Un faux médecin réussit à exercer pendant trois ans

Publié le 29 Mars 2018 à 11h59 par Chloé Parisse, journaliste santé
En Suisse, un homme vient d'être condamné pour avoir prétendu être médecin pendant trois ans, selon les informations d'Egora.

© Adobe StockQuand le mensonge va beaucoup trop loin. Un homme de 24 ans a été condamné par la justice le 27 mars 2018 en Suisse après s'être fait passer pour un médecin alors qu'il n'avait aucun diplôme rapporte Egora.

Un entourage trompé

Alors qu'il avait 19 ans, en 2013, le jeune homme a commencé son entourloupe en faisant croire à son entourage qu'il était étudiant en médecine explique Egora. Pour rendre sa supercherie encore plus credible, il va jusqu'à produire de faux documents de l'Université de médecine, porte un badge à son nom avec la mention du CHU de Lausanne, se munit d'une blouse, d'un pantalon, d'un sac d'ambulancier, de stéthoscopes et de seringues. Tous ces éléments dérobés lors d'un stage à l'hôpital lui confèrent la panoplie parfaite d'un étudiant en médecine rigoureux, selon Egora.

Une complice de taille

Le jeune homme prétend avoir obtenu son diplôme de médecine auprès de son entourage et ne s'arrête pas là. Il réussit à se procurer un tampon encreur de médecin qu'il paramètre à son nom. Grâce à l'objet, il commence à rédiger de fausses ordonnance, de faux certificats médicaux et réussit même à obtenir des psychotropes, rapporte Egora. Pour rendre le mensonge encore plus vrai, il est aidé d'une complice : sa propre soeur. Assistante en chirurgie, elle lui procure la copie de trois dossiers médicaux.

L'injection de trop

L'imposture prend fin après trois ans de mensonge, en 2016, lorsque ses amis découvrent qu'il est en réalité employé dans un centre d'appels. Le jeune père de famille est allé beaucoup trop loin en injectant à un ami un produit "indéterminé" pour calmer ses douleurs dans le dos, selon les informations d'Egora. Le patient se retrouve alors avec une jambe ayant doublé de volume, l'obligeant à être hospitalisé.

8 ans de prison avec sursis

Mardi 27 mars 2018, se tenait le procès du jeune homme à Lausanne, en présence de plusieurs de ses amis. Le tribunal a prononcé la sentence : 8 ans de condamnation à la prison avec sursis et 11 000 euros d'amende et de dommages selon Egora. Sa soeur, quant à elle, a écopé d'un licenciement et sera également jugée. Une histoire qui fait froid dans le dos et interroge sur la confiance aveugle que l'on accorde aux professionnels de santé.

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X