Jane Birkin évoque son penchant pour l’alcool !

Jeudi 24 octobre, Jane Birkin était l’invitée de Yann Barthès sur les plateaux de l’émission "Quotidien". En toute sincérité, elle s’est livrée sur son passé “d’ivrogne”.

"Je buvais trop"

Jane Birkin, aujourd'hui âgée de 72 ans, était venue présenter jeudi “Post Scriptum”, le deuxième volet de ses carnets intimes, après la sortie, l’année dernière, de “Munkey Diaries”.

À cette occasion, elle s’est laissée aller à quelques confidences sur son rapport àl’alcool.

Yann Barthès lui a en effet demandé de commenter une déclaration de Charlotte Gainsbourg, plus jeune : “Je veux être actrice comme ma mère, et ivrogne comme mon père.”

De but en blanc, la chanteuse iconique lui a répondu qu'elle aussi, était ivrogne à l'époque. "Ah je l'étais oui, enfin je buvais trop".

L’actrice poursuivit : "Je buvais pas mal, en me relisant je trouve cela dingue [...] Je trouve cela dingue aussi d'écrire un journal, de se souvenir de tout ce qu'on a fait justement, comme des surprises de lieux où l’on s’est trouvé en se réveillant".

Une période de sa vie qu'elle évoque notamment dans son ouvrage, paru le 23 octobre dernier.

L'ancienne muse de Serge Gainsbourg a ensuite précisé que désormais, elle ne boit plus : "Plus maintenant".

Arrêter de boire : quel type d'aide ?

Pour une personne alcoolique, la première étape passe par l’acceptation de sa difficulté avec l’alcool et de la reconnaissance de sa dépendance. Cette réflexion peut nécessiter du temps. La personne tente souvent de réduire seule sa consommation et d’en reprendre le contrôle.

Ses difficultés pour y parvenir lui font progressivement prendre conscience de l’existence et de l’importance de sa dépendance : elle mesure l’ampleur du projet. La décision de changer et la demande d’aide incombe à la personne au moment qu’elle aura choisi.

Ensuite vient le moment du choix de l’aide. Bien que certaines personnes arrivent à s’en sortir “seule”, être entouré de professionnels peut être une bonne solution pour y arriver. Médecin généraliste, alcoologue ou addictologue, équipe spécialisée en alcoologie et en addictologie... devront être présents pour soutenirpsychologiquement la personne concernée.

Par ailleurs, pour lutter contre les effets du sevrage d’alcool, un traitement médicamenteux pourra être prescrit par le médecin généraliste ou addictologue.

Les médicaments sont de trois types :

  • Les médicaments réduisant les symptômes du sevrage.
  • Les médicaments qui inhibent le sentiment d’euphorie associé à la consommation d’alcool.
  • Enfin, ceux qui vont jouer le rôle de répulsifs, générant des nausées en cas de reprise d’alcool.

Depuis février 2013, le nalméfène (Selincro®), un médicament qui agit sur le système de récompense en diminuant l'envie irrépressible de boire, dispose d’une autorisation européenne de mise sur le marché pour le traitement de la dépendance à l’alcool. Il est remboursé par la Sécurité sociale depuis septembre 2014.

Il doit être pris ponctuellement, chaque fois que le patient anticipe un risque de consommer de l'alcool.

Selon plusieurs études, le baclofène, un médicament indiqué dans le traitement des contractures musculaires d’origine neurologique, aurait également un impact positif sur les patients alcooliques. Ce traitement agirait sur la libération de dopamine et diminuerait le plaisir lié à la consommation d’alcool.

Bien évidemment, toute prescription de médicament doit se faire sur ordre d’un médecin et non sous forme d’auto-médication.

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