Confinement : comment conserver ses aliments plus longtemps ?

Bien conserver vos aliments permet de les garder plus longtemps… et donc d’espacer vos sorties au supermarché. Cela vous évitera aussi l’intoxication alimentaire : un autre avantage non négligeable à l’heure où les hôpitaux sont saturés.

Bien conserver ses aliments est important, d’une part pour ne pas tomber malade, d’autre part, pour éviter de devoir les jeter à la poubelle avant leur date de péremption. Une façon d’éviter le gâchis, de faire des économies, mais aussi de ne pas sortir faire ses courses trop souvent - les déplacements devant être réduits au strict minimum en cette période de confinement.

Date limite de consommation et date de durabilité minimale : quelle différence ?

Avant de faire le point sur la meilleure façon de conserver chaque aliment, dans notre diaporama, il convient de rappeler la différence entre la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM), que vous pouvez trouver sur vos emballages.

La date limite de consommation : à ne pas dépasser !

“La DLC indique une limite impérative”, indique le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. “Elle s'applique à des denrées microbiologiquement très périssables”, et qui peuvent donc, après une courte période, “présenter un danger immédiat pour la santé humaine”.

Ces dates limites sont fixées sur des produits frais tels que la charcuterie, la viande ou le poisson et les produits traiteur du rayon frais. Ces aliments se conservent généralement au réfrigérateur. Mal les stocker ou dépasser leur date limite peut entraîner la prolifération de germes ou bactéries, et vous expose à un risque d’intoxication alimentaire. Il ne faut pas non plus congeler un produit dont la date limite de consommation est proche ou dépassée.

Si un produit porte la mention “à consommer jusqu’au…” ou "avant le...", il s’agit bien d’une date limite de consommation.

La date de durabilité minimale : un indicateur gustatif

Le terme “date de durabilité minimale” a remplacé celui de “date limite d’utilisation optimale” (DLUO) : les deux sigles signifient donc la même chose. Une fois cette date passée, les produits pourront continuer à être consommés sans danger. Ils peuvent toutefois avoir perdu une partie de leurs qualités gustatives et nutritionnelles ou avoir un aspect moins joli, mais ne vous rendront pas malade.

Si vous aviez l’habitude de jeter tous les produits à date, sachez que cela n’est absolument pas nécessaire pour ceux qui bénéficient d’une DDM - à moins que leur emballage ne soit altéré. Il s’agit généralement de produits d’épicerie sèche : café, biscuits secs, chocolat, petits pots…

Ces aliments sont facilement identifiables par la mention “à consommer de préférence avant le…”, suivi d’une date en :

  • jour et mois, pour les produits d'une durabilité inférieure à 3 mois ;
  • mois et année, pour les produits d'une durabilité comprise entre 3 et 18 mois ;
  • année, pour les produits d'une durabilité supérieure à 18 mois.
Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.