Hôpital de Trévenans : une aide-soignante soupçonnée d'avoir drogué ses collègues en réanimation

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Une aide-soignante du service réanimation de l’hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans (90) est soupçonnée d'avoir drogué ses collègues durant l'été 2019. Cette dernière a été exclue et le parquet de Belfort indique qu'une enquête est désormais ouverte pour "administration de substance nuisible".
Hôpital de Trévenans : une aide-soignante soupçonnée d'avoir drogué ses collègues en réanimationIstock

Les faits qui lui sont reprochés datent de l'été 2019. Cette aide-soignante, employée à l'hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans (90) aurait drogué ses collègues du service de réanimation à leur insu. Suite à ces accusations, elle a été suspendue de ses fonctions, rapporte l'Est Républicain pas plus tard qu'hier. Selon le parquet de Belfort, une enquête est désormais en cours pour "administration de substance nuisible".

C'est lorsqu’une aide-soignante du service de réanimation de l'hôpital a fait un malaise que les soupçons sont nés. Il s’est avéré qu’elle était ivre. Lorsque ses collègues ont ramassé son sac, ils y ont découvert des seringues prêtes à l’emploi. "On a alors fait le rapprochement", explique une autre soignante.

Et pour cause, depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les aides-soignantes étaient nombreuses dans le service à constater "une somnolence, un mal-être". En outre, il se trouve que l'aide-soignante mise en cause a été surprise en train de verser un liquide dans la boisson de certains collègues, à l'aide d'une seringue.

Plusieurs membres de l’équipe avait installé un téléphone portable pour filmer le réfrigérateur où se trouvaient les boissons des soignantes. L’enregistrement vidéo a montré l'aide-soignante ouvrir les bouteilles et y verser un liquide à l’aide d’une seringue.

"J’avais les jambes qui flageolaient. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait"

Certaines aides-soignantes du service révèlent s'être endormies au volant de leur voiture, en repartant du travail. "J’avais les jambes qui flageolaient. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. J’étais patraque tout le temps. Impossible de faire le moindre effort", raconte l'une d'entre elles à la presse locale.

Le médecin d'une autre victime a soupçonné une dépression. Des burn-out et des AVC ont aussi été évoqués chez certaines. Or, tous ces cas avaient un point commun : une fois avoir passé plusieurs jours à la maison, cela allait toujours mieux. Le problème venait donc de leur lieu de travail spécifiquement.

Suite à cela, plusieurs aides-soignantes ont eu le réflexe de noter les dates où elles se "sentaient mal". Elles les ont ensuite comparé au planning du service de réanimation. "On a commencé à comprendre lorsqu’on a su pour les seringues. Il a fallu se rendre à l’évidence : à chaque fois que cela se produisait, il y avait toujours la même personne de service", expliquent une des supposées victimes.

L'hôpital a déposé plainte contre l'aide-soignante

L'hôpital de Trévenans précise avoir déposé plainte. "Les soignants concernés par les faits ont été accompagnés dans leur dépôt de plainte et sur le plan psychologique pour ceux qui le souhaitaient", rapporte l'établissement. L'enquête est menée par la brigade de recherches de la gendarmerie du Territoire-de-Belfort.

Selon les témoignages des aides-soignantes victimes, les faits se sont déroulés sur plusieurs mois.

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