle le Dr Sophie Dr Silcret-Grieu, allergologue. On pense donc à se brosser les cheveux et se laver le visage lorsqu'on rentre à la maison.
Et comme la libération des pollens est à son maximum en milieu de journée, mieux vaut privilégier tôt le matin ou le soir pour aérer ou pour pratiquer une activité sportive en extérieur.

Vidéo. Les allergies

Des anti-histaminiques pour soulager

Des anti-histaminiques pour soulager"Ils sont assez efficaces sur les éternuements, les démangeaisons du nez et des yeux, et les écoulements, un peu moins sur la congestion", précise le Dr Sophie Dr Silcret-Grieu, allergologue. Les nouvelles générations de molécules ont réduit de beaucoup le risque de somnolence, à commencer par les anti-histaminiques de 2e génération (loratadine, cetirizine, desloratadine...), qu'on trouve en vente libre. Ces boîtes de 7 comprimés (non remboursées) peuvent dépanner en cas d'exposition ponctuelle aux pollens en vacances par exemple. Mais comme généralement le rhume des foins dure plusieurs semaines, on privilégie le conditionnement en boîte de 30 comprimés, sur prescription et remboursé. Les anti-histaminiques de 3ème génération (bilastine, sous les noms Bilaska® ou Inorial®), qui n'ont plus du tout d'effet sédatif, sont disponibles uniquement sur ordonnance.

Spray nasal et collyre en complément

Spray nasal et collyre en complément"Il est souvent nécessaire de compléter les anti-histaminiques par un traitement local en cas d'yeux très rouges et irrités ou de nez très obstrué", précise l'allergologue. Il faut utiliser un collyre anti-allergique (Allergiflash®, Ophtacalm®...) durant toute la saison pollinique car un collyre de base ne suffit pas en cas de conjonctivite importante.
Pour déboucher le nez, "il ne faut surtout pas utiliser de sprays nasaux qui contiennent des vasoconstricteurs car ils ne sont pas adaptés pour une utilisation au long cours, on les limite 2/3 jours maximum au risque d'abîmer les muqueuses". Mieux vaut opter pour un spray nasal cortisoné (Humex rhume des foins®, Rhinocort®, Nasonex®...) 1 ou 2 fois par jour. "Le lavage de nez avec un spray d'eau de mer peut aussi être utile même s'il ne traite pas, car il permet d'éliminer les grains de pollens présents sur les muqueuses nasales, par exemple lorsqu'on rentre de l'extérieur", ajoute le Dr Silcret-Grieu.

Une désensibilisation pour être tranquille l'année prochaine

Une désensibilisation pour être tranquille l'année prochaine"La désensibilisation est le seul traitement qui permet de guérir de l'allergie aux pollens, en traitant le mécanisme de réaction immunitaire excessive qui est en jeu. Elle consiste à donner des allergènes à petite dose pour le corps devienne plus tolérant", explique l'allergologue. Le bilan chez l'allergologue est simple et rapide (prick-test indolore, avec des résultats en 15 minutes) et la désensibilisation a beaucoup progressé. Elle se fait aujourd'hui via des gouttes à mettre sous la langue et même des comprimés pour certains pollens de graminées (Oralair® et Grazax®, beaucoup plus pratiques mais moins bien remboursés que les gouttes).
"On ne commence pas une désensibilisation en pleine saison pollinique mais environ 4 mois avant, soit vers octobre pour les pollens d'arbres et en décembre/janvier pour les pollens de graminées", prévient le Dr Silcret-Grieu. Il faut donc anticiper pour être tranquille au printemps suivant et pratiquer la désensibilisation 3 années de suite, mais les résultats se font sentir dès la première année.

Une alerte pollens pour anticiper

Une alerte pollens pour anticiperCertains sites internet ou applications smartphones (www.pollens.fr et Alertes Pollens sur iphone et android, proposés par le RNSA) proposent des alertes personnalisées qui avertissent de leur présence dans l'air selon le type de pollen et la région. "Celles-ci sont utiles une fois qu'on sait à quel pollen on est allergique, pour anticiper par exemple si l'on part en vacances ou en déplacement et penser à emporter son traitement si besoin car la pollinisation varie selon les régions", estime l'allergologue.
tats se font sentir dès la première année.

Un traitement anti-asthme si nécessaire

Un traitement anti-asthme si nécessaire"Une allergie aux pollens peut être grave et déclencher un asthme, qu'il faut absolument traiter en parallèle de l'allergie", rappelle l'allergologue. Il faut consulter impérativement par exemple si rhume des foins s'accompagne des symptômes respiratoires type toux car cela peut cacher un asthme. Si besoin, le médecin prescrira un traitement inhalé à base de corticoïdes, complété parfois par des broncho-dilatateurs d'action lente (en prévention) et d'action rapide (type Ventoline®, à prendre en cas de crise).


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