Pour ne pas avoir un gros ventre, mangez des fibres !

Publié le 24 Janvier 2018 par Rédaction Medisite
La consommation de certaines fibres alimentaires diminuerait l’inflammation intestinale impliquée dans l’obésité et le syndrome métabolique. 
Publicité

© Adobe StockLa nouvelle astuce pour perdre du ventre ? Manger des fibres ! C’est ce qu’affirment des chercheurs en sciences nutritionnelles et biomédicales de plusieurs universités américaines, dont l’université d’Etat de Géorgie. Dans une étude qu’ils publient dans la revue scientifique Cell Host & Microbe, ils expliquent que la consommation de fibres alimentaires fermentescibles* pourrait prévenir l’obésité et le syndrome métabolique, un ensemble de troubles (obésité abdominale, taux de triglycérides et glycémie élevés, hypertension artérielle…) favorisant la survenue de maladies chroniques comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Comment ? En modifiant positivement la composition du microbiote intestinal.

Publicité

Perte de poids et chute du taux de cholestérol

Les chercheurs ont réalisé leurs expériences sur des souris : pendant quatre semaines, ils les ont nourries soit avec un régime à base de céréales pour rongeurs riche en graisses et contenant 5% de fibre de type cellulose, soit avec un régime riche en graisses et enrichi en fibres fermentescibles (inuline) et insoluble (cellulose). L’inuline, une molécule composée d’une chaîne de sucres, appartient à la famille des fibres fermentescibles. Elle est présente dans la racine de chicorée mais aussi dans le topinambour, l’artichaut, l’oignon, l’asperge, l’ail, le poireau et dans de nombreux produits aux céréales enrichis en inuline. La cellulose, quant à elle, est une fibre insoluble peu fermentescible naturellement présente dans les légumes frais, les légumes secs, les céréales complètes et les fruits. Résultat : un régime enrichi en fibres était lié à une réduction du poids et de l’obésité induite par un régime riche en graisses. Les chercheurs ont également observé une chute du taux de cholestérol et de glycémie chez les souris nourries avec une alimentation riche en fibres.

Publicité

Réduire l’inflammation intestinale grâce aux fibres

Comment expliquer ces changements ? Selon les chercheurs, une supplémentation en inuline et, dans une moindre mesure, en cellulose, permet de restaurer le microbiote intestinal, les bactéries qui vivent dans nos intestins. Ces fibres fermentescibles favoriseraient la croissance des "bonnes" bactéries intestinales et la multiplication des cellules composant la paroi de l’intestin. Mieux, elles permettraient d’augmenter la fabrication par le corps d’une molécule, une protéine appelée interleukine-22. Celle-ci empêche le microbiote intestinal de s’immiscer entre les cellules de la paroi intestinale, ce qui cause une inflammation de l’intestin. Bloquer ce mécanisme inflammatoire permet alors de lutter contre l’obésité et le syndrome métabolique. "Nous avons constaté que manipuler la teneur en fibres alimentaires, en particulier en ajoutant des fibres fermentescibles, protège contre le syndrome métabolique", déclare ainsi le docteur Andrew Gewirtz, professeur à l'Institut des sciences biomédicales de l'État de Géorgie et co-auteur de l’étude dans un communiqué de l’université d’Etat de Géorgie. Les chercheurs espèrent désormais pouvoir étendre ces résultats aux humains et les utiliser pour mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent l’obésité induite par l’alimentation.

*Fermentescible : qui peut entrer en fermentation, une transformation biologique qui décompose la matière organique.

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X